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BACKGROUND
It's the end when I begin
Dans cet établissement pas de discrimination, tout le monde demeure sur un pied d’égalité : vampires, humains, loup-garous, succubes et autres créatures. Pour ce faire il est naturellement obligatoire de conserver une forme humaine. Marre du monde des humains où vous vous sentez à l’étroit, mal à l’aise ? Il vous manque simplement la liberté. Le pensionnat est là pour vous. Nous saurons vous trouver où que vous soyez et qui que vous soyez.Cependant derrière tout ces aspects d’égalité et de liberté les plans se trament et la tentation de hausser sa race en influence au sein de l’établissement apparaît. Les tensions montent secrètement et lentement entre les différents individus et l’odeur âpre de la confrontation entre celles-ci commence à ce faire sentir. Sous des airs angéliques vos voisins de table peuvent très bien vous haïr. Tout n’est que voile et mensonge. Maintenant à vous de faire votre entrée, qui que vous soyez, quoi que vous soyez. Continuerez vous le jeu malsain qui se joue dans l’établissement ou vous dresserez vous contre celui-ci en faisant éclater la vérité au grand jour ? Saurez vous passer « de l’autre coté » ?
DA NEWS & CIE
You know now
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Walking in the dark ~ [Erin + Jerelath]

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CALL ME Invité
Invité
MessageSujet: Walking in the dark ~ [Erin + Jerelath] Mar 14 Juin - 19:53

I don't believe I think I'm falling asleep,
Is this beginning or ending am I stuck in a dream?
I don't want to know what I think I suppose.

Out of the light and into this time of demise,
And there's a cross on the hill the holy image of lies.
I've opened my mind but this dream is still real..



Il est réveillé, mais il n’ose pas ouvrir les yeux. De peur de briser ce fragile espoir qui palpite dans sa poitrine.

Tout ça n’était qu’un rêve. Rien qu’un cauchemar malsain né de son imagination fertile de petit garçon. Bien sûr que sa mère est vivante. Évidemment que les créatures monstrueuses n’existent pas, pas plus que cet endroit absurde qu’est The Other Side. Il va ouvrir les yeux pour découvrir sa chambre douillette, ses dessins colorés étalés sur le sol, sentir l’odeur du petit-déjeuner qui cuit, entendre les rires mêlés de ses parents. Puis sa mère viendra lui dire bonjour. Elle se penchera sur lui pour déposer un baiser sur son front, et comme d’habitude, il essayera mollement d’y échapper, avant de se laisser étreindre. Un matin comme les autres.

Yano ouvre les yeux. Comme tous les matins, son regard rencontre d’abord la blanc immaculé du plafond, avant de glisser sur les murs tout aussi vierges, et finir par englober la chambre austère qu’il occupe depuis son arrivée à TOS. Comme tous les matins, ses espoirs volent en éclat, une déception immense l’envahit l’espace de quelques secondes. Puis, comme tous les matins, il repousse, refoule tout au fond de lui ses scénarios de happy ending ridiculement enfantins. Il efface de son esprit les images de sa mère, de sa chambre si accueillante, de ses croquis gais et absurdes. Pour mieux faire disparaître ces encombrants souvenirs, il parcourt du regard l’intégrité de sa chambre, si opposée à celle de son enfance. La petite pièce semble presque aseptisée tellement les murs sont blancs, tellement le parquet est parfaitement ciré et brillant, tellement les carreaux de la fenêtre sont propres. Chaque chose semble avoir été disposé minutieusement, au millimètre près. Aucune feuille, aucun cahier ne traîne sur le bureau. Pas un vêtement ne git sur le sol. On peine à imaginer que quelqu’un habite la pièce tellement elle semble parfaitement immaculée. Et parfaitement vide d’émotions. La chambre reflète l’idéal qu’il cherche désespérément à atteindre depuis des années, sans jamais y parvenir.

Le garçon s’extirpe de son lit, et remet parfaitement la couette et l’oreiller en place avec des gestes presque mécaniques. Puis, vient le train-train habituel. Douche, petit-déjeuner, patrouilles, surveillance discrète des « monstres ».
Mais en ce jour de congé pour les élèves, la plupart roupillent encore tranquillement dans leurs chambres, et le calme régnant dans l’établissement a quelque chose d’oppressant. Yano n’a jamais été très à l’aise en ce lieu rempli des créatures qu’il haït le plus au monde, pourtant, il préfère presque l’agitation nerveuse habituelle à ce silence étouffant. Les couloirs semblent se rétrécir, les portes fermées le rebutent. Tout cela ajouté à cette petite idée qui trotte dans sa tête depuis le réveil. Il n’y tient plus. Tant pis pour la surveillance. Les monstres n’ont qu’à s’entretuer, ça fera déjà ça de moins sur terre. Sur cette pensée peu amène qu’il regrette aussitôt, il sort. En direction de la forêt.

Cela fait quelque temps que ces mystérieux bois l’attirent, en grande partie à cause de son nom et des nombreuses histoires effrayantes que l’on raconte à son sujet. Sa curiosité le titille, son sens du devoir hurle : si cette forêt est interdite, ce n’est sûrement pas pour rien. Qui sait quelles abominations elle peut bien cacher derrière ses arbres sombres et tordus ? Et éviter tout accident ne fait-il pas justement partie de ses obligations ?
Conscient que son argumentation ne résisterait pas face à une personne logique et lucide, il ne prévient personne de son excursion. Qui pourrait-il prévenir, de toute façon ? Un des monstres ? La bonne blague !

Et puis, alors qu’il n’est plus qu’à quelques mètres de la lisière, un bruit de pas le pousse à se retourner. Il n’a aucun mal à identifier la fine silhouette qui se dirige vers lui d’un pas rapide et léger. Il reconnaîtrait ces boucles blondes entre mille.
Erin. Une des seules à qui le nom de monstre ne convient absolument pas.

Erin, douce Erin, si gracieuse quand elle marche ainsi, un peu trop vite, si jolie quand elle sourit. Et tellement pleine d’amour à revendre. Au départ, il l’avait cru pareille à toutes les autres sirènes, belle, distante et cruelle. Il la voyait collectionner les amants et pensait qu’elle faisait ça par égoïsme et vanité, pour tester son charme, gonfler son ego et s’amuser à briser le plus de cœurs possible. Et puis il avait fini par se rendre compte qu’elle était beaucoup plus fragile qu’elle ne pouvait le laisser penser. Qu’elle aimait sincèrement ses prétendants, qu’elle avait terriblement besoin de cette affection, qu’elle était juste dotée d’un cœur trop grand pour elle. Alors il s’était attendri, s’était rapproché d’elle, avait commencé à apprécier sa compagnie. Il aurait pu tomber amoureux. Tout aurait pu le conduire vers elle, leur amitié aurait pu évoluer en amour. Amour qui aurait viré au tragique car insatisfait. Le destin leur avait épargné un cruel triangle amoureux. Yano avait développé un sentiment de plus en plus fort pour la jeune fille, un sentiment proche de l’amour fraternel. Erin, si humaine malgré sa condition de sirène, était devenue sa petite sœur adoptive, sa protégée, son amie la plus proche.

