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Dans cet établissement pas de discrimination, tout le monde demeure sur un pied d’égalité : vampires, humains, loup-garous, succubes et autres créatures. Pour ce faire il est naturellement obligatoire de conserver une forme humaine. Marre du monde des humains où vous vous sentez à l’étroit, mal à l’aise ? Il vous manque simplement la liberté. Le pensionnat est là pour vous. Nous saurons vous trouver où que vous soyez et qui que vous soyez.Cependant derrière tout ces aspects d’égalité et de liberté les plans se trament et la tentation de hausser sa race en influence au sein de l’établissement apparaît. Les tensions montent secrètement et lentement entre les différents individus et l’odeur âpre de la confrontation entre celles-ci commence à ce faire sentir. Sous des airs angéliques vos voisins de table peuvent très bien vous haïr. Tout n’est que voile et mensonge. Maintenant à vous de faire votre entrée, qui que vous soyez, quoi que vous soyez. Continuerez vous le jeu malsain qui se joue dans l’établissement ou vous dresserez vous contre celui-ci en faisant éclater la vérité au grand jour ? Saurez vous passer « de l’autre coté » ?
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Aditi Chanda (FIche Terminée)

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CALL ME Invité
Invité
MessageSujet: Aditi Chanda (FIche Terminée) Dim 18 Sep - 2:13


Quelque chose qui bat, quelque chose qui se débat.

Qui suis je ? Ce que vous voyez et rien de plus, absolument rien.




• NOM : Chanda
• PRÉNOM(S) : Aditi
• ÂGE RÉEL / D'APPARENCE : 19 ans d'apparence, 220 d’apparence.
• DATE & LIEU DE NAISSANCE : Dehli, Inde
• RACE : Vampire
• MAISON(S) DÉSIRÉE(S) : Envy
• NIVEAU : 2




“ Et qui un jour est allé ci et là. „
Du sang, de la rage, de la haine ; ou au contraire, des sourires, de la joie, des souvenirs ~


18 mai, il y a bien longtemps : Au revoir Delhi.

Une totalité des cent jeunes femmes se tenaient sur le quai. Chacune d’entre elles était aussi bien vêtue que sa voisine, sinon mieux. Cheveux bouclés, de toutes les couleurs, volaient au vent. Dans tout le tas se mêlait des religieuses, bourgeois (venus voir le spectacle?), des petits et des grands. Tous voulaient venaient dire adieu à ces 100 jeunes femmes. Dire qu’elles étaient, avant tout cela, des orphelines!

Portant une robe d’une magnifique couleur émeraude mettant en valeur ma peau pâle, mes yeux foncés et mes cheveux noirs, je me tenais debout parmi ce tas de gens. J’adorais cette sensation lorsque le vent caressait mon visage, faisant voler mes long cheveux ici et là. Je trouvais cela dommage pour les autres femmes. Avec leurs cheveux bouclés au fer et attachés en des coiffures bien serrés, elles ne devaient pas sentit cette sensation de liberté que je ressentais en ce moment présent.

Notre bateau devait quitter le port dans moins de 20 minutes mais seulement une minime partie des 100 passagers que nous faisions, se jetait dans le navire. J’avais déjà prédit que je serais une des dernières à mettre les pieds sur le bateau.

Tous se faisaient des adieux autour de moi, et moi, étant la jeune fille que je faisais, j’en restais là, debout à regarder l’immense étendue d’eau que ne me rassurais gère. J’avais déjà eu la chance de monter sur un navire certes, mais mon expérience n’avait pas été une des plus belles de ma vie! Je détestais avoir la nausée et encore pire durant une longue période.


Alors que j’étais perdue dans mes pensées, une main, tout doucement, vient se poser sur mon épaule, la serra affectueusement. Je me retournai, surprise par le contact non attendu.

- Mère Thérèse…

- Aditi…



La tristesse pesait autant dans sa voix que dans la mienne et voyant ses magnifiques yeux bleus s’imbiber, je ne pus m’empêcher de la serrer dans mes bras, sans tout de même y verser de larmes. Je n’en avais pas le courage. Pour moi, débuter quelque chose par des larmes signifiait la finir avec des larmes et il n’était pas question que cela se produise.

Alors que la religieuse pleurer son mon épaule, je lui murmurais que je l’aimais, qu’elle avait été la mère que je n’avais jamais eue, qu’elle avait été la personne la plus importante de toute ma vie. Elle continuait à verser des larmes et j’avais de la peine à garder les miennes. Après tout, j’ignorais si nous nous reverrions un jour…

Puis finalement, Mère Thérèse se calma et respirant à fond, me fit face, les yeux plongés dans les miens. Nous ne prononçâmes aucune paroles, cela n’était pas nécessaire afin qu’on se comprenne mutuellement. Je savais très bien ce qu’elle voulait me dire, mais en était incapable. Il en était un peu pareil pour moi, car j’ignorais comment lui exprimer la gratitude et l’amour que je lui portais. Pour tout conclure, je lui pris la main, la main qui tenait la mienne pour me guider alors que je n’étais qu’une enfant, et la porta à mes lèvres, y posant un délicat baiser, qui, pour moi, signifiait tout ce que j’aurais voulu lui dire. Quant à elle, une autre larme lui échappa et la vieille dame vient me poser un baiser sur le front.

Voilà, nous venions de nous dire adieu, et cela, sans même prononcer un quelconque mot. Je laissai la femme qui avait fait ma vie derrière moi et ne me retournai pas même pour une dernière fois, je savais que si je le faisais, le tout deviendrai encore plus douloureux autant pour elle que moi.


Vers Londres

- Puis-je me permettre de vous demander la durée de notre voyage, j’ai la certitude que nous possédons au moins le droit de savoir cela si je ne me trompe!?

