THE INCREDIBLE STAFF
They will always be there for u♥
ERIN MCCARLEY ❦ FONDATRICE

AKA QUINN BAILEY & LUTHER SAWYER
Voir son profil ?  La contacter ?
JULIUS VON WOLKEN❦ FONDATEUR

AKA RIEN DU TOUT
Voir son profil ? Le contacter ?

AUSTER CAROLL ❦ ADMINISTRATRICE

AKA AMBROISE B. AGAPET
Voir son profil ? La contacter ?
JERELATH COHEN ❦ ADMINISTRATRICE

AKA CHRYSANDRE PETRAKIS
Voir son profil ? La contacter ?

Si vous avez une question, une suggestion ou quelconque autre problème vous pouvez envoyer un petit mp au Staff! Attention certains mordent ♥

© Design #6 par Erin McCarley, optimisé sous Firefox.
BACKGROUND
It's the end when I begin
Dans cet établissement pas de discrimination, tout le monde demeure sur un pied d’égalité : vampires, humains, loup-garous, succubes et autres créatures. Pour ce faire il est naturellement obligatoire de conserver une forme humaine. Marre du monde des humains où vous vous sentez à l’étroit, mal à l’aise ? Il vous manque simplement la liberté. Le pensionnat est là pour vous. Nous saurons vous trouver où que vous soyez et qui que vous soyez.Cependant derrière tout ces aspects d’égalité et de liberté les plans se trament et la tentation de hausser sa race en influence au sein de l’établissement apparaît. Les tensions montent secrètement et lentement entre les différents individus et l’odeur âpre de la confrontation entre celles-ci commence à ce faire sentir. Sous des airs angéliques vos voisins de table peuvent très bien vous haïr. Tout n’est que voile et mensonge. Maintenant à vous de faire votre entrée, qui que vous soyez, quoi que vous soyez. Continuerez vous le jeu malsain qui se joue dans l’établissement ou vous dresserez vous contre celui-ci en faisant éclater la vérité au grand jour ? Saurez vous passer « de l’autre coté » ?
DA NEWS & CIE
You know now
Nouveau DESIGN à commenter et à critiquer ici. Prédéfinis libres et rafraîchis ! Jetez y un oeil! Gazette est de retour ! Pour vous jouer DES mauvais tours, avec une montée de sadisme en prime ♥

N'oubliez pas de voter pour le forum !

the other side
BODIES WITHOUT SOULS, OR NOT
Have fun with them, if you can



Encore et toujours plus de prédéfinis ici !

Partagez|

J'ai trouvé un ange au fond de l'eau. Un ange dont les ailes étaient d'écailles.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage

avatar
CALL ME Nyu Kyumoe
ENVIOUS STUDENTS
■ Messages : 32
■ Date d'inscription : 09/07/2011

What's inside ?
✖ Who are you ?:
✖ Danger's level:
2/5  (2/5)
MessageSujet: J'ai trouvé un ange au fond de l'eau. Un ange dont les ailes étaient d'écailles. Ven 15 Juil - 0:54

L’après midi était déjà bien avancée.
Tant mieux. L’heure tant aimée du jeune Kitsune approchait à grands pas. Pour une fois, le garçon prit son temps en sortant de l’établissement, malgré le risque de tomber sur quelques chasseurs ou autre créature affamée qui aurait aimé en faire son casse croûte… mais non, cette fois ci, Nyu ne rencontra aucun danger, si ce n’est une branche brisée au sol qui tenta de lui faire un croche patte. Le jeune rouquin l’esquiva d’un petit bond joyeux.
Il redressa ses yeux oranges pour contempler longuement le ciel, un sourire éclairant son visage alors qu’il se surprit à accélérer le pas. Une douce brise d’été soufflait doucement, le vent glissant ses doigts aériens le long des mèches flamboyantes du jeune homme, ses caresses continuant le long du visage du jeune Kitsune.

Nyu profita de cet instant de répit pour fredonner une mélodie seulement ponctuée de ces charmantes onomatopées dont il était fan. Nyuh, nyuh, nyuh ~ Il laissait ainsi son esprit sautiller au rythme de ces syllabes, son sourire s’étirant. Comme il appréciait passer d’une pensée à une autre, changer le panorama de son esprit, sans avoir besoin de se concentrer sur une idée fixe.
Tour à tour, des scènes se succédaient devant ses yeux alors qu’il s’élança, son petit corps emporté par la fougue de ses pensées. La clairière enneigée où il avait vu le jour, les forêts qui s’étendaient devant ses yeux, les premiers humains, les premières douceurs, la bombe, la destruction, le malheur…Puis la découverte de la Ville, l’immense ville qui s’étendait sur des kilomètres et des kilomètres, longeant une côte ô combien polluée par ces fichus activités humaines.
Nyu ferma à demi les yeux et força son esprit à se ralentir. Quand son essence s’agitait ainsi, son enveloppe physique menaçait toujours de disparaître, fauchée par le torrent de ses souvenirs et autres réminiscences. Il préféra se concentrer finalement sur les trente dernières années. Ce lui était toujours dangereux de laisser son esprit vagabonder trop longtemps et parcourir les plaines de sa mémoire. C’était comme lâcher un étalon dans un pré dans l’espoir vain à ce qu’il revienne de lui-même dans l’écurie où il avait été enfermé jusqu’à présent.

Il se plongea dans ce souvenir tenace…où il découvrait la ville. Les immeubles immenses. Les humains pressés qui courent partout. Ces humains stressés dont quelques paroles, une pichenette ou deux, suffisent à les faire basculer du haut d’un toit où à ce qu’ils se tirent une balle dans la tête. Ces humains dont la capacité de destruction était aussi développée que leur technologie. Ils en étaient si fiers. Ils n’en avaient pas même honte. Comment la Nature avait elle pu donner vie à de telles créatures, si inconscientes qu’elles tuaient leur propre mère? De quoi souhaitaient ils se venger? Qu’avait pu faire la Nature pour provoquer leur courroux et recevoir tant de blessures de la part de ses propres enfants?
Il n’avait jamais eu la réponse à cette question. Il comprenait bien que l’on puisse tuer pour se nourrir, pour se défendre, pour se venger… Mais pourquoi s’en prendre à des êtres qui n’ont rien demandé?
Nyu se souvenait sans mal de la baie de Tokyo où il avait passé quelques années. Un port à l’échelle mondiale. Pff, un Porc mondial ouais. Et encore, il insultait les cochons.
Eux au moins ne jettent pas leurs détritus dans la mer. Eux au moins ne polluent pas l’atmosphère avec leur bateau et j’en passe. Le Kitsune se rappelait de ces pêches atroces, un vrai génocide, où bon nombres de poissons se voyaient mutilés avant d’être jetés à l’eau, ou alors, ils étaient laissés à l’abandon sur les plages, où ils dépérissaient lentement sous la chaleur du soleil. Il n’existe pas de mots assez forts pour parler de l’odeur putride qui s’échappait des corps en décomposition, des cadavres qui s’étendaient par centaines sur le sable, ni pour décrire la couleur qu’adoptait la baie quand elle se remplissait peu à peu du sang des pauvres victimes de la folie humaine.

Nyu sortit de ses pensées en entendant des rires. Redressant la tête, il cligna des yeux à la vue du lac qui s’étendait sous ses prunelles. L’heure tant attendue était enfin arrivée. Le soleil couchant se brisait sur l’horizon dans un flot de rayons sanglants qui s’étendirent le long du ciel et se mêlèrent aux ondes sombres du lac, créant milles et une couleurs enchanteresses.
Le garçon se figea et resta longuement ainsi, à contempler la scène, ses pensées se taisant pour ne laisser place qu’à un calme inhabituel dans l’esprit du Kitsune. Comme envoûté, il se laissa guider, cheminant sans vraiment regarder où il allait. Ne réalisant que trop tard qu’il s’agissait d’un chant, un chant merveilleux, qui hypnotisait ainsi sa conscience…
Un sourire malicieux éclaira le visage de Nyu, mais il ne chercha pas à résister, fermant même les yeux et ne les rouvrant que lorsque la mélodie se fut arrêtée. Il cligna des yeux, regardant autour de lui avant de rabaisser le regard.
Et la, stupeur.