Quand elle est assez proche, il lui sourit. Elle est aussi l’une des rares à avoir droit au sourire chaleureux de Yano, bien différent du sourire froidement poli qu’il réserve à la plupart des êtres, humains comme monstres.

- Erin, souffle-t-il. Bien dormi ? Qu’est-ce qui t’amène de si bon matin ?


Dernière édition par Yano Motomaru le Mer 6 Juil - 21:35, édité 1 fois
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CALL ME Erin McCarley
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MessageSujet: Re: Walking in the dark ~ [Erin + Jerelath] Mar 21 Juin - 13:00

Tu t'engouffres dans des ombres inconnues, flânes là où le danger plane.
Le soleil se lève, il chasse l'obscurité et les ombres envahissantes qui couvrent les environs, le voilà qui luit, éparpillant ses rayons partout où les regards peuvent se poser. La clarté vient heurter la paroi vitrée, se scinde pour atterrir sur les yeux clos de notre chère Erin, elle se fraye un chemin doucement, sa chaleur l'agace, ses paupières se relèvent brusquement. Ses yeux cherchent un endroit sur lequel se fixer, s'attarder, ils choisissent le plafond, pour ensuite le fuir scrutant les alentours. Non, personne ne flânait à cette heure, quelle était-elle d'ailleurs ? La blonde porte sa main à son front et si elle ne se levait pas ? Elle se recroqueville un instant, avant de se redresser, avant d'impulser une branche à ses talons et de s'extirper de cette douce chaleur. Elle fuit la monotonie, cette mélodie qui l’incommode, elle veut sans cesse se renouveler, aimer et être aimée, puis finit par s’en lasser, comme tout le reste. Ce n’était qu’une question de temps, il lui en faudrait sans doute un peu plus pour ne plus tenir à cet endroit, le fuir, effacer sa présence comme elle a l’habitude de le faire, se terrer de nouveau. Seule.

Peut- être n'était-elle pas faite pour vivre entourée, peut-être son cœur était-il trop affamé, son envie insatiable, peut- être qu'essayer de les combler n'était que pure folie, illusion, rêve inaccessible. Mais elle voulait y croire, croire que son âme trouverait la paix, quelque part, que sa soif serait étanchée, qu'elle ne voudrait plus partir, mais rester entêtée, dressée, fixe. A jamais.

Elle l'espérait c'était sans doute son vœu le plus cher, trouver sa place, enfin. Bas les masques et les faux semblant, à mort l'hypocrisie devenue presque un devoir dans le monde des humains. Ici elle pouvait donner libre cours à ses envies, sans gêne, se montrer sous sa véritable nature, du moins, à l'extérieur, ce n'était peut-être pas une délivrance, en fin de compte. Un masque de plus, sans doute.

Les mêmes pensées qui traversent sa caboche étriquée par le manque de sommeil, elles s'emmêlent un instant, puis s'envolent, elles ne s'attardent jamais bien longtemps, car la jeune femme ne leur en donne pas l'occasion. Elle finit par se remettre le visage en place, comme si de rien était. Erin veut se changer les idées, ça fait plusieurs jours qu'elle est là, mais jusqu'à présent elle n'avait rien fait de bien intéressant. L'uniformité des jours qui se suivent et se ressemblent l'exaspère au plus haut point. Elle n'était pas un gourou des excursions et des expéditions, mais avait fait ses preuves. Du moins d'après elle. Lorsque l'engrenage du quotidien se remet à tourner. Elle essaye de le bloquer tant bien que mal, même il refuse de tomber sous ses assauts.

Elle se coiffe, s’enveloppe, puis d'un geste ample, ouvre la porte. Elle n’a pas fait le ménage. La chambre est sans dessus-dessous. Mais elle s’en fiche. La sirène n’a pas de temps à perdre, bien que le ménage soit une activité relaxante quand on y réfléchit. Dépoussiérer, laver, essuyer, ranger, frotter, faire briller, ça va un temps, puis, comme le reste, ça devient monotone. Et la monotonie et notre jeune fille ne sont pas de grandes amies.

Rien, le silence, lourd et oppressant, tout le monde dort, loin est le brouhaha habituel, les bagarres entre maisons et les duels improvisés, endormis sont les admirateurs et les révérences qui lui sont d'ordinaire destinés. Elle clapote joyeusement, cherchant une douce âme matinale, mais personne, rien si ce n'est des bruits sourds et des ronflements. La jeune fille devrait attendre aujourd'hui, le calme l'ennuie, le silence pèse sur ses épaules, elle se met à fredonner, mollement tout en traversant les couloirs vides. Elle s'arrête, coupe sa mélodie dans son élan, une âme, là voilà. Et pas n'importe laquelle, celle de son cher Yano, elle l'observe, ses yeux s'attardent sur ses pas lestes, sur son allure hautaine, même si elle sait pertinemment qu'il n'en est rien. Elle sourit, elle le suit, muette comme une carpe, elle veut savoir où peuvent bien aller des pas si décidés. Comme une ombre Erin trotte calmement, faisant le nécessaire pour ne pas être repérée.

Ses pieds freinent brusquement, la forêt... Quelle idée a pu mener cet amas de membre et celui qui le suit ici, elle n'a pas peur de cet endroit, il l'intrigue légèrement, mais elle sait surtout qu'on ne donne pas le nom d'interdit à ce qui ne l'est pas. Inquiète, elle se presse, se tracasse, pour rejoindre l'objet de ses tourments, lui sourit lorsqu'elle l'aperçoit, fière lorsqu'elle lui expose sa vitrine d'émail. Elle l'aime, Yano, son amour est pur et sa foi inébranlable loin d'être pas un amant, il ne sera jamais dans la liste interminable de ses conquêtes, il est tellement plus important, une oreille attentive, une paire de bras réconfortante, un grand frère attentionné, un enfant qu'elle toise avec tendresse. Elle sent, derrière son tempérament une grande tristesse et éprouve compassion et affection à son égard.

Il lui sourit, elle lui rend son sourire, un brin d'angoisse en plus.

- Erin,
souffle-t-il. Bien dormi ? Qu’est-ce qui t’amène de si bon matin ?

La jeune fille passe une main dans ses cheveux avant de saisir une de ses longues mèches blondes du bout des doigts.

- Je t’ai suivi, dis Yano, tu sais que c’est dangereux de trainer par ici ? Même pour quelqu’un comme toi .

Ses prunelles s’élèvent, scrutant nonchalamment les environs avant de se poser sur le doux visage de Yano.