Le capitaine se leva, nous imposant toute la largeur de sa silhouette, l’aire quelque peu intimidant. Erreur. Pensait-il réellement que nous allions nous laisser faire de la sorte! Des hommes de son genre, j’en avais vu des tonnes et savais exactement comment la leur boucler.

- Mlle Aditi, vous connaissez déjà la réponse à cette question! Cessez de nous importuner avec cela et occuper-vous de votre travail!

- Nous ne sommes pas votre bétail, vous ordres vous pouvez vous les mettre là où je le pense…et cette fois, je désire avoir une réponse claire…Combien de temps?


Malgré mon envie de gifler l’homme, je parviens à prendre contrôle de ma voix. Je ne haussai pas le ton, cela n’aurait servis qu’à le provoquer un peu plus et je ne désirais pas que nous le payons encore une fois. Cette brute de mal élevé pouvait se montrer d’une méchanceté indéfinissable.

- Ça prendra bien le temps que ça voudra, maintenant, soit tu dégage, soit tu le regrette!


Eh bien…le signal d’alerte venait d’être sonné, il me tutoyait, chose non rassurante car cela venait tout juste avant qu’il nous pique une crise. De mon propre côté, j’essayais de rester le plus calme possible et devais garder mon assurance, sinon les deux autres avec moi allaient perdre la leurs et cela…pour j’ignore combien de temps. Je les sentais nerveuses à mes côtés et j’en dû baisser les bras, encore une fois devant le têtard à dents manquantes! Dieu que j’avais envie de lui arracher celles qui restaient!

Durant une fraction de secondes, mon regard et celui du capitaine se croisèrent. Si cela avait suffi à le griller sur place, je pense que les éclairs que je lui lançais auraient vachement pu nous servir, quant à lui, il me fusillait, tout à me laissant comprendre que si j’allais encore plus loin, j’en payerai cher…de ma peau.

Dégoutée, je tournai les talons, furieuse comme jamais. Comment osait-il nous faire des coups bas de la sorte! Et Anne, cette vieille sorcière qui vous avez promis que la traversée serait un pure bonheur…si elle n’avait pas été aussi vieille, elle en aurait payé le prix!

Espérance, Sunidhi et moi-même, descendirent dans la cave sous le regard obscènes des marins. Animaux affamés de plaisir charnels, ils ne se calmaient jamais. Pourquoi existait-il des hommes de leur genre? J’avais envie de vomir en pensant à toutes les vies qu’ils ont sans doute foutues en l’aire…dire que c’est seulement les femmes qui supportaient cela. J’aurais donné cher pour leur montrer ce qu’était de se faire violer.

Dans l’immense pièce, sous le bateau qui nous servait de chambre commune, environ une centaine de lits s’y alignaient. Enfin, j’appelle cela des lits, mais ça ressemble plutôt à sorte de litière où il faut qu’on se serre les bras contre sois pour ne pas les voir planter des deux côtés.

Une odeur fraîche y planait, chose surprenante en comparé avec le cabinet du capitaine! Bref, même si nous étions 97 dans cette endroit, nous savions nous tenir propre et quelques-unes adoraient se parfumer de toute sorte d’odeur, qui parfois en donnait même la nausée. Mais comment leurs en vouloir…nous n’avions rien d’autre à faire à part conversé et depuis la perte de trois de nos compatriotes, la discutions ne se faisait pas à la fort.

À cette pensée, mon cœur se brisa. Cela faisait environ 2 semaines que notre navire flottait sur l’eau et encore rien à l’horizon. Trois d’entre nous ont perdu la vie, le mal de mer a eu son mot à dire et leur santé s’était dégradée de jour en jours. Horreur plus que tout…elles, enfin, elles furent jetées à la mer, comme de vulgaires ordures. 7 autres femmes étaient dans un état critique et j’avais peur qu’il leurs arrive la même chose. Voilà pourquoi Espérance, une jeune Brésilienne et Sunidhi, de famille noble mais âgée seulement de 16 ans, étions allées voir, plus d’une fois, Anne et le capitaine afin de savoir si nous pouvions faire halte dans pas très longtemps.

Chaque fois, on nous réservait la même réponse : ils ne savaient pas exactement, mais c’était pour bientôt. Voilà ce qu’ils nous avaient dit il y a environ deux semaines. Je savais qu’ils nous mentaient. J’avais déjà jeté un œil sur les cartes…et nous étions loin d’être arrivées, mais une petite halte n’aurait fait de mal à personne, surtout à ces malheureuses dans le sous-sol du navire.

Des yeux pleins d’espoir nous accueillirent et comme à chaque fois, nous dûment baisser la tête. Plusieurs soupirs de découragement s’en suivirent et au loin…des larmes faisaient leurs apparitions.

- On y sera bientôt…on y sera…courage…


Courage? Moi-même j’étais sur le point de tout laisser tomber et je leurs demandais d’être courageuses…

Épuisée et humiliée, je me laissai tomber sur ce qui nous servait de lit. Espérance et Sunidhi ne me quittaient plus et je senti la main douce de l’indienne me passer dans les cheveux.

- Aditi, tu n’y peux rien…ce n’est pas de ta faute et tu le sais très bien…


Elle avait une de ces voix rassurante, calme, douce et son petit accent du nord la rendrait encore plus merveilleuse à entendre.

- Je le sais…et c’est cela qui me chagrine. Je ne peux rien faire pour ces femmes…


Voyant le visage défait de notre jeune amie Sunidhi, je la pris dans mes bras. Elle était une des plus jeunes du groupe, mais aussi une des plus courageuses.

Depuis notre départ de Delhi, ces deux filles étaient devenues mes proches amies. Elles, elles venaient de pays différents et jamais je n’avais pu découvrir pour quelle bonne raison elles avaient décidées de faire partie du convoi qui devait nous mener en Angleterre pour y travailler.