Une superbe créature le fixait avec un léger sourire, se tenant accoudée au bord de l’eau, seulement le haut de son corps se faisant voir, le reste disparaissant dans les ondes du lac. Une créature superbe, dont la chevelure soyeuse; d’un brun tendre comme celui du chocolat au lait, encadrait un visage d’ange. De grandes prunelles vertes étaient fixés sur lui alors qu’un sourire adorable étirait ses lèvres délicatement rosées, légèrement entrouvertes alors que la dernière syllabe du chant mystérieux s’éteignait peu à peu. Le Kitsune baissa peu à peu les yeux, son regard découvrant la peau blanche de la jeune femme, le soutien gorge assorti à son regard… Puis, sous son nombril, au niveau des courbes attirantes de ses hanches, des écailles luisantes qui disparaissaient dans les eaux du lac. L’extrémité d’une queue de poisson se mouvait cependant gracieusement dans l’eau, à quelques mètres à peine.
Le jeune garçon sentit son cœur s’emballer et le rouge lui venir aux joues. Comment font les sirènes pour être aussi sublimes, bien qu’elles aient du sang de poisson dans les veines? Voilà un autre mystère à résoudre. Il resta silencieux quelques minutes, le temps de la contempler, baissant les yeux vers son sous vêtement visible… Non, Nyu, ressaisis toi. Ressaisis toi.
Il redressa les yeux vers la jeune fille.
_ B… Bonjour…
Sa voix eut un raté mais il s’efforça de la rendre moins aiguë, toussotant pour faire croire à un mal de gorge.
_ Euh… Je…
Vite, trouver un truc à dire. Ne laisse pas son regard t’envoûter. Les sirènes ça mange les humains à ce qu’il paraît, bon, tu ne l’es pas totalement, mais quand même, fais gaffe…
Il trouva une parade passagère à son regard hypnotique, affichant un de ces sublimes sourires dont il avait l’art, passant une main gênée dans sa tignasse rousse.
_ Excusez moi du dérangement, Mademoiselle, je ne vais pas vous importuner plus longtemps…!
Comme il est coutume de faire au Japon, et tout simplement car la demoiselle avait une beauté telle qu’il était difficile de lui faire face sans se jeter à l’eau, le jeune Kitsune s’inclina plusieurs fois.
_ Pardonnez moi d’avoir troublé votre paix, Mademoiselle.
A contre cœur, il se détourna et fit l’effort surhumain de faire quelques pas. Mais voilà. Il mourrait d’envie de se retourner. D’entendre une nouvelle fois le son de sa voix. Voire peut être de réussir à la faire rire?
Déjà, ses yeux avaient soif, soif de voir la silhouette de son corps, ses tendres courbes féminines et son sublime soutien gorge vert oh ouiii. Sbaf. Nyu. Sois Sérieux. C’est difficile mais reste Sérieux.
Le garçon se retourna et sourit de nouveau, nerveux.
_ Au fait je m’appelle Nyu, et vous, Mademoiselle?
Et oui. Nyu est un lâche. Il ne sait pas même faire face à ses propres envies…
Mais qui aurait été capable de résister à une telle vision?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
CALL ME Invité
Invité
MessageSujet: Re: J'ai trouvé un ange au fond de l'eau. Un ange dont les ailes étaient d'écailles. Lun 18 Juil - 18:07

Chaque parcelle de mon temps libre, je la consacrais à l'eau. J'avais toujours été attirée par cet élément sans vraiment comprendre pourquoi, jusqu'à ce que je me rende compte de la race à laquelle j'appartenais. Apprendre que mes parents n'étaient pas réellement mes parents ne m'avait pas grandement traumatisé, au contraire, je me fichais un peu de mes origines. Tant que je savais ce que j'étais et que je me plaisais dans ce que j'étais, je ne voyais pas pourquoi je vivrais mal, ou je serais triste. Depuis que j'avais mué, et que ma voix avait à présent le pouvoir de charmer les hommes, je ne me passais plus de ce petit loisir, voyant arriver les hommes qui tombaient comme des mouches devant moi afin de me délecter de tout ce qu'ils pouvaient m'offrir. Donc comme à mon habitude, aujourd'hui je me dirigeais vers un lieu que je fréquentais de plus en plus depuis que j'étais arrivée ici : le lac. Je n'étais pas encore tout à fait intégrée et mon accent Anglais me faisait souvent défaut lorsque je parlais en Japonais. Heureusement, mes talents pour le chant et la musique en général rattrapaient le reste. De toute façon, je n'avais pas besoin d'aller voir les autres pour m'intégrer, ce serait eux qui viendraient me voir et qui succomberons à mon charme comme chaque personne que je rencontrais. Seuls mes parents avaient eut le courage de me résister, simplement parce que je n'avais jamais cherché à les séduire. Je n'étais pas non plus une fille malsaine, ayant été élevée par des humains, j'éprouvais des sentiments tout à fait humains de temps à autre.

Alors marchant vers ce lac, je regardais les gens autour de moi en me dirigeant vers l'extérieur de cette école. Je ne devais pas être la seule à aimer cet endroit car il m'était laissé entendre que plusieurs sirènes résidaient dans le pensionnat. Je n'en avais pas encore rencontré une seule, j'avais un peu peur de la concurrence en fait et je me demandais si elles étaient vraiment toutes aussi belles que moi. Connaissant le chemin par cœur, je savais me rendre à mon point de rendez vous préféré en très peu de temps car à chaque fois j'étais vraiment pressée et bien évidemment, j'étais quelqu'un qui n'aimais pas trop être sur la terre, bien plus à l'aise dans l'eau. Arrivée là bas, je m'approchais du bord et retirais avec lenteur mes chaussures, mon mini short en jeans ainsi que mon débardeur de couleur claire. Ces vêtements soigneusement pliés j'allai donc m'asseoir sur le bord de l'eau et laissa mes jambes disparaître pour être remplacées par une longue queue écailleuse, couleur corail, rose pâle et rouge. Je caressais doucement mes écailles, constatant qu'elles étaient toujours aussi brillantes et cela me fit sourire. J'étais fière de ma belle queue. Je retirais la pince qui retenait mes longs cheveux châtains, qui tombèrent le long de mon dos et de mes épaules en cascade. Puis, regardant plusieurs fois autour de moi, je finissais par plonger dans le lac, rejoignant les profondeurs avec une rapidité déconcertante. J'y avais laissé quelques affaires ; des coquillages que je trouvais, des petites pierres que je trouvais jolies, et... une brosse à cheveux. Oui je la rangeais toujours là, dans un petit creux entre deux rocher sous l'eau. Je m'emparais de la brosse pour remonter à la surface et me hisser sur le rebord afin de me mettre à brosser mes longs cheveux mouillés à présent. Puis, instinctivement, ma voix s'éleva autour de moi. J'étais seule, mais j'avais envie de chanter, même s'il ne semblait pas avoir d'hommes dans les parages, le chant revenait automatiquement lorsque j'agissais de la sorte. Ma queue caressant doucement l'eau, me brossant lentement les cheveux, une voix claire et féminine, envoûtante n'hésitait pas à se faire entendre. Et cette voix c'était a mienne.

Je passais la journée ainsi. A nager, trouver des objets au fond de l'eau, et me prélassait au soleil qui était assez chaud à cette période de l'année. La météo Japonaise était bien plus charmante que celle que j'avais en Angleterre. Là bas, il pleut, il y a du brouillard et il fait froid. Ici l'été le soleil brille haut dans le ciel et me réchauffe si bien le corps qu'à plusieurs reprise je dût repartir dans les profondeurs afin de renouveler le plaisir de sentir à nouveau ses rayons sur mes écailles et ma peau. Ce n'est que lorsque le soleil se faisait moins puissant que je retrouvais mon activité et que je retournais dans l'eau, appuyée délicatement contre le rebord, la fin de ma queue se dressant et sortant elle aussi de l'eau, je me remis à chanter, me demandant qui quelqu'un était dans les parages. Reprenant donc mon chant, j'attendais patiemment, jusqu'à entendre des pas qui s'approchaient. Je me redressais un petit peu mais ne cessait pas mon chant, attendant qu'il se tienne juste devant moi pour m'arrêter et le regarder, un grand sourire se dessinant sur mes lèvres. Voici enfin un petit jouet pour moi, afin de passer le temps. J'espère qu'il était amusant tout de même. En tout cas, il était sûr que je le troublais, mais ça c'était presque habituel avec les hommes. Je sentais qu'il allait me plaire, j'aimais sa chevelure et ses yeux flamboyants, il était fascinant à regarder car pas même en Angleterre je n'avais vu un roux pareil.

« Bonjour... » Dis-je avec mon accent Anglais en lui adressant un petit sourire malicieux.

Je plantais mon regard dans le sien, et j'admirais les formes de son visage qui était tout à fait charmant. Il était mignon et la façon qu'il avait d'être gêné était tout simplement trop attendrissant. On aurait envie de le câliner. Il me portait une certaine attention et il me regardait avec un tel regard que j'en étais flatté. On aurait dit que je lui plaisait tellement qu'il en avait eut le coup de foudre. Devant ses excuses j'eus un petit rire et je me redressais un peu, pour me hisser sur le bord lac, laissant ma queue pendre dans l'eau alors que mon corps était sur la terre ferme. Il semblait vouloir partir. Je ne prononçais plus aucun mots, le regardant faire demi tour, persuadée qu'il reviendrais vers moi, je lui plaisais trop pour qu'il s'en aille ainsi. Mon visage affichais un sourire amusé et je ne le quittais plus des yeux jusqu'à ce qu'il s'arrête et qu'il finisse par se retourner et lui parler à nouveau en se présentant. Je riais silencieusement, n'émettant plus aucun son, la main devant la bouche. Je tapotais avec la paume de ma main l'herbe près de moi pour l'inviter à s'asseoir avec moi, puis je me décidais enfin à lui parler, d'une voix douce.