- Les arbres ne sont pas tous muets et bien des choses se cachent par ici, du moins c’est ce qu’on dit… dit- elle en essayant de capter une présence autre que la sienne ou celle de son interlocuteur.
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MessageSujet: Re: Walking in the dark ~ [Erin + Jerelath] Lun 27 Juin - 10:30




“ L'arbre, comme l'homme, s'affine en société. „
henry bordeaux.

La brise matinale voletait dans les airs, effleurant doucement la cime des arbres. Les rayons naissants du soleil venaient réchauffer la sève qui coule en leur cœur et inonder la forêt de lumière. Les oiseaux gazouillaient gaiement, sautant d'une branche à l'autre. Une multitude d'insectes grouillaient sur le sol plein de vie, rentrant et sortant de terre. Jerelath, au milieu de tout cela, était l'arbre le plus heureux de la Terre entière. C'était cette vie qu'il voulait, qu'il avait voulu, mais qu'il n'aurait jamais. Il était condamné à vouloir découvrir le monde, sensibiliser autrui au respect de la nature, et à traîner dans ce pensionnat qu'il détestait tant. Un vers vint lui chatouiller les racines, le faisant remuer ses branches pour se soulager. Quelques feuilles tombèrent par terre, virevoltant fébrilement, pour s'écraser mollement sur une fine couche d'humus. Au loin, une voix s'éleva. Surpris, Jerelath écouta attentivement d’où venait ce bruit si désagréable à ses oreilles. Cette forêt était réputée pour être dangereuse, mystérieuse. Ce ne pouvait donc être que des inconscients qui se baladaient, sûrement pour se prouver leur courage mutuel. Des imbéciles, rien de plus. Et cette intrusion dans son espace vitale, intime, irrita profondément Jerelath. Oui, il était bien décidé. Il leur passerait l’envie de revenir dans cet endroit de verdure si paisible, en temps normal. Les bruits de pas se rapprochaient, les voix se faisaient plus fortes. Puis, s’en crier gare, deux intrus se faufilèrent entre les troncs sinueux. Une jeune fille, les cheveux blonds comme les blés, le regard brillant d’admiration devant son interlocuteur, un jeune homme au faciès triste et aux cheveux noirs comme le jais, feignant l’indifférence. Autour d’eux, tout était calme, trop calme. Rien ne bougeait. Tous les éléments répondaient au désir de Jerelath. L’atmosphère se faisait pesante. Une branche craqua sous le poids du jeune homme, il s’arrêta pour parler à la jeune fille. Elle avait l’air inquiète. Peut-être, finalement, que ces deux là étaient au courant, conscients de la dangerosité de leur acte, de leur présence en ce bas-monde. Une petite voix fluette s’éleva, remplie d’angoisse.

Les arbres ne sont pas tous muets et bien des choses se cachent par ici, du moins c’est ce qu’on dit…

Elle ne croyait pas si bien dire. Et en un instant, Jerelath bondit. Sa colère, qu’il avait accumulé depuis longtemps, remontait à la surface. Et il devait se défouler sur quelque chose, sur quelqu’un. Allait-il les manger ? Peut-être. Il s’élança, ses racines griffant le sol, ses branches fouettant les airs. Un rugissement strident résonna dans la forêt, tandis que Jerelath se ruait sur ces deux personnes insouciantes. Ses branches commençaient à se couvrir d'épines, de la sève dégoulinant du trou qui lui servait de bouche, telle de la bave d'un animal rageur. Il voulait les effrayer, c'était gagner. Il était tout près d'eux, mais soudain, il se rendit compte de ce qu'il faisait. Ceux-là étaient innocents, probablement. Jerelath s'était juste laissé emporter. Bien sûr, des humains, il en avait déjà mangé des tonnes, et ça ne lui déplaisait pas ! Mais quelque chose l'en empêchait. Peut-être le regard que lui jetait la jolie blonde, peut-être était-ce autre chose. Il s'arrêta, rétractant ses branches qu'il avait déployé comme des griffes, ses épines injectées de venin rentrant de nouveau en lui, tout comme sa colère s'évanouissait elle aussi. Ses racines s'enfoncèrent calmement dans le sol raclé par la violence qu'avait provoquée son assaut. Son feuillage qui avait pris une couleur grisâtre retrouva son vert ne changeant jamais, malgré les saisons. Après quelques minutes de silence, un fou rire gagna Jerelath, qui remua tout son tronc, faisant craquer son branchage. Sa voix de stentor, de mâle incontesté s'éleva soudain, prenant les deux jeunes gens au dépourvu.

HAHAHA !!! Je vous ai bien eu, hein ? Allez maintenant, filez ! Ne revenez plus embêter les honnêtes arbres, tels que moi. Sinon, la prochaine fois, je ne réponds pas de mes actes !

Et sur ces mots, il s'éloigna lentement. Aussi vite que pouvez lui permettre sa haute stature. Trainant derrière lui moult animaux morts sous la violence de son embardée. Ses branches s'accrochèrent soudain dans celles d'un autre arbre, qui en paru embarrassé. Pestant, jurant, Jerelath s'avoua vaincu et reprit forme humaine pour se délivrer. Cette action révéla sa nudité complète, qu'il tenta de cacher dans des fougères qui passaient par là. Il avait laissé ses vêtements un peu plus loin, et il n'avait pas envie de s'irriter en se frottant aux ronces qu'il rencontrerait en chemin. Se retournant vivement, il fit un petit signe aux deux personnes qui se trouvaient toujours là malgré son avertissement et s'en alla gaiement.
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CALL ME Invité
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MessageSujet: Re: Walking in the dark ~ [Erin + Jerelath] Mer 6 Juil - 21:43

Nerveuse, elle joue avec ses boucles blonde, ces adorables et tourbillonnantes mèches qui ont toujours donné envie à Yano de tirer doucement dessus pour ensuite s'amuser de les voir rebondir tel des ressorts souples et soyeux (oui, parfaitement, vous avez eu droit à un des fantasmes secrets de Yano, mais faites comme si vous n'aviez rien lu).
Il l'écoute, un demi-sourire aux lèvres. Si il n'aime pas la voir angoissée, il se prend à savourer égoïstement la note d'inquiétude dans sa voix : que c'est agréable de se rappeler que quelqu'un se soucie de lui.

- ... Les arbres ne sont pas tous muets et bien des choses se cachent par ici, du moins c’est ce qu’on dit…


Une fois de plus, ses lèvres se déformant en un sourire franc qui se veut réconfortant. Mais ses paroles presque froides contrastent étrangement avec son expression.
Tu n'as jamais été très doué pour rassurer, hein Yano?

- C'est mon devoir en tant que membre du conseil disciplinaire, Erin. Je ferai attention.. Tu n'as pas à...