Bref, nous trois, ne nous quittions plus. Nous étions les seules qui voyaient un peu de face dans ce que nous venions de nous jeter, au moins, je n’étais pas la seule.

Au tout début, alors qu’il faisait à peine deux jours que nous voguions, tout allait bien. Enfin à part les divers maux de mer et tout le toutim. Les marins étaient respectueux et le capitaine aussi. Quant à Anne, nous la voyions que très rarement. Elle prie, nous répondait-on, alors que nous demandions à la voir.

Espérance trouvait cela louche et je fini par comprendre pourquoi, le jour où un des marins, un gros ivrogne, ne put s’empêcher de…enfin, de toucher l’une de nous. Révoltées comme nous étions, nous sommes allé tout de suite, premièrement : battre le vieux tas de gras et deuxièmement : nous plaindre auprès du capitaine ainsi qu’Anne. L’homme du bateau nous fit le discours de la fille qui voulait avoir l’attention du marin et que finalement, elle l’avait eu. Anne approuvais le point de vue du capitaine. Et nous comprirent que nous allions livrer bataille seules.

Après le malheureux incident (pour les marins biensure) les harcèlements se multiplièrent et les femmes refusèrent de quitter la cave. Nous eûmes droit à une visite d’Anne, qui nous dit seulement de nous tenir tranquilles si nous ne pouvions pas qu’il nous arrive une chose regrettable. D’après elle, c’était de notre faute si les hommes à bord s’existaient de la sorte. Depuis ce jour…cette bonne femme tomba sur ma liste noire.


Londres

Deux mois ou trois depuis notre départ de Dehli Je n’en sait rien, j’avais perdu le compte au bout de quelques semaines. Aujourd’hui, nous venons de toucher la terre ferme et c’est avec grandes peines que je me retenais de me laisser tomber sur cette terre après tant de temps passé sur un navire.

- Merci…

Ce fut à l’intention de Dieu que je prononçai ce mot.

Lorsque nous sommes arrivées au port de Londres nous étions toutes aussi bien habillées que de jeunes princesses. Qui aurait pu deviner tout le claver que nous venions de traverser. 22 d’entre nous y avaient laissées leurs vies. 22 cadavres gisaient dans les bras de l’océan et personne, sauf nous, les 78 survivantes, ne les pleura ni se les rappellera.

Je suis une des premières à débarquer et je fus surprise de voir la ligné de jeunes hommes qui nous attentait. Ils devaient être…du moins, plus d’une centaine. On y apercevait aussi quelques et mon premier geste fut de chercher Sunidhi des yeux. Malheureusement, je ne reconnus pas sa tête blonde parmi le tas d’autres et un pincement me fit mal au cœur. Pourquoi n’était-elle pas présente?

Sur ce, je posai pour la première fois de ma vie, les pieds sur un continent inconnu, qui, de loin ressemblait plutôt à celui de l’Angleterre. Peut-être était-ce car nous étions en plein été? D’après ce que je savais, l’hiver, ici, ce n’était pas facile!




Deux ans plus tard

Il faisait froid, et pourtant, j’avais pris la peine de bien fermer les fenêtres, du moins, c’est ce que je me rappelle. Tremblotante, je serai les couvertures un peu plus sur moi et voulu serrer contre moi mes deux enfants et ce fut en ne racontant que le vent dans mes bras que mes yeux s’ouvrir et que je me m’assis brusquement dans mon lit.

Un vent froid entrait à l’intérieur de la chambre par la fenêtre laissée grande ouverte. De la neige volait un peu partout et le peu que parvenait à cheminée ou des buches brulaient encore, se fondait très rapidement.

Mon cœur cessa de battre et la panique me prit à la gorge. Mes enfants en se trouvaient plus dans le lit, la fenêtre était grande ouverte, dehors il neigeait et dans la pièce d’à côté…la chaise berçante faisait un petit bruit qui m’était si familier…pourtant, il avait une anomalie dans ce son et cela me fit panier encore plus.

Une peur soudaine traînait dans mes entrailles, où étaient Julien et Daniel? Peut-être que Julien s’était réveiller et que Daniel le berçait…n’aillant pas voulut me réveiller? Je priais le bon Dieu qu’il en soit ainsi…même si, au plus profond de moi-même, je savais que quelque chose venait de se passer.

Tremblante, je me levai du lit sans faire le moindre bruit, pourquoi avais-je peur qu’un simplement craquement prévienne…je ne sais qui, que j’étais là?

Un feu crépitant dans le salon, je l’entendais parfaitement, seulement que ce n’étais pas moi qui l’avait allumé, loin de là et Daniel n’en aurait été incapable, il était trop jeune. À moins que…Andy!!!

Un sourire fit place sur mes lèvres, ma peur me quitta, remplacée par une joie inouïe et je me précipitai vers la porte de la chambre. Mon mari était revenu! Je n’en revenais pas! Un cri de joie voulu quitter ma gorge, lorsqu’une main se plaqua contre ma bouche, m’empêchant de commettre le moindre son. Cette fois-ci, je voulu crier, mais peine perdue, on me retenait fermement. Je sentais contre mon dos un torse d’homme, un torse dur et musclé. Mais ce qui me frappa le plus fut la froideur qui s’en dégageait. Un frisson me parcourut tout le corps et une panique encore plus forte que la précédente fit place en moi.

Un homme était entré chez moi, mes enfants se trouvaient je ne sais où et pire que tout, j’étais dans l’incapacité de faire le moindre mouvement me permettant d’aller à leur recherche!