« Je me nomme Aysha, je suis enchantée de te rencontrer Nyu. »

Je m'inclinais un peu face à lui, comme me le permettait ma condition actuelle puis je lâchais un petit soupire en ramenant mes cheveux vers mon épaule droite.

« Je passe mes journées seule ici, et je m'ennuie terriblement. Ne voudrais tu pas passer un peu de temps en ma compagnie ? Regarder ce coucher de soleil. »

Je lui fis un petit sourire aguicheur, faisant bouger ma queue écaillée dans l'eau avant de m'étirer un petit peu, en poussant un gémissement de satisfaction. Aujourd'hui mon chant m'avait ramené un jeune garçon très mignon et je comptais bien profiter de sa présence encore un peu.


Dernière édition par Aysha L. Lawford le Ven 26 Aoû - 15:03, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

avatar
CALL ME Nyu Kyumoe
ENVIOUS STUDENTS
■ Messages : 32
■ Date d'inscription : 09/07/2011

What's inside ?
✖ Who are you ?:
✖ Danger's level:
2/5  (2/5)
MessageSujet: Re: J'ai trouvé un ange au fond de l'eau. Un ange dont les ailes étaient d'écailles. Mar 26 Juil - 18:03

Le son de sa voix ne le lassait pas. Elle lui donnait l’envie de s’allonger dans l’herbe, de fermer les yeux et de s’endormir au son de cette douce mélodie, imaginant sa main se glisser dans la crinière de sa chevelure flamboyante. Nyu, qui avait pourtant l’esprit rapide, mit de longues minutes à associer le son de sa voix aux sens des phrases qu’elle prononça. Et encore. Il avait prit le temps de décortiquer chaque syllabe, frissonnant simplement à ce léger accent qu’elle possédait. Un accent qui suffisait à le faire voyager sur l’océan de sa curiosité infinie, un accent qui le prêtait à sourire et à frémir. Il voulait entendre de nouveau le son de sa voix. Elle avait sur lui le même effet qu’une cascade, alors qu’il aurait été assoiffé, assoiffé d’entendre quelqu’un lui parler.
Il adorait ça. Il prenait un réel plaisir à écouter les gens discuter de tout et de rien, se trahirent par quelques phrases, par quelques mots, par un geste ou un soupir, un rire ou un silence. Il aimait les espionner, tout connaître d’eux, se servir des moindres indices pour apprendre à tout savoir d’une personne. Le Kitsune la regarda se hisser souplement sur la rive, notant dans un sourire de satisfaction le léger mouvement de hanche qu’elle avait eu. Suivant la courbe de ses hanches, remontant jusqu’au creux de sa taille, son regard caressa longuement sa peau, se figeant sur son soutien gorge. Un éclat d’avidité brilla dans ses yeux mais elle disparut lorsqu’il força ses prunelles oranges, flamboyantes de désir et d’admiration, à remonter jusqu’au visage d’ange de la demoiselle. Il prit plaisir à planter son regard brûlant dans l’océan de ses prunelles vertes, ces deux véritables lagons qui auraient apaisé n’importe quel brasier, mais qui ne fit que renforcer l’incendie en Nyu. Elle était belle. Diablement belle. Bien qu’un Kitsune ne soit pas vraiment fait pour aimer, il ne pouvait s’empêcher d’être attiré par elle. Fortement attiré d’ailleurs. Un peu trop peut être, pour pouvoir réfléchir correctement.

Lorsqu’elle tapota la place à côté de lui, le jeune garçon s’y précipita aussitôt, s’y asseyant avec tant d’empressement qu’il manqua de tomber à l’eau. Il avait eu peur qu’on ne lui vole sa place, durant ces quelques secondes qui séparaient son invitation et son action. Il n’aurait pas été surpris de voir des tonnes de fans se disputer cet emplacement précieux auprès de la demoiselle. Il redressa les yeux vers elle mais les rabaissa presqu’aussitôt. Il avait la sensation de se trouver auprès d’un soleil rayonnant de beauté. Un astre radieux qui ne faisait que ressortir les sombres vermines qui grouillaient en lui, des pensées malsaines, des envies douteuses, des désirs honteux qui se tapissaient au creux de ses tripes, de sa tête, de ses yeux. Tout ça ne s’agitait qu’encore plus face à tant de beauté… Il dut déglutir, le brasier qui brûlait en lui asséchant sa gorge. Tendant les pieds, il frôla l’eau, en profitant pour contempler une fois encore sa queue de sirène. Il laissa ses yeux caresser ses écailles saumonées rutilantes sous le soleil couchant, résistant très difficilement à l’envie d’y glisser sa main.
Aysha. Quel beau nom. Aussi beau que l’être qui le porte. Un nom aux connotations douces, féeriques, hypnotisantes, qui donnaient envie de sourire et de rire rien qu’en le prononçant.
_ Vous ne pouvez pas être plus enchanté que moi, mademoiselle…, murmura-t-il doucement, timidement, gardant les yeux baissés. Il avait limite honte de croiser son regard. Honte de son corps maigrelet, de ses cheveux en pagaille, de ses habits facilement déchirés. Et encore, si ce n’était que ça. Il ne parlait pas de sa vraie nature, celle dissimulée sous ce simple sort d’illusion. En réalité, Nyu était loin d’être aussi charmant qu’il laissait voir…Mais il comptait bien le cacher. Et cela, pour toujours. Plutôt mourir que s’afficher sous cette forme immonde.

Elle s’inclina légèrement, son corps suivant une courbe bien agréable à l’œil. Nyu ne savait plus où poser les yeux. Son physique semblait si parfait. Ses yeux la parcouraient à toute vitesse pour ne pas en perdre une miette, pour savourer le plus possible le rayonnement de cet astre de beauté avant qu’il ne retourne dans l’eau d’où il était issu. Le Kitsune sentit son cœur s’affoler à cette courbure, aussi simple soit elle, de la colonne vertébrale de la jeune fille quand elle s’inclina légèrement. Une posture bien sexy pour un esprit aussi artistique qu’avait le jeune rouquin. Il redressa les yeux quand elle reprit la parole, admirant la courbe de ses lèvres tendrement rosées. Elles étaient encore un peu humides, le soleil s’y reflétant, ne faisant que renforcer leur aspect de soie tendre.
_ Avec plaisir, mademoiselle n’Aysha…, opina-t-il rêveusement, sans se lasser de la contempler, au point où il était groggy lors de son admiration, J’aime beaucoup les couchers de soleil… Surtout en compagnie d’une aussi belle demoiselle que vous.
Le soleil couchant. Il aimait ses rayons mourants qui faisaient luire sa chevelure flamboyante d’éclats comparables à ceux d’un brasier. Il suivit du regard ses longues mèches brunes quand elles se glissèrent sur son épaule droite, puis le dessin de ses clavicules sous sa peau nacrée. Il redressa les yeux vers son sourire aguicheur, son propre visage s’éclairant d’un sourire malicieux par réflexe. Elle s’étira, dotant son corps d’une courbe toute aussi plaisante que la précédente, et eut un gémissement qui le fit frémir tout entier.
_ C’est un honneur pour moi que vous acceptiez ma présence à votre côté, mademoiselle…, susurra-t-il doucement, se penchant pour renifler son odeur. Il laissa son nez effleurer sa peau délicate, y relevant les fragrances fruitées de son être parfumé, un sourire étirant ses lèvres, découvrant ses petites canines pointues.
_ Comme vous sentez bon…, murmura-t-il à son oreille, l’effleurant du bout des lèvres dans un frisson. Le rouquin se sentait si bien. Il jeta une œillade au soutien gorge de la jeune fille, sa petite main hésitant avant de frôler la longue et douce main de la demoiselle, posée juste à côté de la sienne…
Oui, les Kitsune sont facilement câlins. Surtout en présence de belles jeunes filles.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
CALL ME Invité
Invité
MessageSujet: Re: J'ai trouvé un ange au fond de l'eau. Un ange dont les ailes étaient d'écailles. Sam 30 Juil - 10:38