Il n'a pas l'occasion de finir sa phrase, de lui dire de ne pas s'inquiéter, de museler ses angoisses. Un rugissement aigu semblable à un hurlement de rage brise la douce quiétude, faisant s'envoler des nuées d'oiseaux sombres au dessus de la forêt.
Il ne peut retenir un sursaut, la surprise se peint sur son visage, une seconde à peine avant qu'elle ne soit effacée par une farouche détermination.
Craquement de branches, racines que l'on arrache sauvagement, il entend le monstre avant de le voir. Un pas, juste ce qu'il faut pour se placer devant Erin et lui servir de bouclier s'il le faut, et tandis qu'il relève la tête vers la créature en approche, une pointe de culpabilité l'envahit : c'est à cause de lui qu'elle est ici, s'il lui arrive quoi que ce soit, il ne se le pardonnera jamais. Il portera à jamais cette culpabilité sur ses épaules, elle s'ajoutera à celle qu'il traîne tant bien que mal depuis de longues années amères. Et quand ton fardeau sera trop lourd pour toi, Yano, tu feras quoi, dis?
Il relève la tête et ne peut réprimer une grimace de mépris. Le monstre est là, à quelques mètres, ses tentacules épineuses fouettant l'air, le faciès déformé par la rage, masque de cruauté pure, et l'écume aux lèvres. Une horreur. Une monstruosité. Une erreur de la nature. La situation est si semblable à celle qu'il a tant de fois revécu dans ses cauchemars qu"il a envie de hurler. De rage, évidemment. La haine s'allume, brûlante, le consume violemment, l'enflamme telle une torche imbibée d'huile. Et aucun pouvoir que celui du feu n'aurait pu mieux convenir au garçon dans cette situation. Une flamme de haine - non, ce n'est pas une métaphore cette fois - apparaît à ses pieds sans qu'il ait consciemment désiré quoi que ce soit. Elle grandit, trop lentement, alors que l'impact est inévitable.

Et tout se fige. Mu par un instinct de dernière minute, le monstre s'arrête. Yano retient sa respiration, la flamme à ses pieds vacille. Est-ce une feinte? Va-t-il les prendre en traître et les frapper sans prévenir? Il est tellement proche...
Un mouvement, le garçon se raidit. Mais les branches ne sont déjà plus menaçantes, les racines sont retournées à la terre, le monstre est redevenu arbre.
La honte envahit le visage de Yano : comment ce vulgaire végétal a-t-il osé s'attaquer à lui, le troisième siège du conseil disciplinaire? Et surtout, comment a-t-il pu être effrayé, ne serait-ce qu'une seconde, par une misérable plante?
Blessé dans son orgueil, les paroles moqueuses de l'arbre ne font que remuer le couteau dans la plaie, et une brûlante envie de faire ravaler ses mots à l'insolent lui étreint la poitrine.
Il regarda un instant l'arbre-monstre s'éloigner maladroitement dans la forêt, une lueur mauvaise dans les yeux. Cette saleté ne perd rien pour attendre.

A cet instant, il réalise honteusement qu'il a totalement occulté la présence d'Erin dans son dos. Il s'en veut, un peu, et cela ne fait qu'ajouter à sa mauvaise humeur. Il se retourne trop brusquement vers elle, n'envisageant même pas d'essayer de lui sourire. La haine rend aveugle et égoïste : la rassurer ne lui traverse même pas l'esprit. C'est à peine si il pense à s’enquérir de son état :

- Tu vas bien, Erin? Rentre dans l'enceinte de l'école et ne bouge pas de là-bas. Je vais m'occuper du sale petit buisson qui a osé s'en prendre à nous. L'avantage avec les plantes vertes, c'est que ça brûle bien.

Le ton est froid, impérieux, caractéristique de celui qui a l'habitude de se faire obéir. Ce n'est pas Yano le grand frère qui parle, mais Yano Motomaru, 3ème siège du conseil disciplinaire. La haine rend aveugle et égoïste : il ne réalise pas que le racisme évident de ses paroles pourraient la choquer. Il ne se rend pas compte que l'intensité brûlante du mépris contenu dans sa dernière phrase a quelque chose d'effrayant. Cette facette obscure qu'il s'employait avec soins à cacher à sa sœur adorée, son amie, son Erin, il la dévoile avec violence et froideur. Et sans rien ajouter de plus, il se détourne.

Tes souvenirs t'assaillent, Yano. Ce petit incident sans conséquence ne devrait pas te mettre autant hors de toi. Mais aux images de l'arbre se jetant sur toi et ta chère Erin se substituent celle de ce monstre à la mâchoire tâchée de sang. Et tu te prends à imaginer ta défunte mère à la place de ta sœur adoptive. Et tu ne peux rester sourd aux petites voix qui te murmurent que ce monstre-arbre aurait pu et pourra encore la tuer. Qu'il n'est qu'un danger pour toi et tes proches. Que si tu ne le neutralise pas maintenant, tu le regretteras un jour. Mais que si tu le brûles... Oui, brûle-le, brûle le, brûle-le si tu ne veux pas ressentir à nouveau cette douleur infinie envenimée par une culpabilité éternelle. Brûle...

L'arbre a disparu. A la place, se trouve un blondinet nu comme un vers qui exquise un signe de la main avant de s'en aller en trottinant joyeusement.
Frustration immense en apparence, minuscule pointe de soulagement intérieur : Yano a bien compris que l'arbre agressif et le blond ne font qu'un, mais il n'est plus question de brûler quoi que ce soit. Aucune réelle logique, simplement si l'idée de brûler le végétal lorsqu'il était encore sous sa forme initiale lui procurait une joie malsaine, immoler un être à l'apparence humaine est au dessus de ses forces.
La haine n'est pas éteinte pour autant, seulement douchée et réduite à l'état de braise. Que cet énergumène n'espère pas pour autant s'en sortir indemne.

Le garçon se concentre, plisse les yeux pour mieux visualiser l'endroit précis où il compte utiliser son pouvoir. Et une ligne de flammes orangées apparaît sans crier gare devant l'homme-arbre, à sa grande satisfaction.
Il profite de l'arrêt temporaire de la créature pour parcourir les quelques mètres qui le séparent d'elle et attraper sans aménités son avant-bras, n'ayant absolument rien à faire de la nudité de l'individu, avant de lancer sèchement, une lueur de colère brillant dans ses yeux d'encre :

- Pour usage inapproprié de tes capacités surhumaines et violence injustifiée à l'égard de deux élèves de l'établissement, j'ai le plaisir de t'annoncer que tu as gagné un séjour en salle de détention. Suis-moi sans faire de résistance. Ton nom?

Il récite machinalement les formules apprises toutes faites, il ne manquerait plus qu'un "tu as le doit à la présence d'un avocat" et on serait dans le cliché total. Et pourtant, il a mis une conviction exceptionnelle dans ces paroles qu'il prononce en temps normal sur un ton froid et neutre. L'homme-arbre ne s'est pas fait un ami, aujourd'hui...