Je portai mes mains à celle qui me tenait fermement muette, essayant de me dégager. J’essayais de crier à l’aide le plus que je voulais aucun son ne quittait mes lèvres. J’eu envie de pleurer…et me débâtie de plus belle, et cette fois-ci en y mettant plus d’effort. Une autre main vient m’emprisonner des bras contre mon corps. J’essayai les coups de pieds et c’est alors que mon agresseur prit la peine de m’adresser un avertissement.


- Cessez de bouger nom de Dieu, ou vous allez y passer aussi!

Passer aussi?? Passer à quoi???? Daniel! Julien!!! Mais que leurs avait-il fait? Je voulu articuler un « lâchez-moi!!!!! », tout ce que je pus faire fut de mordre la main qui se tenait contre ma bouche. Naturellement, l’inconnu n’eut aucune réaction face à cela. Je criai de plus belle, mais rien à faire, il ne me lâchait pas, au contraire, l’étau autour de ma taille se fit plus serré, me coupant le souffle une fraction de seconde.

- Mais taisez-vous à la fin!

La voix me parvient très proche de mon oreille et je sentis un souffle froid contre mon cou. Je me figeai et il me serra encore un peu contre lui. Un frisson d’horreur me traversa le corps et bizarrement, je ne tiens aussi tranquille que je le pus.

- Voilà qui vous aidera grandement…autant qu’à moi.

Dans ma tête, des scénarios d’échappement à cet homme se défilaient un à un, attendant que j’en sélectionne le bon, jusqu’à présent, je n’en voyais pas grand à suivre.

- Aditi, je ne vous veux aucun mal, d’accord, seulement, écoutez-moi attentivement et lorsque vous aurez tout comprit, vous me faites signe de la tête et je vous relâche, c’est bien comprit?

Je fis signe que oui, enfin du mieux que je le pouvais tout en essayant de me contrôler le plus possible. Ce type connaissait mon nom, chose qui ne me rassura gère. Et s’il s’agissait de ceux qui avaient enlevé Andy???

- Mon ami se trouve dans le salon…il tient Daniel et Julien et risque de leurs faire mal…

Je me débattais de plus belle et avec une force nouvelle. Je devais protéger mes enfants!!!

- Aditi! Vous ne pouvez plus rien pour eux, alors arrêtez de vous débattre! Ça ne servira à rien, sinon à vous mener à votre propre perte!

La voix s’était faite dure et c’est telle une menace que les paroles me parvinrent. Des larmes coulaient sur mes joues, plus d’impuissance que toute autre chose. J’avais perdu mon mari, pas question que je perde aussi mes fils! Je mordillai une nouvelle fois l’homme. Et brusquement, je me fus jetée contre le mur d’en face. Je m’attendais à ressentir un violent choc, mais rien de vient car l’homme me tenait encore une fois, mais cette fois-ci, de face et j’étais plaquée contre le mur. Je pus finalement voir son visage et une horreur me frappa.

- Vous…

Je fus étonnée d’entre ma propre voix prononcer doucement ce mot. Il ne me tenait plus muette. Je plongeai mes yeux dans les siens, d’un or brillant, qui me coupèrent le souffle comment la toute première fois.

- Shutttt…

Je revoyais clairement la première fois où j’avais croisé cet homme, sans tout de même en savoir d’avantage sur lui. Je savais qu’il venait de France lui aussi et qu’il était à peu près au niveau d’un Intendant. Bref, il était très riche et était connu d’à peu près tout le monde, sauf moi. Les riches ne m’inspiraient jamais confiance et encore moins après la disparition d’Andy.

Cela faisait à présent trois mois que nous n’avions pas eu de ses nouvelles. Il était parti un bon matin, comme tous les matins, seulement…il n’en était jamais revenu. Personne ne comprenait ce qui avait bien pu se passer et finalement, les gens avaient tout simplement décidé qu’il était parti par qu’il en avait peut-être eu marre de moi. Je n’y croyais pas un mot. Andy m’aimait comme jamais personne ne l’avait fait, jamais il me n’aurait abandonnée avec Daniel et Julien de la sorte. Quelque chose lui était arrivé, mais comme personne ne voulait bouger et faire quelque chose, j’avais fait mes propres recherches. Les gens disaient qu’il était parti pour la simple raison…que nous n’avions jamais retrouvé aucun corps qui puisse lui correspondre, donc, en quelque sorte, il passait encore pour un vivant. Et je doutais qu’il en soit ainsi. Bizarrement, je n’avais pas été aussi affectée par sa perte qu’une femme normale aurait dû l’être. Je n’étais pas celle qui laissait entrevoir ses émotions et pas question que les gens pensent que je n’allais jamais pouvoir m’en sortir sans lui. Andy m’aimait et je n’avais jamais pu lui en rendre le pareil. Il était mon meilleur ami, mon époux, sans plus. Je n’avais pas été amoureuse de lui…et je l’ignore pourquoi.

Bref, cet homme riche, je l’avais croisé alors que j’avais dû aller faire des commissions durant l’absence d’Andy. Daniel marchait à mes côtés aussi bien que lui permettaient ses petites jambes. J’adorais cet enfant. Il était ma vie et l’enfant que je portais en moi allait bientôt le devenir aussi. Main dans la main, mère et fils, nous parcourions les marchés, heureux, nous amusant comme des fous. À la tombé du soir, il fut temps pour nous de reprendre la route qui menait à notre toute petite maison. Andy devait rentrer demain matin et j’avais bien l’intention de lui préparer un bon plat.

La route que nous empruntions n’était pas si fréquentée que ça et jusqu’à ce jour, je n’avais jamais eu à m’inquiéter pour notre sécurité. Tenant un panier dans la main, je chantais une petite chanson à Daniel qui chantait avec moi. J’aimais bien la vie que je menais avec les deux hommes de ma vie, Andy et Daniel et pour rien au monde je ne l’aurais échangée.