Le jeune rouquin répondant au nom de Nyu était un être bien étrange. Et malgré tout ce qu'on pouvait dire, il était aussi étrangement attachant. Je le regardait un peu tendrement, un peu amusée. Il était mignon et rien qu'en le regardant, on pouvait avoir envie de lui faire des câlins, et des bisous et toutes sortes de choses qui amusaient les nymphes de l'eau. En effet, les sirènes étaient des êtres généralement joueuses, et qui aimaient assez souvent les choses mignonnes. Ou du moins, c'était mon cas. Et voir les réactions de ce petit à la crinière flamboyante m'attendrissait encore plus et me donnait qu'une envie : le prendre contre moi et l'étouffer dans mes bras. S'il avait été un humain, je suppose que j'aurais continué à chanter jusqu'à l'attirer au fond de l'eau pour en faire mon repas. Cependant, il n'était pas humain, je le sentais à son odeur. Les humains avaient tous un petit quelque chose en plus dans leurs senteurs. Je ne saurais vous l'expliquer convenablement mais j'arrivais à percevoir la différence entre les humains et les non-humains grâce à ça. Et aussi grâce à ça je ne me trompais pas de cible... Sinon cela aurait été un peu ridicule. Les émeraudes qui me servaient à voir glissaient le long du corps du jeune Nyu, et je fus frappée par quelque chose d'extraordinaire, une chose lança un frisson le long de mon échine, et je dus me retenir de me cambrer violemment sous ce frisson pour ne pas lui paraître étrange. Mais... vous savez, il avait ce regard, ses yeux eux aussi flamboyants m'avaient regardés d'une telle façon que j'en serais presque gênée. Ce genre de regards... Il sont tout simplement délectable. Cela ne dura qu'un bref instant mais j'avais capté une lueur dans ses yeux. Pour ne pas paraître fascinée j'avais détourné le regard, bougeant quelque peu ma queue dans l'eau, regardant mes écailles miroiter sous le soleil couchant. Je savais que ce jeune homme m'appréciait déjà. Je le sentais. Je savais qu'il allait venir près de moi, c'est ce qu'il s'empressa de faire d'ailleurs. Je le savais, les hommes, Humains ou non, sont tous les mêmes. Ils ne peuvent pas résister aux charmes d'une sirène. Et le pire dans tout ça, c'est que j'y ai pris goût, j'aimais quand les hommes me regardaient avec leur pupille emplie de désir. J'aimais les voir pétiller ainsi, comme cela l'avait fait pour ma nouvelle rencontre de la soirée. Mais lui, c'était encore différent, j'avais l'impression que c'était plus que les autres et il m'intriguait. Celui là, je ne le laisserais pas filer, si je pouvais garder un complice sous le coude cela pourrait toujours me servir. J'évitais de le fixer trop longtemps, on m'a apprit que cela gênait les gens et que cela ne se faisait pas, mais pourtant j'en mourrais d'envie, je voulais capter son regard et revoir cette lueur qui m'avait toute émoustillée pendant une fraction de seconde. Il n'était pas humain mais il semblait déjà totalement charmé. Mon chant fonctionnerait-il sur sa race ? Si cela s'avérait réel, je voulais savoir ce qu'il était car c'était fascinant. Depuis que j'étais ici je ne pouvais plus pratiquer mes dons comme que je le voulais. Déjà que je ne les avais jamais vraiment pratiqués car je n'étais pas consciente de ce que j'étais, et maintenant que je me développe de plus en plus, on me prive de tout cela. A moins que je trouve des humains dans cette école, je ne vois pas comment je pourrais passer le temps et m'amuser comme une petite folle. Cependant maintenant tout avait changé. J'avais Nyu. Nyu me divertirais, j'en étais sûre. Nyu devait être doué pour ce genre de choses, déjà là, qu'il était assit à côté de moi il avait faillit me faire rire tellement il s'était empressé de me rejoindre.

C'est peut être ridicule mais il y avait pas mal de choses qui me plaisaient chez lui. J'adorais sa chevelure rutilante qui semblait encore plus flamboyante sous le soleil couchant, elle était fournie et cela donnait envie d'y passer la main. J'aimais ses yeux pétillants qui avaient la capacité de me faire frissonner, ils savaient parfaitement exprimer les émotions de son possesseur et c'était une chose que peu de personnes avaient. Les gens étaient de moins en moins expressifs de nos jours, alors trouver quelqu'un avec tel regard, je ne pouvais qu'apprécier. Qui plus est, j'adorais sa façon de baisser le regard lorsqu'il osait me regarder un tant soi peu. Il semblait gêné, il semblait soumit à ma personne et ça, j'aimais. Il me vouvoyait et ce, même après lui avoir révélé mon identité. Je me sentais puissante face à lui et je trouvais qu'il avait tout ce qu'il fallait pour être ma chose. C'est un peu péjoratif de dire cela, mais si j'avais un larbin ou une sorte d'esclave... Je pense que je le traiterais bien. Il devrait bien évidemment obéir à mes caprices et aux idées les plus farfelues qui pourraient me traverser l'esprit afin de vaincre mon ennui. La suite des évènements, changeait légèrement le comportement du rouquin, cependant, il restait égal à lui même et cela ne m'étonnait pas plus que ça. Il me faisait des compliments et je ne pus m'empêcher d'avoir un petit rire, la main devant mes lèvres je me laissais aller au rire cristallin que j'avais, ma voix était peut être le plus beau don que la nature m'avait fait. Je me calmai pour regarder Nyu tendrement.

« Merci beaucoup Nyu, j'aime beaucoup ce que tu me dis si tu continues comme ça, je ne vais plus pouvoir me passer de ta présence, uniquement pour pouvoir entendre tes douces paroles... »

Je fis papillonner mes paupières en le laissant se pencher vers moi, la bouche légèrement entre-ouverte, j'observais ce qu'il était en train de faire et vraisemblablement il semblait humer mon parfum. Le bout de son nez frôla ma peau, un mince sourire étira mes lèvres alors que je ne le lâchais plus du regard. Je sentis même ses lèvres contre moi et à ce contact je ne pus m'empêcher de frémir, ayant un léger soubresaut, qui fit s'agiter mon corps en entier. Je laissais le silence s'imposer entre nous, seul le doux clapotis de l'eau sous ma queue se faisait entendre. J'avais l'habitude de recevoir des baisers, d'être caressée, touchée. Généralement les hommes apprécient ma peau douce. Il faut dire que je prend vraiment soin de moi. Je suis une fille assez coquette. Mais là, ce simple effleurement, ses lèvres proches de mon oreille m'avaient fait frémir de tout mon être sans que je puisse le contrôler. Cet être semblait être un très bon manipulateur pour se mettre les filles dans la poche, ou alors il ne se rendait pas vraiment compte de ce qu'il faisait et des effets que cela avait sur moi mais je devais me méfier, c'était moi qui était censée charmer et non l'inverse. J'étais curieuse de savoir à quelle espèce il appartenait mais je pense que ce ne serait pas tout de suite que je le découvrirais, laissons un peu de mystère planer entre nous.
Délicatement, je vins glisser deux doigts sous le menton du jeune garçon, j'esquissais un petit sourire et je ramenais son visage vers le mien pour déposer un baiser tendre sur sa joue, assez proche de ses lèvres mais assez loin aussi pour laisser croire au parfait hasard. Je lui fis par la suite un petit clin d'œil avant d'effleurer sa joue du bout des doigts. Faisant comme si de rien n'était, je reposais mes yeux sur le coucher de soleil et je murmurais.

« Regarde Nyu, le soleil part dormir, quelque part... Dans l'océan... »

Je laissais échapper un soupir quelques peu mélancolique. Pour une sirène, je n'avais jamais vu l'océan. C'était un honte pour l'espèce que j'étais. J'avais été dans la mer, mais jamais plus loin que le port, et le port, c'était comme ce lac. Au bout d'un moment, on a tout vu. Je fixais encore quelques temps le soleil qui s'en allait jusqu'au lendemain matin avant de tourner la tête de nouveau vers ma nouvelle découverte. Je souris à nouveau avant de prendre une des fleurs que j'avais dans les cheveux, et je vint la déposer dans le feu de la crinière de Nyu, m'attardant un petit peu pour caresser ses cheveux. J'eus un petit rire en le regardant avant de déclarer.

« Un peu de fraicheur dans tout ce feu. Elle est blanche comme la neige, ne la fait pas fondre dans cet incendie. »

Je lui fis un petit clin d'œil, ne le quittant à présent plus des yeux. Je devais lui paraître bizarre maintenant. Mais je m'amusais comme je pouvais, qui plus est, j'avais vu qu'il n'était pas insensible à mon corps alors je prendrais un malin plaisir à le rendre dingue. C'était un petit jeu qui m'amusait plus que tout au monde, jouer avec les hommes, appuyant sur leurs faiblesses sans aucune vergogne. Je n'avais pas de pitié pour les gens alors je n'allais pas commencer aujourd'hui. J'attendis un petit instant avant de regarder mon propre soutient gorge. Je l'avais vu loucher dessus plusieurs fois, il était vrai que j'avais une belle poitrine si c'était cela qu'il regardait. Alors je me tournais un peu pour lui montrer mon dos et je demandais d'une petite voix enfantine.

« Dis moi Nyu, tu voudrais bien resserrer les bretelles s'il te plait ? »

Les demandes que je faisais paraissaient toujours innocentes mais elles étaient vraiment des ordres. Simplement ils étaient formulés de façon à ressembler à des demandes normales. Mais non, j'aimais dominer, j'aimais donner des ordres et surtout j'adorais qu'on m'obéisse. Testons à quel point Nyu pouvait être serviable.