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CALL ME Erin McCarley
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MessageSujet: Re: Walking in the dark ~ [Erin + Jerelath] Jeu 14 Juil - 15:54

Elle essaye de cacher son inquiétude derrière des gestes mécaniques, saisissant une de ses longues mèches blondes pour la faire tourbillonner autour de son index, frénétiquement. Comme si cette technique allait chasser ses angoisses, comme si ce geste indolent allait balayer la crainte qui s’empare un peu plus d’elle à chaque seconde, foutaise.
Le sourire de Yano l’apaise, il allège le lourd fardeau provoqué par leur présence dans cette forêt, la blonde n’est en rien attristée par la froideur de ses dires ou la frigidité de son regard, elle sait que malgré l’air placide qu’arbore Yano, il est bon, juste et affectueux - envers elle. Elle l’aime, son Yano, d’un amour étrange mais sans bornes. D’un amour qui vu le jour sans crier gare, d’un lien qui s’est tissé inconsciemment, il s’était frayé un chemin à travers leur passé tumultueux, comme s’ils étaient tout deux marqués par quelque chose ou quelqu’un, comme s’ils avaient tout deux enduré peines et souffrances. Cette affection fraternelle, voilà ce qui motive son air apeuré et son regard hagard, voilà ce qui serre sa poitrine lorsqu’un bruit strident interrompt Yano : l’idée de le perdre lui est insupportable, tout lui semble possible, tout sauf ça.

Loin est la quiétude de leur moment solitaire, égarés sont les doux et paisibles gazouillis des oiseaux, à des années lumières est le son léger du vent qui pousse les branches et les feuillages. Tout a été englouti par ce hurlement étrange, ce bruit issu émit par une créature menaçante, cette odieuse bribe d’on ne sait qui ou quoi s’est permis de prononcer. La bête approche, elle traine avec elle les carcasses des animaux dont elle a piétiné l’existence, ses branches s’élancent dans des formes tortueuses, ses racines rampent avant de s’élever se traçant un chemin dans l’amas de cadavres qu’elles emportent avec elle. Monstre végétal.
Stupéfaite. Ahurie. Perdue. Erin reste plantée là, sa conscience se perd, ses jambes vacillent devant un tel spectacle, elle n’avait jamais vu, ni ouïe dire qu’un être tel que cela existait. Quelque chose pince sa poitrine, elle n’a pas le temps de réalisé ce que se passe que Yano est dressé devant elle. Protecteur, il s’improvise bouclier à présent, non Yano ne fait pas ça, va t’en loin, laisse moi je ne ferais que t’encombrer, elle a envie de le pousser, qu’il s’en aille sans se retourner, elle était bien trop lente. Sa présence le gênerait plus qu’autre chose. Stupide. Sa réflexion l’était. Comme si Yano allait fuir, comme si cet être si dévoué allait décamper. Jamais encore moins en la laissant derrière lui, elle était sa précieuse, sa chère et tendre Erin. Que faire, que dire, elle est inutile dans une situation comme celle-ci, un poids, une chaine qui le retient à un moment pareil, voilà ce qu’elle était.

Un instant, la tempête est passée, les cris disparus, les branches raides, les racines englobant la terre, le monstre est redevenu arbre. Une plante dotée de parole, un buisson qui donne des leçons, ébahie, la blonde ne peut cacher sa surprise en voyant ledit arbre crier, parler et rire. Insolente et arrogante plante, Erin ne partage absolument pas son sens de l’humour, mais feint l’indifférence, blessée d’avoir pu tomber dans le panneau d’une plante stupide. Yano, lui, orgueilleux, en colère, blessé ou frustré, se retourne énergiquement vers elle, lui demande de partir, d’aller se réfugier à l’intérieur de l’établissement. Même si cette idée était sienne quelques minutes auparavant le ton et l’air irascible de Yano la paralyse, la haine qui perle dans son regard d’encre l’attriste. Ses prunelles s’attardent sur son visage déformé par cette rage nouvelle, cette peine qu’elle n’avait jamais vue sur le faciès de son doux Yano. Il s’empresse, elle reste lançant un dernier regard discret vers son ami. Marquée par la froideur étrange de ses mots, elle est habituée au ton de Yano, mais sa dernière réplique la terrasse, sa réflexion ravive son inquiétude, anime sa peine.

Elle garde les yeux rivés sur son cher frère, feintant de l’éloigner, obéissant à ses recommandations, mais il n’en est rien. La belle se planque derrière un arbre un peu plus loin. Restant sur ses gardes, elle ne verrait plus jamais les plantes de la même façon. Elle mire avec appréhension le spectacle qui se joue sous ses yeux, l’arbre n’est plus, un blondinet nu comme un vers prend sa place, grand, élancé, les cheveux en bataille, il fuit furtivement. Mais c’est mal connaitre le troisième siège du conseil disciplinaire que de penser s’en tirer si aisément. Le Motomaru l’encercle de ses flammes avant de lui saisir le bras et de l’inviter cordialement à séjourner dans la salle de détention, quelques temps. Erin sort de la cachette qu’elle s’est improvisée, fixant l’individu interpellé, elle le reconnait, Jerelath Cohen, camarade de classe qu’elle côtoie peu. Mais avec cette tignasse blonde, pas d’erreur possible.

Elle s'approche délicatement, tendant les mains vers l'oreille de Yano:
- Il s’appelle Jerelath, il est avec moi en cours de psychologie humaine, murmure-t-elle.
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Dernière édition par Erin McCarley le Jeu 28 Juil - 19:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Walking in the dark ~ [Erin + Jerelath] Mer 27 Juil - 19:24




“ Une bonne frousse est plus profitable à quelqu'un qu'un bon conseil. „
edgar watson howe.

Joie. Inquiétude. Peine. Frustration. Les sentiments perlent doucement, au creux de la forêt, virevoltant sur les visages, tranquillement, doucement. Des ombres passagères ou des sourires radieux, des sourcils froncés ou des lèvres retroussées gaiement. Il y en a pour tout les goûts, et, satisfait d'avoir obtenu l'effet escompté de sa petite attaque puérile, Jerelath n'était pas du genre à partager la morosité de l'instant. Au contraire, le jeune homme cherchait vivement des yeux ses vêtements égarés, concentré et ne se préoccupant déjà plus des deux individus auxquels il tournait le dos volontairement. Mais malheureusement, ce fut la pire idée qu'il put avoir, et, dans sa bonne humeur, ne vit pas venir l'attaque d'une de ses victimes précédentes, sûrement vexée de s'être fait humilier devant la jeune fille, après réflexion. Avec un cri d'horreur, Jerelath observa les flammes former un cercle autour de lui, faisant plusieurs tours sur lui-même pour trouver une échappatoire, mais son assaillant avait été consciencieux et n'en avait laissé aucune. Son esprit était embrouillé par la fumée qui commençait à envahir la forêt et, sentant une odeur de brûlé, il se rendit compte avec effroi que son pagne de fougères prenait feu. Premier geste de secours, crier et taper dessus pour éteindre les braises naissantes: très mauvaise idée. Les larmes aux yeux, Jerelath se sentit agripper par le bras avec violence et fut forcer de se retourner pour contempler le visage furibond de son agresseur, dont le regard luisait d'une lueur peu amène.