Nous venions de tomber sur le long sentier que nous devions emprunter. Sur le coup, un vent frais balaya les environs, nous faisant trembler de froid. Daniel se serrai contre moi. J’avais si envie de le prendre dans mes bras et de le porter, mais ma grossesse avancée ne m’en donnait pas le droit.

- Vous ne devriez pas trainer seule Mlle…ce n’est pas sécuritaire pour vous et votre enfant.

Daniel et moi sursautèrent. Mais d’où sortait-il celui-là? Nous nous retournâmes et je senti la petite main de mon fils serrer la mienne avec plus de force. J’en fis de même, mais mon sourire dû sans doute le rassurer car je vis ses petites épaules se détendre.

- Qu’il est magnifique votre fils, comment se prénomme-t-il?

L’inconnu reparla et je dû lui porter toute mon attention, il commençait à m’inquiéter un peu. Il s’agissait sans nul doute d’un noble, ses vêtements en disaient long sur sa richesse. Il était adossé contre un arbre et tête penchée, fumait quelque chose, surement un cigare, mais je ne le voyais pas, ses longs cheveux d’une couleur paille cachaient un peu trop de chose à mon goût.

- Ne serait-il pas plus poli de votre part de me montrer le visage de celui à qui je m’adresse?

- Hum…vous avez parfaitement raison…je vous demande pardon jeune dame.

Erreur, j’avais voulu l’offenser mais cela n’avait vraisemblablement pas marché. Il releva sa tête en jetant en même temps un cigare un peu plus loin. Avait-il deviné que je détestais les fumeurs?

Un magnifique visage me fit face où la première chose qui me frappa fut ces yeux d’un noir ténébreux qui me fixèrent profondément. Ce que j’y lisais me coupa le souffle et je serai ma main de Daniel dans la mienne. Il y avait, dans ce regard, quelque chose de …vide…de terrifiant, de sauvage. Une soif y régnait et le sourire malicieux que me fit mon interlocuteur me glaça le sang. Ce type n’était pas quelqu’un de bien…je le sentais. Pourtant, qui aurait pu croire qu’un homme d’une telle apparence…enfin…il était magnifique, blanc comme un linge, un nez fin, des lèvres douces à regarder, une mâchoire carrée…il était musclé et dangereusement séduisant.




Je reculai d’un pas par pure réflexe et cela créa un rire mélodieux dans la gorge de l’inconnu. Je fronçai les sourcils, mécontente qu’il ait eu vu ma réaction. Jamais je n’aurais baissé les bras devant un homme et lui, par sa simple présence, venait de me faire reculer d’un pas.

- Ne vous inquiétez pas, je fais souvent cet effet-là aux autres…

En parlant, il s’était dégagé de son arbre et avançait à présent vers nous d’un pas léger. Daniel s’accrochai maintenant à ma robe. Je reculai encore d’un pas.

- Puis-je savoir à qui je m’adresse?

Il continuait à avancer et une petite panique prenait place en moi.

- Cela n’a guère d’importance Aditi, puisque moi, je vous connais.

Cette fois-ci, je m’étais figée. Il connaissait mon nom…comment était-ce possible? Jamais je ne l’avais croisé auparavant.

- Eh bien c’est vous qui le dites…il est toujours plaisant de savoir le nom de notre interlocuteur, vous connaissez déjà le mien et me priver du votre serait une torture mon cher.

Ma tactique : gagner le plus de temps possible. Peut-être que quelqu’un, passant par là nous apercevrait. Du moins, c’est que j’espérais de tout mon cœur car Daniel et moi n’étions pas en sécurités avec cet homme.

Il rit de nouveau, un rire cristallisant. Il était à moins de deux pas de nous maintenant, et le danger qu’il dégage se faisait de plus en plus persistant. Ses yeux ne quittaient pas les miens et une peur que je n’avais jamais ressentie avant me torturait les entrailles. Daniel et moi reculions maintenant à grands pas et il continuait à avancer vers nous du même pas ferme comme s’il savait ce qu’il faisait.

Puis, cela ne dura qu’une fraction de seconde, comme quelque chose d’impossible, mais pendant ces quelques secondes, sinon moins, j’eu le vague sentiment qu’il était sur le point de bondir sur nous et un cri naissait dans ma gorge…et tout se dissipa aussi vite qu’arrivé, car un autre jeune homme venait d’apparaitre aux côtés de notre inconnu. J’étais persuadée que sa venue avait empêché l’autre de nous sauter dessus et je me perdis dans l’incompréhension de la situation.

- Bonsoir David…et qui vois-je là…une nouvelle amie à vous mon cher?

Il s’adressait à l’autre…David, il s’appelait David…effectivement, je ne le connaissais pas. Alors que le nouveau arrivé continuait à parler, David et moi ne nous quittions plus des yeux. J’y lisais encore cette soif…et ce ne fus que lorsque son ami lui passa un bras autour des épaules que David se détourna de mes yeux, planta un regard d’acier dans celui de son ami qui portant, portait des yeux d’or.

- William, tu arrives à temps! Je te présente Aditi…

C’est ainsi que j’avais fait la connaissance d’William. J’ignorais pour quoi, mais je savais que cet homme m’avais probablement sauvé la vie l’autre soir et aujourd’hui, il se tenait une nouvelle fois devant moi, ne présageant rien qui veille.

- Alors vous allez m’écouter oui ou non?

- Oui…


- Je sais que vous n’allez pas me croire…mais…enfin, j’essaye de vous sauver Aditi, croyez moi je vous en prie.

Je ne prononçai plus un mot…le courage m’en manquait.

- David…enfin David a vos enfants.

- Je sais, vous me l’avez déjà dit et maintenant laissez-moi y aller!


- Aditi!