Dernière édition par Aysha L. Lawford le Ven 26 Aoû - 15:04, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

avatar
CALL ME Nyu Kyumoe
ENVIOUS STUDENTS
■ Messages : 32
■ Date d'inscription : 09/07/2011

What's inside ?
✖ Who are you ?:
✖ Danger's level:
2/5  (2/5)
MessageSujet: Re: J'ai trouvé un ange au fond de l'eau. Un ange dont les ailes étaient d'écailles. Sam 30 Juil - 12:01

Le Kitsune resta quelques secondes à savourer ce parfum, cet étonnant parfum fruité, ce parfum qui agitait son essence et l’ébranlait. Il passa une langue sur ses lèvres, résistant difficilement au besoin de la mordre… Après tout, c’est comme ça que ceux de sa race se font la cour. Nyu n’avait jamais essayé, il n’avait même jamais croisé quelqu’un de son espèce, pour l’instant, mais cela faisait partie des savoirs qu’un Kitsune renferme en lui, au plus profond de son esprit. Le petit rouquin dut faire un effort de volonté pour se reculer, son cœur s’étant accéléré alors que son sourire niais se faisait un peu plus sérieux. Aysha. Il ne fallait pas mentir, elle produisait sur lui un effet étrange. Il sentait la flamme de son âme s’embraser, le brasier de son être gagner en ampleur au point où au fond de ses prunelles, on pouvait apercevoir les reflets de cet incendie interne. Discrètement, il se mit légèrement à haleter pour tempérer cette hausse brutale de chaleur.
Pourquoi..? Pourquoi ce concert de sensations en lui? Le rouquin ne le savait pas. Il savait très peu de choses à son propre sujet, en fait. Il ferma à demi les yeux, comme un chat au repos, alors qu’au contraire, ses pensées, une fois de plus, s’emballaient. Il avait cette envie de se frotter à elle. De sentir ses mains se glisser tout le long de son corps. De rester là, toujours, sous sa coupe, sous sa main, obéir aux moindres de ses besoins. Mais déjà, une autre partie en lui envisageait l’évènement autrement. Aysha semblait l’apprécier, elle souhaitait même sa présence. Il jeta une œillade sur sa queue de poisson. Une sirène, hein. Le savoir ancien du Kitsune, ces connaissances que partagent tous ceux de sa race, le prévint aussitôt qu’elle pouvait être dangereuse, après tout, elle l’avait même envoûté un court instant. Elle semblait d’ailleurs coquette, il n’y avait qu’à voir quel soin elle accordait à son apparence.

Une nouvelle fois, l’esprit du Kitsune se divisa en deux voies, celle de l’enfant qu’il était encore un peu, et celle du Kitsune pur et dur qui subsistait : justement, il ne faut pas qu’elle voie sa vraie apparence. Jamais. Il avait peur de la dégouter, d’une part. D’autre part, il était risqué de trop se découvrir.
Malgré cette méfiance et cette légère crainte qu’il ressentait -il détestait l’eau, en plus-, il n’arrivait pas à… Ne plus l’admirer. Il avait envie de lui sauter dessus. Pas forcément pour aller bien loin, hein, juste pour le plaisir de se lover contre elle comme un chat, d’embrasser sa peau, de savourer la chaleur et la douceur de son corps de neige. Après tout, la seule personne qui s’était montrée câline avait été une femme, une prêtresse certes, mais une femme quand même. Femme. Quelque soit leur race, elles se montraient souvent sensibles, fragiles. Combien de fois Nyu en avait il fait tomber? Pas amoureuse, non, mais il les avait faites s’effondrer, par quelques mots quelques gestes?
Il se mordit la lèvre. Mais, avec Aysha, c’était différent. Il n’avait pas envie de la voir pleurer, du moins, pour l’instant. Il voulait au contraire qu’elle garde son sourire, ses gestes tendres, son rire cristallin, ces pierres de jades étincelantes de joie qui lui servaient d’yeux. Le jeune garçon dévia le regard, des pensées malsaines lui venant finalement en tête, mais il les chassa en s’ébrouant. Les Kitsune ont bien quelques connaissances en amour, comme toutes les races, mais même entre eux, ils jouent sur le charme, peuvent parfois avoir des relations sans que cela ne soit bien sérieux… Ils aiment varier les partenaires, pour satisfaire leur curiosité.
Curiosité. Elle le dévorait. Elle grignotait ses pensées, prenant les rênes de son corps, de son cerveau, le forçant à redresser les yeux vers la déesse installée à son côté. Son adoration pour la ravissante créature se mêlait à un désir sombre, complètement opposé à son innocence. Les Kitsune restent des êtres pleins de contradictions… Voilà pourquoi même Nyu ne se connaissait ni ne se comprenait. Il raisonnait comme un gosse possédant le savoir de plusieurs vieillards, comme un enfant innocent qui ne sait pas faire la distinction entre le bien et le mal mais qui a les connaissances pour commettre le pire comme le meilleur. Ce qu’avait envie de faire Nyu? Sautiller autour d’elle, couiner joyeusement, se rouler dans l’herbe près d’elle pour la faire rire, venir demander des caresses à sa déesse des eaux, voire un baiser, un rapide. La plaquer contre l’herbe, la couvrir de baisers, de morsures, l’entendre gémir, la sentir s’arquer contre lui. Se blottir dans ses bras, s’allonger sur ses jambes, somnoler comme un bon vieux matou contre elle. Tout faire pour la ravir, être le maître de ses joies, de ses peines, apprendre à connaître tout d’elle, ses qualités mais bien sur ses adorables défauts…

Nyu préféra baisser le regard devant celui de la jeune fille. Son cœur battait si fort qu’il en avait mal. Son essence se tordait, divisée par sa double façon de raisonner. Cependant, il restait calme, habitué aux tornades de ses pensées, ne cessant de contempler la source de cet ouragan en lui. Aysha. Princesse des mers, reine des cœurs. Une chose restait certaine : il resterait à ses côtés. Toujours. Même quand elle ne voudrait plus de lui. Elle était trop belle, trop douce, pour qu’il la délaisse ou même, l’oublie. Il n’en était pas capable. L’image de la demoiselle, chacun de ses regards, était comme une dague qui aurait lacérée son essence, le brasier de son être, y imprimant une marque profonde et ineffaçable. Lui qui avait toujours aimé l’art, ce serait un crime de passer à côté d’une telle œuvre de la nature. Son regard tendre qu’elle lui accorda, et les douces paroles qui l’accompagnaient, le firent se figer, clignant des yeux alors que le rouge lui vint aux joues et l’envie de se jeter contre elle grimpa en flèche.

_ … Nyuh, Mademoiselle n’Aysha…Ne me remerciez pas, pas pour si peu. Remerciez vous, plutôt. Je ne dirais pas tout cela si vous n’étiez pas celle que vous êtes à présent.

Il l’avait sentie frémir, sous ses lèvres. Un frisson qui le remplit de plaisir et d’une joie si intense qu’il en ferma les yeux dans un soupir de contentement. Non. Ne pas la mordre. Ne pas planter ses dents dans cette peau de neige, ne pas glisser sa langue râpeuse sur cette surface douce et fragile, ne pas enserrer contre lui ce corps délicat et frêle, aux courbes hypnotisantes. L’envie de grimper sur elle, de jouer à ces jeux amoureux dont les Kitsune avaient l’art… Jouer, sans passer à l’acte, se charmer, sans qu’il n’y ait question de relation sexuelle, s’approcher de cette limite sans jamais la franchir.
Il sortit brusquement de ses pensées, ayant un sursaut craintif quand soudain, elle glissa ses doigts fins sous son menton, Nyu obéissant docilement lorsqu’elle le fit se reculer légèrement. Surpris, il cligna des yeux et la fixa de ses prunelles flamboyantes sous le désir. Elle se rapprocha et le garçon eut un petit geste de recul anxieux, craignant qu’elle ne le réprimande ou autre. Peut être lisait elle dans ses pensées? Il ne savait pas vraiment l’étendue des pouvoirs des sirènes… Mais non. Ses lèvres caressèrent sa joue, comme la pétale d’une fleur de cerisier. Un baiser furtif, léger, qui apaisa quelques instants le chaos effréné de ses pensées. Son clin d’œil le fit avoir un petit rire, une réaction en réalité assez nerveuse, due au tressaillement de son cœur. Il adressa une œillade au soleil couchant.
_ Nyuh…Il s’incline plutôt devant votre sourire.
Il eut un petit rire, tout heureux du simple effleurement de ses doigts le long de sa joue. A son soupir mélancolique, le Kitsune se figea, surpris. Triste? Pourquoi? Son esprit eut tôt fait de faire la liaison avec l’océan. Cette étendue d’eau salée lui manquait tant que ça? Nyu connaissait un peu ça, sauf qu’il avait le mal de la forêt et non pas de l’océan. Un autre évènement stoppa ses pensées quelques secondes. Une fleur. Une fleur qu’elle déposa dans sa crinière. Ses doigts fins se glissèrent le long de ses mèches, le comblant d’une joie indescriptible.
« Nyuuh… » laissa-t-il échapper en fermant les yeux, assis sagement, immobile, yeux clos, nez levé et sourire niais aux lèvres, savourant ce rapide contact pourtant ô combien agréable. Il allait être dur de ne pas enflammer ladite fleur, vu le feu qui brûlait en Nyu…