Pour usage inapproprié de tes capacités surhumaines et violence injustifiée à l'égard de deux élèves de l'établissement, j'ai le plaisir de t'annoncer que tu as gagné un séjour en salle de détention. Suis-moi sans faire de résistance. Ton nom ?

Surprise: mot traduisant l'état de quelqu'un étant frappé par quelque chose d'inattendu. Mot traduisant parfaitement l'état dont était frappé Jerelath. Avec une moue espiègle, il esquissa un petit sourire demi-plaintif demi-désolé, avant d'essayer de se dégager par tous les moyens existants de la poigne de fer qui le retenait prisonnier, ne cherchant même pas à dialoguer avec son geôlier. Quand soudain, levant les yeux, il aperçut la petite blonde qui se rapprochait furtivement et sans un bruit et la reconnut. Oui, elle lui disait vraiment quelque chose, maintenant qu'il pouvait l'observer de plus prêt. Occupé à retrouver le nom de cette jeune fille, il en oubliât presque de se débattre, mais une légère pression sur son avant-bras et une traction forcée le tirèrent de ses rêveries. On allait le tuer, l'enfermer dans un donjon, peut-être ! Tous les sens en éveil, seul un mot lui revenait sans cesse à l'esprit: DANGER ! WARNING ! Mais une petite voix fluette le tira de sa situation embarrassante et la silhouette blonde s'étant rapprochée très près de la scène du kidnapping se révéla être son sauveur.

Il s’appelle Jerelath, il est avec moi en cours de psychologie humaine.

Et profitant de la diversion, le dénommé Jerelath dégagea son bras et courut vers une seule direction: ses vêtements qui avaient été épargnés par le feu. Se fut une entreprise dangereuse, car il lui fallut sauter par-dessus les flammes mais heureusement pour lui, il s'en tira avec seulement deux-trois égratignures. Avec un rire triomphal, il se cacha derrière un arbuste et enfila son caleçon et son pantalon. Le reste, il ne savait plus où il l'avait laissé. Il revint donc, tranquillement, joyeusement, vers l'étrange couple. Les flammes s'étaient dissipées donc Jerelath passa sans mal et dès qu'elle fut à porté de mains, il attrapa et étreignit la jolie blonde dans un gros câlin en s'écriant.

ERIIIIIIN !! Tu m'as sauvé ! Merci !!

Il ne la connaissait pas vraiment mais son nom lui était revenu clairement. Ils étaient ensemble dans un cours, celui qu'il détestait le plus. Une présence hostile se fit sentir dans son dos, et quelques souvenirs lui revinrent en mémoire: il était pourchassé par un terrible croque-mitaine qui voulait l'enfermer dans son donjon pendant 18 ans, dans l'attente de son prince charmant. Un petit cri s'envola de ses lèvres et, se retournant vivement, utilisa Erin comme bouclier. Risquant un œil, il regarda se qu'il venait de faire. Apparemment, ce n'était pas très apprécié du bouclier et de l'assaillant. De la lâcheté ? Non. De la peur ? Oui. Mais son geste n'avait pas l'air d'être interprété ainsi. Mal-à-l'aise, Jerelath se demanda s'il avait bien fait puis, après une seconde de réflexion, il se dit que oui, que sa vie était plus importante, tout de même et que de toute manière, il savait que sa protection, son bouclier n'aurait pas besoin de servir mais juste de faire joli, en guise de menace. Et, pour détendre l'atmosphère mais surtout pour éclairer une question sans réponse, Jerelath s'adressa à qui voulait bien l'entendre.

Au fait, c'est quoi la salle de détention ?



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MessageSujet: Re: Walking in the dark ~ [Erin + Jerelath] Lun 15 Aoû - 9:32


Le visage du blondinet est l’incarnation même de la surprise. Et Yano le déteste encore plus. Il le déteste d’avoir l’air si innocent, si inoffensif, au point de le faire douter. Il hait cette capacité qu’ont les monstres à changer d’apparence, cette capacité qu’ils usent à outrance pour tromper leurs proies, sales fourbes qu’ils sont. Combien de fois s’était-il demandé comment le monstre qui avait assassiné sa mère s’y était pris pour l’approcher ? Combien de fois avait-il imaginé, submergé par le dégoût, un homme tout à fait charmant sonner au portail, adresser un sourire rayonnant à la femme qui s’avance vers lui, engager la conversation sur un prétexte bateau, endormir la moindre trace de méfiance chez elle ? Combien de fois s’était-il réveillé en hurlant au moment où il voyait la main de l’homme s’approcher de sa mère, les ongles déjà remplacé par des griffes hideuses, le sourire devenu carnassier, une lueur cruelle dans le regard ?
Oh, qu’il la déteste cette capacité ! Il ne l’avouera jamais, mais elle le terrorise et a fait germer en lui depuis bien longtemps les graines de la paranoïa. Pendant de nombreuses années, il n’avait pu rencontrer un homme sans se demander si il ne parlait pas avec le monstre qui avait détruit sa vie. Il n’avait pu croiser un regard sans avoir l’impression d’y déceler une lueur surnaturelle et se demander avec angoisse quelle dangereuse créature se cachait derrière ce doux masque humain. Et à son arrivée à l’école, il avait épluché les dossiers des élèves. Tous sans exception. Et avait formé deux groupes : les monstres à éliminer au moindre prétexte, et les humains à protéger à tout prix en souvenir de sa défunte mère. Affreuse et insensée classification raciale, il avait mis du temps à accepter que certains humains étaient bien plus monstrueux que certaines créatures. Mais la peur était là, serait toujours là. A tel point qu’il aurait renoncé au feu pour détenir le pouvoir de clairvoyance, ce pouvoir qui lui permettrait d’identifier au premier coup d’œil le moindre monstre, aussi convainquant son déguisement soit-il.