Nous conversions à voix basses, comme si nous avions tous les deux peur qu’on nous entend.

- Il a vos enfants…et il est peut-être déjà trop tard…vous ne pouvez rien y faire…pas contre David. Si j’ai échoué…vous n’y arriverez pas aller plus loin.

Je ne comprenais pas vraiment ce qu’il me racontait. David avait mes enfants et comme l’autre soir, j’avais ce sentiment…qu’il…enfin qu’il n’en resterait plus grand-chose. Toute expression avait disparue de mon visage, le laissant de glace. J’avais envie de me laisser tomber sur le sol et de pleurer toute les larmes de mon corps…mais je ne pouvais pas. Il restait toujours un espoir, voilà pourquoi je continuais à écouter William.

- Je suis arrivé trop tard et je m’en veux terriblement. Je n’avais jamais pensé que David puisse faire une chose pareil…enfin, pas aujourd’hui…il…je pensais qu’il allait chasser ailleurs! Nom de Dieu!

Je comprenais de moins en moins…

- Chasser…mais en enfin de quoi vous parlez!

William me regardais droit dans les yeux…

- Aditi, nous ne sommes pas comme vous…enfin comme vous les humains, nous…

Il fit une longue pause avant de poursuivre, se demandant sans doute si j’étais encore en train de l’écouter et de la tête, je lui fis signe de poursuivre même si je le prenais pas un fou qui racontait n’importe quoi.

- Vous croyez à ces créatures du diable Aditi…?

Je ne sus que répondre car je m’égarais de plus en plus dans ses paroles.

- Bref, nous en faisons partie. David et moi, sommes des vampires.

L’expression que dû lire William sur mon visage représentait à peu près un « euh… », Car il soupira devant moi et reprit de nouveau.

- Je vous avais bien dit que vous ne me croiriez pas…et j’ignore comment vous prouver la vérité si ce n’est pas en commentant un…

Puis, ses yeux se mirent à briser d’une façon étrange, il fixait la fenêtre encore ouverte. Je devenais de plus en plus impatiente devant le jeune homme, mes enfants me préoccupaient le plus et ce fut sur le coup du découragement que suivit son regard…et me figea à mon tour.

- David…

Une silhouette était perchée sur le cadre de la fenêtre…qui se trouvait être au deuxième étage. Mais comment était-il arrivé là??? À moins qu’il n’y soit déjà depuis le tout début et qu’William ne m’ait raconté que des balivernes. Furieuse, je tournai la tête vers William et son expression me fit comprendre que lui, comme moi, ne s’était pas attendu à voir apparaître David.

C’est là qu’un affolement s’empara de moi. David se trouvait là, devant moi…mais où était mes fils!!!

Je me dégageai de l’étreinte d’William, me précipitant vers David.

- Où sont mes enfants?!

Une fureur perlait dans ma voix, ce qui fit rire David. Il descendit de la fenêtre vient de placer avec grâce en face de moi. Nouveau choc…il n’avait plus ses yeux d’un noir ténébreux…mais il était à présent légèrement doré. J’en fus figé sur place et alors que je voyais David, son sourire malicieux aux lèvres, s’approcher de moi…je compris qu’il venait de faire quelque chose de grave avec mes deux fils. Je venais de comprendre que…je ne les verrais peut-être plus jamais et à quelque part…j’avais cette certitude qu’Andy était passé par le même chemin. Mon cœur se brisa en milles moreaux et une haine nouvelle fit place en moi à l’égard de David.

William vient se placer entre moi et David, chose à laquelle je ne m’attendais pas, ni David d’ailleurs. Il s’était lui aussi arrêté et fixait son ami comme s’il le voyait pour la première fois.

- Pas elle…je t’en prie…

David eu un regard où je pus lire de l’incompréhension.

- S’il te plait, épargne la…tu n’as même pas besoin de boire…n’est-ce pas?

Je ne pigeais plus rien et la seule envie qui faisait rage dans mon cœur était de…de…de faire mal à David. Sur ce, je poussai une nouvelle fois William hors de mon chemin, et me précipita vers David.

- Sale démon!!!

Et après cela, tout se déroula à une vitesse incroyable et je n’en captai que quelques petites parcelles.

Je m’étais précipitée sur David, William avait voulu me retenir et David, avait profité de la situation pour venir planter ses dents dans sur mon poignet droit. Je me rappelle avoir poussé un cri de douleur. William s’était alors jeté sur David, de qui les yeux venaient de perdre le peu d’éclat doré qu’ils avaient.

J’ignore combien de temps David avait tenu mon poignet entre ses dents, mais je sais qu’William avait dû le frapper pour qu’il le lâche. Ma vue s’était brouillée en moins que deux secondes et je ne voyais que très peu de ce qui se passait. Je pouvais voir deux silhouettes de débattant sur le sol de ma chambre, alors que j’entendais soit la voix de David, soit celle d’William lancer des paroles qui me semblaient venir de loin.

- Sent son odeur William…laisse toi aller, il n’y a pas de mal à ça…

David avait l’aire de bien s’amuser…j’entendais même un rire de temps en temps. Quant à moi, j’étais dans l’incapacité de faire le moindre mouvement. Un froid glacial me traversait le corps et la douleur sur mon poignet se faisait de plus en plus forte, pourtant, je ne criais plus. La tête me tournait, sans doute parce que j’avais perdu un peu trop de sang et n’étant plus en mesure de me tenir debout, j’étais tombée sur le sol de bois dans un bruit sourd.

- Aditi!

C’était la voix d’William…mais elle était si loin. Cela m’importait peu, car maintenant, je n’avais qu’une seule envie : mourir. La douleur me déchirait le ventre et j’interdisais toujours de crier, pas question que je laisse voir David qu’il avait réussi à me faire mal! Le froid se faisait encore plus intense…j’étais certaine que j’étais entrain de mourir.