Elle lui tourna le dos dans un gracieux mouvement de hanches. Et lui demanda un service. Pas n’importe lequel. Mon dieu. Il allait devoir toucher son soutien gorge. Un vrai plaisir, mais aussi une torture, pour un fétichiste comme lui. Il s’approcha aussitôt, retenant difficilement des couinements de joie. Il leva les mains vers les fines bretelles de tissus, se figea, inspira pour garder son calme puis saisit la première. Ses doigts fins, agiles, caressèrent longuement la très, trop fine bande de tissus vert. Du coton, encore humide. Le tissus se glissa docilement le long de ses doigts, obéissant aux moindres gestes du Kitsune alors qu’il remit une à une les bretelles à une taille convenable pour la jeune femme. En ce qui concernait les vêtements, Nyu avait un véritable don. Il savait comment les régler, comment habiller quelqu’un, pour qu’il soit le plus à l’aise. Et les sous vêtements avaient une grande importance dans l’esprit du garçon. Surtout les soutiens gorges. Un vêtement qui représente toute la féminité d’une demoiselle, mais aussi, sa pudeur. Un vêtement qui laisse deviner la classe et la supériorité d’une femme par rapport à un homme, un vêtement qui en dit beaucoup sur une demoiselle. Selon la qualité du tissus, les couleurs employées, la coupe de l’habit, on peut en apprendre beaucoup sur quelqu’un.
Nyu caressa du regard le soutien gorge de la jeune femme, souriant à la vue de ce vert brodé discrètement de parmentures turquoises. Une petite fleur, détail coquet mais ravissant, avait été placée au sommet de chaque bretelle. Gardant ses mains sur les bretelles du vêtements, les appliquant doucement sur les omoplates de la demoiselle, inclinant son corps de façon à ne pas appuyer sur elle, il se pencha, ne résistant pas à l’envie de mordiller du bout des dents l’une de ces petites fleurs ravissantes. Il lui suffit de se décaler d’un rien pour laisser le soin à ses dents pointues d’accorder un très léger mordillement, à peine appuyé, dans un geste d’affection comme ont les Kitsune entre eux, avant de se reculer en rougissant légèrement, un sourire ravi aux lèvres cependant. C’était encore plus agréable que ce dont il avait rêvé…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
CALL ME Invité
Invité
MessageSujet: Re: J'ai trouvé un ange au fond de l'eau. Un ange dont les ailes étaient d'écailles. Mar 9 Aoû - 20:20

Il était si doux avec moi, si tendre, que je pouvais en rougir très légèrement. J'avais l'habitude que les gens m'apprécient certes mais je ne pensais pas que quelqu'un était capable de faire autant en si peu de temps. Vous ne pouvez pas comprendre tant que vous n'avez pas reçut ce regard brulant sur votre corps, que vous n'avez pas lut cette admiration et ce désir innocent dans ses pupilles rouges. Il était totalement envoûtant dans sa façon de m'admirer. J'admirais sa façon d'être totalement soumit à ma propre personne. Ce petit être serait certainement un ami indispensable à ma panoplie de larbins. Il pourrait peut être même devenir celui que j'apprécierais le plus car il ne faut pas se leurrer, je suis une peste qui profite de ses avantages pour arriver à ses fins mais je m'attache très rapidement aux gens en même temps que je me sers d'eux. Je testais le petit rouquin, je lui proposais de s'approcher de moi et de remettre mon sous vêtement en place. Il avait semblé très touché par mes petites attentions, pures provocations. Je voulais voir comment il réagissait à mon contact. Il avait joué avec mon soutient gorge, il m'avait fait pensé à un petit chaton et il en avait le regard, malicieux, joueur, cette lueur que seuls les enfants possèdent. C'était quelque chose que beaucoup perdaient bien trop rapidement de nos jours. J'étais désespérée à cette idée. C'était dommage de ne plus trouver de petites boules d'innocence comme il l'était. Je l'appréciais déjà oui, c'était peut être un peu trop rapide à dire mais c'était ainsi. Je ne pouvais me défaire de ce que j'étais. Je le regardais, il était amusant, il semblait être gêné de ce qu'il avait fait, cependant moi cela ne me dérangeait pas, il aurait pu continuer s'il voulait. Je repris ma position initiale pour me tourner vers lui et je me penchais un peu en avant avant de lui susurrer, d'une voix envoûtante.

« Regarde-moi.... »

A ces mots, je plongeais dans l'eau et nageais rapidement dans le lac, à la manière des dauphins dans les grands océan. Vous savez, en sautant hors de l'eau à chaque impulsion donnée par ma queue, les bras le long de mon corps, mes cheveux volant derrière moi. J'adorais faire ça et cela m'amusais. J'adorais nager de cette manière lorsque le soleil se couchait parce que j'avais l'impression que je rejoignais le soleil. Si chaud, si gros, si beau. Au bout de quelques minutes, je retournais vers le bord, là où il y avait Nyu avec une vitesse fulgurante. J'avais un grand sourire sur le visage lorsque j'émergeais de l'eau du lac, ne me hissant pas encore en dehors de l'eau. Je regardais Nyu simplement. J'avais envie de compliment, d'être aimée, admirée et choyée. Ce serait un autre test pour lui. Après lui avoir fait un petit clin d'œil je lui demandais.

« Comment m'as tu trouvée ? »

Et là, sous l'eau, je transformais ma queue pour la remplacer part deux fines jambes toutes aussi belles que le reste de mon corps. Je me hissais enfin hors de l'eau, n'ayant pas honte d'être en sous-vêtements verts devant le rouquin. Je savais qu'il aimait me voir ainsi et je voyais dans son regard qu'il ne me ferait rien de mal. Tapotant ma cuisse doucement, je lui fit signe de s'approcher et une fois qu'il eut fait cela, je passais une main dans sa tignasse pour l'ébouriffer un peu en riant. Après quoi je le pris dans mes bras et je le serrais contre mon corps, déposant un petit baiser contre son front, mes lèvres encore humides. Ce n'étaient que des tests tout cela, mais en même temps, cela me plaisait. Je voulais voir quelles seraient ses réactions si jamais j'effectuais un rapprochement avec lui. Surtout que maintenant que j'avais retrouvé mes jambes, j'étais un peu plus agile sur terre et je pouvais plus facilement le câliner. Je l'avais pris contre moi alors que j'étais moi même appuyée contre une pierre lisse. J'avais un sourire tendre aux lèvres car je me sentais bien, l'ambiance était agréable ici. C'était si apaisant et la présence de Nyu me rendait étrangement joyeuse, presque euphorique. Lui caressant les cheveux distraitement je repris ma chanson en latin, ressentant le besoin de chanter lorsqu'il était là. Je voulais qu'il m'aime, qu'il m'admire, et qu'il l'avoue. Je voulais qu'il soit à moi, qu'il soit totalement soumit à ma personne.

« Os iusti meditabitur sapientiam... Et lingua eius loquetur indicium... Beatus vir qui suffert tentationem... Quoniqm cum probates fuerit accipient coronam vitae... Kyrie, ignis divine, eleison... O quam sancta, quam serena... Quam benigma, quam amoena... O castitatis lilium  »

[HRP : Chanson la chanson chantée par Aysha est toujours la même c'est Lilium de Kumiko Noma]


Dernière édition par Aysha L. Lawford le Ven 26 Aoû - 15:04, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

avatar
CALL ME Nyu Kyumoe
ENVIOUS STUDENTS
■ Messages : 32
■ Date d'inscription : 09/07/2011

What's inside ?
✖ Who are you ?:
✖ Danger's level:
2/5  (2/5)
MessageSujet: Re: J'ai trouvé un ange au fond de l'eau. Un ange dont les ailes étaient d'écailles. Jeu 25 Aoû - 23:49

_ Regarde moi.

Ô, sublime princesse, toi qui règne déjà sur les mers et les cœurs, quelle bonté as-tu d’étendre ta majesté sur un être aussi misérable qu’est Nyu. Obéissant, son cœur battant à tout rompre, il lève de nouveau ses prunelles vers la demoiselle. Ses yeux flamboient comme le soleil couchant, ce soleil couchant qui dissimule de ses rayons sanglants de biens sombres désirs… Des désirs tapis au creux de la conscience du Kitsune. Il n’y pense pas encore, il ne pense qu’à cette beauté irréelle offerte à ses yeux impurs, ses yeux embrasés de passion, ses yeux qui peuvent donner un aperçu de l’enfer ou du paradis selon la façon de voir les choses. Feu purificateur, feu destructeur, une passion brûlante, dévorante, toute dirigée vers cette créature de rêve qui s’offrait à lui.
Elle plongea dans l’eau. Avant d’en surgir. Ballerine dansant au rythme des ondes, hirondelle capricieuse, la voila qui apparaît, sa peau et ses écailles resplendissantes sous le soleil couchant. Avant que l’eau, sa mère protectrice, ne l’accueille dans ses bras, comme cherchant à protéger sa fille du regard éberlué et admiratif du Kitsune resté sur le bord.