Toutes ces pensées amères traversent son esprit pendant que le blond, l’air toujours aussi ahuri, ne se décide pas à répondre à sa question, trop occupé à essayer de se libérer, en vain. S’il ne l’avait pas entendu se foutre de lui quelques minutes plus tôt, Yano aurait juré, d’après l’expression imbécile de l’arbuste, que celui-ci n’avait pas assez de cervelle pour aligner trois mots. Il s’impatiente, s’apprête à répéter la question sur un ton plus menaçant, mais un bruit furtif de pas légers l’en retient.
De toute évidence, Erin n’a pas écouté ses recommandations. Il ne peut pas lui en vouloir, d’abord parce qu’il est vraiment très difficile d’en vouloir à Erin, et ensuite parce que le ton sur lequel il lui avait parlé aurait sûrement poussé n’importe qui à lui désobéir.
Elle lui donne la réponse qu’il attend, il l’en remercie d’un signe de tête agrémenté d’un léger sourire, sans pouvoir s’empêcher de douter.
Il est avec moi en cours de psychologie humaine.
Est-ce une innocente précision pour qu’il identifie mieux l’homme-buisson, ou un micro-plaidoyer implicite ? S’attend-elle à ce qu’il fasse preuve de clémence à l’égard de cet énergumène sous prétexte qu’elle le connaît ? A moins qu’il ne soit un de ses amis ? De toute façon, cela n’a aucune importance, la véritable question est de savoir si il s’exécuterait. Si il relâcherait le prisonnier sur la demande de sa chère petite sœur de cœur. Affreux dilemme.
Qu’il n’a pas le temps de creuser : profitant de son inattention, le blondinet s’est vivement dégagé de sa poigne, pour se lancer dans une course effrénée. Yano l’observe avec un mélange de dégoût et de stupéfaction effectuer un saut – ridicule de son point de vue- au dessus des flammes avant de piquer un sprint et finir en beauté derrière un arbuste. Il a à peine le temps de se maudire de l’avoir laissé s’échapper que l’homme-buisson ressort de derrière son congénère végétal, ayant revêtu un pantalon. Et alors que le jeune homme s’attend à le voir repartir en courant vers la forêt, zigzaguant, beuglant et agitant les bras (attitude qui semblerait bien convenir au personnage), voilà que le stupide arbuste revient joyeusement vers lui.
« Décidément, il est surprenant », songe le troisième siège du conseil de discipline.
Surprenant par sa bêtise et son manque d’agressivité. Est-ce vraiment le monstre qui les a attaqué quelques instants plus tôt ? Yano commence à douter. Il est trop attaché à ses principes de justice pour supporter d’emprisonner un innocent, même si une telle expérience serait sûrement bénéfique à un individu comme le blondinet car elle aurait peut-être le mérite de lui mettre un peu de plomb dans la tête.
Lorsque le buisson saute sans crier gare au cou de sa chère Erin, Yano se raidit et fait un mouvement brusque, prêt à arracher la blonde des bras du blond, ou vice-versa, selon ce qui se présentera le mieux.

ERIIIIIIN !! Tu m'as sauvé ! Merci !!

De toute évidence, l’étreinte est dépourvue de toute intention négative. C’est… consternant. Mais Erin ne bronche pas, et Yano, regrettant déjà son comportement sec quelques minutes auparavant, n’ose pas intervenir brusquement une fois de plus. Il se rapproche simplement, de façon à pouvoir parer à toute éventualité, et tente de lancer un regard interrogateur à sa protégée. Un froncement de sourcil de sa part et il embarquera l’individu manu-militari. Cependant, à ce stade, la rancœur du garçon a été douchée par la candeur du blondinet. Il s’efforce de se convaincre que ce n’était qu’un accident, que personne n’a été blessé mis à part son orgueil, et que cela ne se reproduira plus. Il est presque décidé à laisser l’arbuste repartir librement et vivre son insouciante vie de semi-végétal, à demi-nu dans la forêt, si ça lui chante.
Et c’est là que le pseudo-buisson commet une erreur. La goutte qui re-remplit le vase.
Il lâche Erin pour la reprendre une seconde plus tard… en temps que bouclier.
Yano pâlit un instant, puis, comme souvent, la colère prend le pas sur l’inquiétude. Ce sale buisson ! Comment ose-t-il se protéger derrière une innocente ?! Comment peut-il être aussi lâche ?! Son visage craintif lui donne envie de lui foutre des baffes. Et sa question candide achève de le convaincre que si l’énergumène n’est sûrement pas volontairement dangereux, il est suffisamment bête pour le devenir inconsciemment. Plus d’hésitation, il va le boucler, lui et sa dangereuse stupidité.
Et c’est d’une voix acide mais calme qu’il répond :

- La salle de détention, (ici, il aurait bien rajouté « pauv’buisson », mais sa politesse l’en a empêché au dernier moment) c’est l’endroit glauque et exigu dans lequel ta stupidité va te valoir un mois de séjour si tu lâches Erin maintenant, le triple si je dois aller la chercher moi-même. J’ose espérer que tu as suffisamment de cervelle pour choisir la bonne option.

Mais à peine a-t-il prononcé ces mots qu’il doute déjà.
Doute que le buisson ait bien tout saisi, après tout, « exigu » est un mot de trois syllabes, et de surcroît peu utilisé dans le langage courant.
Doute d’avoir bien fait de le menacer : bien sûr, le blond a franchement l’air inoffensif, et puis les punitions promises sont volontairement exagérées, mais c’est tout de même lui qui les a attaqués un peu plus tôt. Lui qui tient Erin en bouclier, potentiel otage. Il suffirait que, motivé par la peur, il pète de nouveau un câble et refasse le numéro de l’arbre maléfique, pour la situation que Yano craint tant et dont la perspective l’a poussé à être aussi menaçant se produise. Et là, il serait vraiment et totalement responsable de ce qui pourrait arriver à sa douce Erin.
Plus paranoïaque que jamais, son imagination s’emballe, et il aimerait remonter le temps pour pouvoir ravaler ses mots, les remplacer par des plus rassurants, des plus doux. Mais il a appris il y a bien longtemps que le temps était immuable. Alors il se raidit, et attend avec appréhension le verdict de ce blondinet qu’il méprise tant mais qu’il serait brusquement prêt à serrer dans ses bras pour que ceux-ci ne retiennent plus celle à qui il tient tant.


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MessageSujet: Re: Walking in the dark ~ [Erin + Jerelath] Ven 26 Aoû - 23:25


You know, you know, you know
You gotta take a bow and do it your way. It's okay.


La situation lui échappe, elle n’a pas le temps de réalisé qu’elle lui a filé entre les doigts, elle s’est frayé un chemin et la nargue à présent. Ses pensées se croisent, se décroisent et s’emmêlent. Les idées fusent, les propositions s’élèvent et s’égrènent, que faire ? Comment ? Quand ? Et le regard de Yano qui se pose sur elle attendant, un signe, un geste, un mot de sa bouche. Accompagné de ses menaces et de son air frigide contre lesquels elle a toujours du mal à lutter. Et cet arbuste grelotant dans son dos, elle sent son inquiétude et son désarrois, comprend sa panique et ne lui veut aucun mal, pourtant… Pourtant elle aimerait se dégager, stopper cette vaine querelle mais elle semble être allée trop loin, les hostilités allaient commencer, ce n’était qu’une question de temps, de minutes, chaque seconde qui passait les rapprochaient de l’instant fatidique. De l’affrontement plus que redouté par la blonde. Il faut qu’elle agisse et vite, qu’une idée sensée lui vienne.