Jusqu’à ce que…il y un grand bruit, un cri de fureur…David ou William venait de basculer par la fenêtre et dans une fraction de secondes plus tard, je sentais une présente près de moi.

Je ne pipai mot, essayant plutôt de respirer du mieux que le je pouvais. Des lèvres froides telles de la glace se posèrent dans mon cou et un gémissement de douleur m’échappa. Bientôt, ces lèvres devinrent celles qui se promenaient un peu partout sur mon cou. Un souffle saccadé me parvenait aux oreilles, puis il s’arrêta, me glaçant le sang.

Un bruit me fit comprendre que quelque chose de lourd venait de tomber sur le plancher…du coup, je senti le parfum d’William. Je voulu l’interpeler, mais la douleur devait de plus en plus insoutenable. De mon poignet, elle avait monté tout le long de mon bras, à présent, tout un côté de mon corps me faisait mal.

Des sons bizarres s’échappèrent de ma gorge, des sons qui auraient dû être des paroles. C’est alors que tout ce passa, que David commit l’irréparable…En entendant William venir à mon secours…David plongea ses dents dans mon cou.

- David non!!!!!!!

Mais il était déjà trop tard et William savait qu’il n’y pourrait plus rien. Le jeune homme se laissa tomber à mes côtés et je tournai ma tête vers lui. Je ne le voyais que très peu…mais dans toutes ces images folles, je voyais un visage défait par un échec.

Je sentais toujours les lèvres de David contre mon cou, mais je sentais aussi quelque chose de chaud s’écouler de là et faire une flaque près de ma tête et mon épaule droite. Mon vue se brouilla encore plus et il eut un point où je ne vis plus rien, rien sauf du noir.




Puis, après un certain temps, David me relâcha. Je ne voyais rien, mais je ressentais une douleur inouïe lorsqu’il me laissa là.

- À toi de choisir mon ami…sa mort….ou l’éternité.

Le même rire cristallin me frappa aux oreilles et bientôt…je ne senti plus personne autour de moi. La marée de liquide chaud, sans doute mon sang, s’agrandissait en vitesse et le froid m’enveloppait comme jamais. Au bout d’un moment, je me mis à trembler légèrement et ces tremblements me firent tirer gémissements de douleurs. Me croyant seule…je laissai mes larmes couler sur mes joues, alors que la mort s’approchait de moi à grand pas.

- Aditi…je suis désolé…

William…William était encore présent à mes côtés. J’aurais voulu le voir, mais je ne voyais plus rien, j’aurais voulu savoir où il était…mais j’étais incapable de bouger mes membres. Pour la première fois de ma vie…je me sentais soumise et David en avait été la cause.

Bientôt, des bras froids tout autant que forts me serrèrent contre un torse devenu à présent familier. William me porta à mon lit et ne cessait de répéter qu’il était désolé. J’avais beau essayer de lui dire quelque mot, aucun son de sortait de ma bouche…peu à peu…je commençai à ne plus sentir mon corps.

William me tenait la main, mais je ne la sentais pas. Il se pencha sur moi…je ne le senti pas plus, mais lorsqu’il posa ses lèvres au même endroit que David…je perdis toute notion, à moins que je ne me sois tout simplement évanouie.

J’eus à revenir à la raison quelques heures a peine après mon évanouissement. Au début, je me crue morte, mais au fur et à mesure que je retrouvais ma vue, je compris malheureusement que je me trouvais encore dans ma chambre. Dehors, il faisait encore nuit. Et alors que je parcourais la pièce de mes yeux, mon regard tomba sur la silhouette d’William. Il se tenait debout, accoté à l’un des poteaux qui entouraient le lit à baldaquin. Son regard était empli de tristesse et de culpabilité. Et pourquoi donc? Je n’allais pas tarder à le savoir.

- William…

Je voulu me relever mais ne pus bouger et pour cause! J’étais attachée au lit et solidement! Je relevais des yeux interrogateurs vers William, mais aucune réponse ne s’en suivit.

- William! Relâchez-moi tout de suite!

Il vient s’assoir à mon chevet et continuait à le fixer.

- Je ne peux pas Aditi…

Je ne compris pas et je le lui fis savoir.

- Vous saurez bientôt pourquoi…pardon Aditi…

Quoi? Mais de quoi parlait-il!! Brusquement, les images de David me revinrent en esprit et je compris…William n’avait pas menti lorsqu’il m’avait dit être un prétendu vampire. David en était un…et j’en avais eu la preuve. N’avait-il pas sucé mon sang? Il m’avait mordu n’est-ce pas??? Il avait tué mes enfants!

William comprit ma question…

- Oui…et…je n’y pouvais rien…il ne m’a pas laissé d’autre choix Aditi, je vous en conjure, pardonnez-moi…

Il semblait sincère, mais de quoi voulait-il que je le pardonne? Une fois de plus, il comprit.

- Soit vous mourriez…soit…soit je vous, enfin, sois je vous transformais en vampire et je…je n’ai pas eu le courage de vous tuer Aditi, j’en suis incapable!

Sur ce, il se leva et fis les cents pas…

- Votre transformation…aura lieu dans pas très longtemps et je vous demande encore pardon pour toute ce que vous allez devoir subir par ma faute.

Je comprenais pas clairement ma situation…et perdis une nouvelle fois conscience. Cela faisait-il partie de ma transformation…je n’en sais rien. Tout ce que je me rappelle…c’est…cette douleur. Cette douleur qui m’avait fait cirer durant plusieurs jours, cette douleur qui m’avait fait tordre tout mon corps, cette même douleur qui m’empêchait de respirer. J’avais la sensation que milles et un couteau me passaient à travers le corps à toutes les secondes. En même temps j’avais l’impression de me noyer, de m’étouffer…l’aire me manquait, mes poumons me brulaient comme chauffés au fer, il en était de même pour ma gorge et tout le reste de mon corps. C’était comme si quelqu’un s’amusait à vous faire des entailles profondes un peu partout sur le corps et qu’en plus, il y ajoutait du sel!