Il n’osa pas s’approcher, alors qu’une envie sourde grimpait en lui. L’envie de sauter, d’aller la rejoindre, de nager en sa compagnie. Mais Nyu ne savait pas nager. Nyu avait peur de l’eau. Cet élément réputé pour sa douceur, mais qui se révélait être un prédateur redoutable. Sur combien de marins avait elle refermé ses crocs? Combien d’existences avait elle réduit à néant? Mais que peut on contre un corps inexistant, contre une créature affamée dont l’estomac n’admet pas de limites? Même en quantité infime, l’eau sait être redoutable, l’eau peut tuer de l’intérieur, provoquant des maladies affreuses et immondes. Mais l’admiration de Nyu pour Aysha n’en était que renforcée. Quelle assurance… Quel bravoure de se mêler ainsi aux flots… Comment une enfant de la mer pouvait se montrer si magnifique, si adorable et gentille à son égard..? Il peinait à y croire, bénissant la chance qu’il avait eu de faire sa rencontre…Aysha vint le rejoindre, se hissant à son côté. Nyu, par reflexe, inclina légèrement la tête dans un geste respectueux.

_ Nyuh.. Vous… Vous…

Il n’en trouvait plus même les mots. Enfin, il n’en trouvait pas dont le sens était assez fort pour valoir cette admiration qui avait avait agrandi ses prunelles.

_Vous êtes…Ouah… Mademoiselle n’Aysha…, parvint il juste à bafouiller timidement en rougissant. Il passa une main dans sa crinière rousse en ayant un petit rire intimidé. Un rire qui se figea, Nyu clignant des yeux à la vue de ses jambes longues et fines qu’elle émergea de l’eau. Encore toute rutilante d’humidité, sa peau semblait comme couverte de paillettes, reflétant les rayons mourants du soleil. On aurait dit que la charmante demoiselle s’était vêtue d’un paréo transparent, doté d’éclats rosés ou orangés selon l’inclinaison du tissus. Nyu, stupidement certes, resta carrément bouche bée, ses yeux écarquillés. Qu’elle était belle. Et encore, le mot belle ne suffisait pas. Le Kitsune n’arrivait plus même à réfléchir, admirant sa silhouette féline, ses courbes plus qu’appréciables, la perfection de ce corps qui s’affichait sans gêne ou timidité devant lui. Nyu restait un esprit de la nature… Et n’avait pas l’esprit pervers que possède un être humain. Il voyait devant ses yeux un véritable miracle de la nature, une perle nacrée venant du fond des mers…Un véritable trésor, aussi précieux que rare, un trésor qu’il se surprit à vouloir protéger, de ses petits poings et de ses crocs aiguisés. Se sentant prêt à affronter 4 loups garous enragés pour un simple sourire de sa princesse. Il s’approcha quand elle lui fit signe, gardant la tête basse, se sentant plus sale et misérable que jamais. Il ne méritait pas de se tenir si près d’elle… Elle ébouriffa soudain sa chevelure, Nyu clignant des yeux, ayant l’impression que son cœur allait se rompre dans sa poitrine à force de battre si vite… Le baiser humide sur son front brûlant manqua de l’achever. Soudain, elle glissa ses bras divins autour de la taille frêle du Kitsune, le collant tendrement contre sa peau douce, encore humide, mais si parfumée.. Nyu avait écarquillé les yeux, sa respiration se figeant dans sa poitrine. Il se mit à trembler. Sa joie était telle qu’elle forma une boule dans sa gorge, tirant sur ses cordes vocales. Les larmes lui vinrent aux yeux.

_ …Merci…, parvint il à murmurer d’une petite voix avant qu’elle ne commence à chanter, ..Merci mademoiselle n’Aysha…
Les larmes découlèrent alors qu’un sourire heureux éclairait le visage du Kitsune.
_ Merci…
Puis il se tut, écoutant respectueusement le son de sa voix, se laissant bercer par son chant, qui caressait l’ouïe et le cœur, faisant disparaître toute trace de gêne ou de stress…Finissant de faire croire au Kitsune qu’il se trouvait dans les bras d’un ange, un ange qui lui aurait offert quelques minutes de son précieux temps pour lui faire découvrir le paradis…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
CALL ME Invité
Invité
MessageSujet: Re: J'ai trouvé un ange au fond de l'eau. Un ange dont les ailes étaient d'écailles. Ven 2 Sep - 16:45

Il semblait totalement charmé par ma personne, en même temps, qui ne le serait pas, je suis le genre de fille parfaite que tout le monde aime, mais lui, c'était quelque chose en plus, c'était comme si lui, il avait le pouvoir de me rendre un peu moins blasée par rapport aux autres. Il était adorable et attendrissant, il était comme le petit animal de compagnie que j'avais toujours espéré avoir. C'est vrai quoi, un petit garçon tout mignon, roux, qui adore les câlins et qui a une touffe de cheveux aussi imposante qu'une belle crinière de lion ! Je ne sais pas quelle est sa race ou son don mais une chose est sûre maintenant il serait mon petit animal de compagnie, mon distributeur de câlins et de bisous. Ma tendresse n'irait qu'envers lui et en plus de ça je suis sûre qu'il accepterait de porter mes livres. Si c'est pas beau ça. J'adorais me faire servir depuis toute petite, déjà quand j'avais à peine dix ans je me surprenais à vouloir diriger mon père pour qu'il fasse tout ce que je voulais. Au début c'était pour me ramener à manger ou à boire. Après c'était pour m'acheter ce que je désirais, puis pour m'inscrire à la danse, à l'équitation, les cours de chant, le téléphone portable, l'ordinateur, les professeurs particuliers, les super soirées organisées à la maison. Tout ça rien que pour moi et mon père cédait aux moindres caprices. Je ne sais pas s'il avait peur de quoi que ce soit ou si j'arrivais déjà à le charmer mais plus je vieillissais et plus j'arrivais à le maîtriser. C'était simplement grandiose. J'arrivais aussi à faire la même chose avec mes professeurs en Angleterre. Un petit clin d'oeil, on restait longtemps à discuter dans la salle après les cours et l'heure de colle ou la mauvaise note disparaissait. C'était comme par magie, un petit enchantement rien que pour moi et je dois avouer que j'adorais ça. Ici je n'avais encore personne pour céder à tous mes caprices et je décidais déjà que Nyu serait le parfait larbin. En plus, me connaissant il est tellement mignon que je ne tarderais pas à m'attacher à lui et à le trouver encore plus attendrissant qu'avant.

Déjà maintenant je m'étais attachée à lui alors c'est pour vous dire. Cependant la nuit tombait et cela risquait d'être une belle nuit. Ils avaient prévu une pleine lune et je n'avais pas très envie de me retrouver tout de suite avec un loup garou en train de me mordiller la queue. Sans façon. Alors je caressais le dos de Nyu, avant de me relever. Il semblait apprécier ma compagnie autant que moi j'appréciais la sienne. J'enfilais mon mini-short en jeans et mon débardeur blanc qui devint vitre transparent étant donné que j'étais encore mouillée et j'attachais mes cheveux en chignon un peu débrayé afin de ne pas tremper plus mes vêtements. J'enfilais mes chaussures en songeant à tous les compliments que m'avaient fait le rouquin. J'appréciais vraiment qu'il me dise tout cela, ça faisait un bien fou, j'avais besoin de ma dose de compliments par jours alors imaginez si je n'ai plus mon père ou mes anciens camarades de classe pour cela ? Je devais me trouver quelqu'un ici et c'était ce quelqu'un qui m'avait trouvé. Après être enfin habillée et tout le tatouin je revins vers lui et je déposais un baiser sur son front, lui prenant la main doucement pour la caresser.

« Je suis vraiment ravie de t'avoir rencontré Nyu. Je suis nouvelle ici et je ne parle pas encore bien la langue j'étais heureuse que quelqu'un vienne vers moi.. »

Il est vrai que j'avais un fort accent Anglais quand je parlais mais je me débrouillais bien en Japonais étant donné que j'avais pris des cours pendant bien longtemps. Et j'étais plutôt douée ce qui est bon pour moi. Je m'agenouillais devant lui et je finis par poser mes mains sur ses joues pour déposer un baiser sur ses lèvres, assez long et tendre. Je me reculais par la suite et me relevais pour me lécher les lèvres avant d'ébouriffer ses cheveux. Je lui fis un petit clin d'oeil avant de glousser.