Elle slalomerait entre les propositions douteuses et les suggestions absurdes. Elle tanguerait entre son envie de jeter ce Jerelath en pâture au troisième siège du conseil disciplinaire en s’extirpant de ses bras, et la volonté de le laisser indemne, le jugeant plus maladroit qu’autre chose. Il aurait voulu leur faire la leçon, grand amoureux de la nature et pacifiste qu’il était. Erin n’a pas une once de méfiance vis-à-vis de l’arbuste qu’elle voit comme un être totalement inoffensif, plus bête que méchant à vrai dire.

Mais, comprenez son agacement lorsqu’il la saisit pour s’en servir comme d’un bouclier, elle qui, au départ, ne cherchait qu’à l’aider. Qu’il interrompe son entrevue avec Yano était une chose, qu’il les effraye une autre, qu’il l’improvise gardienne de sa sécurité était celle de trop. La chose à ne surtout pas faire, à éviter. L’idée à renier, la proposition à annihiler. Il comprendrait son erreur. Il la comprend peut être déjà, mais il est un peu tard pour faire marche arrière, changer la donne semble plus qu’improbable.
Elle se ressaisit, calmant sa respiration en humant l’air fortement, remplissant ses poumons pour laisser la substance s’échapper aussitôt. Ses prunelles font le tour bref des environs, croisent celles de Yano, son cher et tendre, dont elle essaye de calmer l’inquiétude, qu’elle essaye de rassurer imperceptiblement. Comme si cette fameuse idée s’était enfin révélée à elle. Avait daigné pointer le bout de son nez – si elle en avait un.

Un sourire éclaire son visage, un brin de malice anime son regard. Et doucement, sereinement, elle se met à chanter.

« You hold your head up to the sky
Ya say What kind of blue are you?
Are You?

Then you ride a pony 'round and 'round
It's diging a hole right through,
Right through...»


Yano a compris, se bouchant rapidement les oreilles pour minimiser les effets de son chant, Jerelath lui, lent à la détente – une chance pour elle- a pris du temps avant de saisir ce qu’elle était occupé à faire. Se laissant doucement bercer par le flux de ses mots, ses paroles qui résonnaient à travers les arbres. Echo qui se trace un chemin jusqu’au cœur même de cet arbre qu’elle vise, qu’elle rassure avec tendresse. Il la relâche, elle le laisse, allant doucement, tendrement, se réfugier dans les bras de son frère de cœur.
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MessageSujet: Re: Walking in the dark ~ [Erin + Jerelath] Lun 5 Sep - 8:42




“ Ce n’est pas en ouvrant la gorge d’un rossignol que l’on découvrira le secret de son chant. „
marcel pagnol.

Rien ne se passe comme prévu. Tout se chamboule, tout devient flou. Le vide complet, un trou noir prenant la place de son esprit, embrumé, Jerelath est perdu dans cette situation qu'il ne contrôle plus, qu'il n'a jamais contrôlée et qu'il a empiré. Sa plaisanterie est allée trop loin. Que faire ? Que dire ? Aucune solution convenable ne se présente, ne lui vient en tête. Un moment, il pense à relâcher la pauvre Erin derrière qui il se tient, caché, fuyant le danger et attisant le terrible courroux de son ennemi. Mais quelque chose l'en empêche. Quoi ? La lâcheté ? La peur ? Une impression de déjà-vu.. La petite blonde compte énormément pour le jeune homme qui se tient devant eux, c'est une évidence même, et Jerelath ne peut que connaître ce sentiment fort de vouloir protéger quelqu'un ou quelque chose. Il ne le sait que trop bien, les ayant attaqués pour préserver la forêt d'importuns. Mais personne n'a jamais compris sa dévotion à la nature, son naturel protecteur avec sa créatrice.. Alors pourquoi pas, après tout, ne peut-il pas priver quelqu'un, n'importe qui, de ce qu'il lui est cher ? A cette pensée, une énergie négative prend possession de son corps, de son âme, de son cœur. La faim, soudain vorace, qui lui étreignait l'estomac se mue en véritable besoin de pitance. Un mouvement compulsif fait trembler tous les membres de son corps. Mais alors qu'il va entreprendre sa transformation, quelques feuilles se parsemant déjà dans sa chevelure, il surprend l'inconnu se boucher les oreilles, une douce mélodie suivant ce geste, résonne à ses oreilles. Un chant magnifique, une très belle voix qui vous pénètre au plus profond de vous, calmant vos ardeurs et vos chagrins.

Jerelath se sent bien, calme, serein, comme si jamais rien ne l'avais torturé. Doucement, il relâche sa prisonnière, son bouclier, qui fonce se réfugier dans les bras chargés de soulagement de son bienfaiteur. Le chant s'arrête soudain, laissant place à une cruelle vérité. L'arbre retrouve tous ses doutes, toutes ses craintes. Ses cauchemars le prennent en faute, assagissent ses dernières parcelles de lucidité. Il s'assoit à terre, dans un gémissement pitoyable, la tête entre les mains, ignorant la présence de ses deux bourreaux. Il est faible, bien trop faible, et lâche. Il relève des yeux gonflés de honte, un rire sans joie s'échappant de ses lèvres et tendant les poignets vers son futur geôlier.

Je l'ai mérité après tout.. Je me rends.

La pitié s'empare de tout son être, un long et lent soupir en guise de réponse aux regards que lui lancent les deux tourtereaux. Prenant appui sur ses genoux, il se lève tant bien que mal, très las de cette matinée pas comme les autres. Il marmonne des excuses, jette des regards contrits en direction de la blondinette et n'ose pas regarder son compagnon. Mais, mu par une étrange intuition, Jerelath se retourne et observe la forêt, une lueur indéchiffrable dans les yeux. Une ombre fugitive traverse son visage, lui faisant malgré lui reprendre son fasciés d'enfant boudeur. Aux grimaces se succèdent de petites plaintes qu'il échange avec ses congénères, les rassurant autant que lui, sur son retour proche. Osant enfin un œil sur le sombre jeune homme, il lui parle d'une voix où perce le remord et l'accablement.

Combien de jours écoperais-je dans cette salle de détention ? J'espère qu'il y aura de la lumière, je ne pourrais pas faire ma photo-synthèse sinon..

Un regard interrogateur au visage des deux jeunes gens et ses espoirs retombent à plat. Il n'en doute plus maintenant, il va sûrement y rester longtemps sans voir la lumière du jour ni être arrosé par la pluie, impossible de se nourrir de la terre fraîchement retournée par toutes sortes d'insectes, de sentir l'odeur délicate de l'humus humide sous la rosée du petit matin.



Spoiler:
 

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    Parce qu'Harlie me voit comme un arbre-crabe. 8D
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MessageSujet: Re: Walking in the dark ~ [Erin + Jerelath] Aujourd'hui à 23:10

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Walking in the dark ~ [Erin + Jerelath]

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