Voilà, c’est ainsi que débuta mon règne dans le monde des vampires. Deux vampires firent de moi celle que je suis et l’un d’eux le paya de sa peau : David.

Il fut la première personne que je tuai. Il devait payer pour tout ce qu’il m’avait fait!

Quant à William, il devient mon guide à travers toute cette brouille. Il devient un ami très cher et l’amour fraternel fit très vite place entre nous. Il m’avoua un jour, m’avoir gardée…parce que je lui rappelais la sœur qu’il avait eue. Elle était morte avec l’âge…et aujourd’hui, après près de 200 ans, j’étais celle qui prit une place similaire à celle de la sœur dans son cœur.

Au début, comme tout vampire nouveau-né…j’étais une vraie brute. J’ai tué j’ignore combien de personnes…et je le regrette aujourd’hui. Ces gens avaient le droit de vivre, le même droit que moi j’avais voulu avoir. C’est avec cette mentalité et l’aide précieuse d’William à mes côtés que je pus devenir un vampire végétarien comme mon ami. Ce fut très difficile…mais je commençai par ne plus tuer d’innocents, m’attaquant plutôt à des criminels qui ne réservaient même pas le droit d’être parmi les gens de paix. Peu à peu…j’arrivai à me contrôler et aujourd'hui…je ne sens presque plus l’odeur du sang chaud des humains. Je vis parmi eux et je n’ai pas encore rencontré de problèmes…



Ce fut alors que j’entendis parler du pensionnat. J’ignorais qu’il tel établissement existait! Dire que j’aurais pu me trouver un endroit où je ne me sentirais plus comme une ennemie du monde entier! Je fis les démarche moi-même pour me trouver une place et j’allais débuter une nouvelle vie encore…avec de nouveaux espoirs.




“ Particulier, même moi je le suis. „
Les petites choses qui nous rendent différents !

Habituée à vivre dans la solitude, Aditi n’aime pas voir la présence d’autres vampires dans les parages. Cela installe une certaine crainte dans sa tête, la crainte que des innocents payent pour des choses dont ils n’ont jamais entendus parler. Elle déteste savoir que des vampires d’amuse avec les humains de la sorte…à croire qu’ils ont oubliés que eux aussi, jadis…furent des humains comme tout les autres. Oui, elle aussi a tué bien des gens…mais ne le regrette-elle pas aujourd’hui?

Autre chose qu’elle déteste : un vampire qui lui fait des avances. Sa vie de célibataire lui convient parfaitement et elle n’a jamais cherché à avoir un compagnon. Andy avait été le seul homme de sa vie et cela, même si elle ne l’avait jamais réellement aimé. Chose aussi étonnante, elle n’a jamais connu l’amour jusqu’à présent et s’en tire très bien sans cela.
“ Qui est derrière l'écran ? „
Montrez-vous, on ne mord pas, enfin pas tous.




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• VOTRE AVATAR : Je ne connais pas c,est qui ^^
• COMMENT AVEZ VOUS CONNU TOS ? : top site
• CODE DU RÉGLEMENT : it's voilà la deuxième partie!
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Dernière édition par Aditi Chanda le Mar 20 Sep - 20:25, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: Aditi Chanda (FIche Terminée) Dim 18 Sep - 8:10

Bieeeeeenvenuuuue !!!! Bonne chance pour ta fiche et si tu as des questions n'hésite pas à MP Erin ;)
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MessageSujet: Re: Aditi Chanda (FIche Terminée) Lun 19 Sep - 10:56

Merci!!!! :D
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MessageSujet: Re: Aditi Chanda (FIche Terminée) Lun 19 Sep - 13:25

Bienvenue !
Bonne chance pour la suite de ta fiche. ^^
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MessageSujet: Re: Aditi Chanda (FIche Terminée) Lun 19 Sep - 13:49

Merci beaucoup :)
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MessageSujet: Re: Aditi Chanda (FIche Terminée) Mar 20 Sep - 15:53

Génial ! Une vampire ! Bienvenue parmi nous !
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MessageSujet: Re: Aditi Chanda (FIche Terminée) Ven 23 Sep - 5:12

Merci!!! :)

Donc voila, j'ai terminé ma fiche. ^^
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MessageSujet: Re: Aditi Chanda (FIche Terminée) Lun 26 Sep - 13:16

Hum, intéressant ♥

Bienvenue parmi nous :)
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MessageSujet: Re: Aditi Chanda (FIche Terminée) Lun 26 Sep - 14:07

merci bien ^^
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MessageSujet: Re: Aditi Chanda (FIche Terminée) Mer 28 Sep - 22:58

Me voici

Bon premièrement il faudra que tu trouve le code du règlement en entier ^^

Ensuite pour ta présentation, il y vraiment beaucoup d'idées, c'est pas mal. Y a un bon scénario qui demeure assez agréable. C'est pas trop long et les tournures rendent pas le récits saccadé. Par contre gros point négatif, tu fais pas mal de fautes inattentions ( que tu devra corriger au passage xD ), quelques fautes aussi lorsque tu confonds passé simple et imparfait.

Passe un coup de correction sur tout ça et j'aurais rien à dire ^^

Sur ce je vais dodo xD Good luck ! Si tu veux de l'aide ou si tu as des questions n'hésites pas
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MessageSujet: Re: Aditi Chanda (FIche Terminée) Aujourd'hui à 23:07

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Aditi Chanda (FIche Terminée)

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