« J'espère que nous nous reverrons bientôt, je dois y aller maintenant, ce n'est pas sûr de rester ici la nuit. Pourquoi pas un petit peu tous les jours pour se voir ? »

Je lui fis un petit clin d'œil avant de m'incliner et de lui caresser la joue, partant lentement en direction de l'école, peut être me suivrait-il ou non, peut m'importait tant que je rentrais avant le coucher du soleil.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
CALL ME Nyu Kyumoe
ENVIOUS STUDENTS
■ Messages : 32
■ Date d'inscription : 09/07/2011

What's inside ?
✖ Who are you ?:
✖ Danger's level:
2/5  (2/5)
MessageSujet: Re: J'ai trouvé un ange au fond de l'eau. Un ange dont les ailes étaient d'écailles. Jeu 8 Sep - 21:30

Nyu avait arqué le dos comme un chat quand les doigts fins de la demoiselle se glissèrent le long de sa colonne vertébrale dans une douce caresse, suivant ses vertèbres que l’on pouvait percevoir malgré la chemise qu’il portait. Nyu avait toujours été un fan inconsidéré des caresses. Peut être était ce en raison de l’absence d’affection, de tendresse ou tout simplement de parents qu’il avait eu jusqu’à présent? Quoi que, quelqu’un comme lui pouvait il vraiment être en manque de présence parentale? Les Kitsune sont joueurs, point. Après tout, les caresses peuvent faire partir du jeu. Un tel contact peut ne pas conduire à quelque chose de sérieux…Pourtant Nyu ressentait une sérieuse affection et dévotion pour la si jolie et si douce mademoiselle n’Aysha. Depuis qu’il était ici, il avait eu plus l’habitude d’être malmené que chouchouté. Enfin, des mains s’apposaient sur son corps, non pas pour faire naître en lui une quelconque souffrance, mais seulement une longue, et ô combien agréable, sensation de douceur, d’apaisement, de tendresse. Il ne faisait plus vraiment attention au soleil qui déclinait. Après tout, il était à la base une créature nocturne, du moins, en temps normal. Mais il ne pensait qu’à Aysha, qu’à savourer toute cette tendresse à son égard, ralentissant les battements précipités de son cœur, lui faisant passer toute envie de courir, apaisant les flammes de son essence. Mais soudain, elle s’écarta doucement. Nyu retint difficilement un gémissement, se reculant maladroitement d’un pas ou deux, levant la tête vers elle, cillant quand elle se rhabilla. Elle était pourtant tellement belle, seulement vêtue de ses sous vêtements. Nyu comprenait que les moches, comme lui, se cachent, mais pourquoi Elle…? Il s’assit sagement, restant de longues minutes à simplement la contempler de bas en haut, admirant chacune de ses courbes, détaillant la moindre finesse, la moindre ombre. Sa peau ne présentait aucune imperfection, bien entendu. Son corps non plus, d’ailleurs… Nyu avait d’ailleurs entrouvert les lèvres et ouvert d’immenses pupilles comme pour essayer de capturer toute son image sans avoir besoin de baisser ou remonter les yeux. Elle vint vers lui, déposant ses lèvres aussi douces, mais aussi attirantes qu’une pêche de vigne sucrée gorgée de soleil, sur son front. Puis elle se redressa, prenant sa main dans la sienne, la caressant délicatement du bout des doigts. Les mains d’Aysha restaient longues, ses doigts étant délicatement élancés. Celles de Nyu paraissaient toutes petites à côté, ses articulations ressortaient un peu malgré sa peau légèrement tannée.

Timidement, il glissa ses doigts le long des siens, restant de longues secondes à contempler ses mains. Il ne se lassait pas de la dévorer du regard, de contempler cette véritable œuvre de la nature qu’elle représentait à elle toute seule. Elle alliait la grâce du félin aux silhouettes élancées des chevreuils, avec la beauté d’une tigresse des neiges, la majesté d’une biche dont les yeux doux parcourent avec la dignité d’une reine tout ce qui a l’honneur de la croiser. Elle prit alors la parole, Nyu baissant la tête dans un geste respectueux, mais n’arrivant pas à baisser les yeux devant elle. Ne pas s’incliner devant tant de beauté, c’est l’insulter. Ne pas admirer une telle splendeur, c’est l’offenser. Il ferma à demi les yeux comme un chat que l’on dorlote quand son adorable accent vint caresser son ouïe, permettant à ses pensées de voyager le long de ses syllabes, vers un pays encore inconnu à l’esprit du Kitsune. Il sentit sa terrible et insatiable curiosité s’éveiller, mais préféra la faire taire, pour l’instant tout du moins. Il allait pour dire quelque chose, mais elle s’agenouilla soudain devant lui. Prit son visage doucement dans ses mains. Ses lèvres tant désirées, ses lèvres aux formes aussi appétissantes qu’un fruit d’été, se déposèrent sur celles tremblantes du Kitsune. Une petite langue habile vint se faufiler entre leurs lèvres et taquiner celle râpeuse du petit renard. Sous le choc, deux pics couverts de fourrure orange surgirent de sa crinière rousse. Des oreilles de renard, qui se mirent à battre précipitamment, timidement. Elle s’écarta, parla encore, caressa sa joue et s’éloigna.

Laissant un Nyu éberlué, choqué au possible. Il en était resté bouche bée, comme mort, son esprit n’émettait plus même une pensée. Mais c’était le calme avant la tempête. Une tornade de sentiments, de sensations, déboulèrent dans son esprit, ses idées, au lieu de s’enchaîner, se poussèrent des coudes, ne faisant que compliquer leur circulation. Il mit quelques minutes avant de bondir à sa suite.
_ Attendez…! Attendez moi, mademoiselle n’Aysha !
Il trébucha et tomba durement au sol, ayant un couinement d’angoisse.
_ Attendez moi…
Elle se figea, se retourna à demi, mais déjà, Nyu s’ était aggrippé à sa jambe, frottant sa joue contre, enlaçant sa jambe comme si il s’agissait de sa bouée de sauvetage.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
CALL ME Invité
Invité
MessageSujet: Re: J'ai trouvé un ange au fond de l'eau. Un ange dont les ailes étaient d'écailles. Lun 26 Sep - 10:05

« Chante Rossignol, chante ! Mon doux... Rossignol.... Oh chante Rossignol chante, dans la nuiiit... »

Ce fut les dernières paroles de mon chant que je prononçais avant de m'endormir. Nous étions tous les deux enlacés dans mon lit, je l'avais amené dans ma chambre car je n'avais pas eus le courage de le repousser. Il était tellement mignon quand il m'avait rattrapé et qu'il m'avait demandé d'attendre que je l'avais laissé venir au près de moi. Je l'avais décroché de ma jambe et lui avais pris la main pour le garder au près de moi et rentrer à pas lent vers les dortoirs. Je pense que dormir ensemble était interdit mais ce n'était pas grave. J'étais restée silencieuse, lui offrant quelques baisers de temps à autre, caressant ses cheveux, l'enlaçant. Puis je m'étais éclipsée pour aller prendre une douche et me mettre en pyjama ; un petit short gris avec un débardeur blanc. Je revins au près de lui et nous allâmes nous coucher. Afin de nous endormir plus rapidement je m'étais mise à chanter la chanson du doux rossignol et je dois avouer que cela avait eut son petit effet car moi-même j'avais finis par m'endormir.

En dormant, je pensais, je rêvais, je me disais que la vie ici ne serait peut être pas aussi ennuyeuse que je le pensais. Avec Nyu, j'avais réussit à avoir un petit larbin bien attendrissant. La seule chose qui risquait de poser problème était qu'il était tellement mignon que je finirais par m'attacher réellement à lui. Quoi c'est vrai comment résister à une boule de poil pareille ? Résister à l'envie de lui faire des câlins, des bisous, et tout le reste ? J'avais envie de m'amuser avec lui autant que j'avais envie qu'il me porte mes livres pour que je n'a pas le besoin de me fatiguer en cours.

C'était peut être méchant ce que je pensais mais j'étais comme ça, je n'étais pas d'un naturel tendre, c'était juste qu'il réveillait chez moi des instincts maternel on peut dire ça comme ça et puis il m'intriguait, j'adorais son comportement de gamin un peu insouciant de la vie. Il était si mignon, si adorable. Jamais je ne pourrais penser qu'il eut déjà affaire à quelconque méchanceté en ce monde. L'ingénu, il me faisait penser à l'ingénu. Il était comme lui, son regard semblait doux sur le monde, dénué de jugements, il ne parlait pas à tord et à travers et n'hésitait pas à dire ce qu'il avait envie de dire. Il avait cette timidité naturelle qui le rendait d'autant plus mignon et cette façon de rougir face à une jolie fille était tout simplement adorable.

Oui, je crois que je m'étais déjà attachée à lui. Mais ce n'est pas ma faute, c'est lui après tout qui l'a cherché, c'est lui qui s'est laissé charmé par mon chant. Bon d'accord c'était le but mais tout de même, je ne pensais pas que cela fonctionnerait aussi bien. Si c'était comme ça, je chanterais, encore et encore et j'attirerais tous les hommes de cette terre et je les embrasserais. Enfin... Si seulement j'avais un cœur de pierre afin de pouvoir à mon tour tous leur résister. J'étais peut être un peu trop facile d'accès, mais c'est parce qu'au fond... Je suis sensible...

« Dors bien Nyu... »

Avais-je alors soufflé dans un instant juste avant que Morphée ne m'accueille complètement dans ses bras.

(Pardon c 'est court mais c'est pour clôturer.)
Revenir en haut Aller en bas


CALL ME Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: J'ai trouvé un ange au fond de l'eau. Un ange dont les ailes étaient d'écailles.

Revenir en haut Aller en bas

J'ai trouvé un ange au fond de l'eau. Un ange dont les ailes étaient d'écailles.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
www.T H E O T H E R S I D E :: L'antre du Kraken-
Sauter vers: