THE INCREDIBLE STAFF
They will always be there for u♥
ERIN MCCARLEY ❦ FONDATRICE

AKA QUINN BAILEY & LUTHER SAWYER
Voir son profil ?  La contacter ?
JULIUS VON WOLKEN❦ FONDATEUR

AKA RIEN DU TOUT
Voir son profil ? Le contacter ?

AUSTER CAROLL ❦ ADMINISTRATRICE

AKA AMBROISE B. AGAPET
Voir son profil ? La contacter ?
JERELATH COHEN ❦ ADMINISTRATRICE

AKA CHRYSANDRE PETRAKIS
Voir son profil ? La contacter ?

Si vous avez une question, une suggestion ou quelconque autre problème vous pouvez envoyer un petit mp au Staff! Attention certains mordent ♥

© Design #6 par Erin McCarley, optimisé sous Firefox.
BACKGROUND
It's the end when I begin
Dans cet établissement pas de discrimination, tout le monde demeure sur un pied d’égalité : vampires, humains, loup-garous, succubes et autres créatures. Pour ce faire il est naturellement obligatoire de conserver une forme humaine. Marre du monde des humains où vous vous sentez à l’étroit, mal à l’aise ? Il vous manque simplement la liberté. Le pensionnat est là pour vous. Nous saurons vous trouver où que vous soyez et qui que vous soyez.Cependant derrière tout ces aspects d’égalité et de liberté les plans se trament et la tentation de hausser sa race en influence au sein de l’établissement apparaît. Les tensions montent secrètement et lentement entre les différents individus et l’odeur âpre de la confrontation entre celles-ci commence à ce faire sentir. Sous des airs angéliques vos voisins de table peuvent très bien vous haïr. Tout n’est que voile et mensonge. Maintenant à vous de faire votre entrée, qui que vous soyez, quoi que vous soyez. Continuerez vous le jeu malsain qui se joue dans l’établissement ou vous dresserez vous contre celui-ci en faisant éclater la vérité au grand jour ? Saurez vous passer « de l’autre coté » ?
DA NEWS & CIE
You know now
Nouveau DESIGN à commenter et à critiquer ici. Prédéfinis libres et rafraîchis ! Jetez y un oeil! Gazette est de retour ! Pour vous jouer DES mauvais tours, avec une montée de sadisme en prime ♥

N'oubliez pas de voter pour le forum !

the other side
BODIES WITHOUT SOULS, OR NOT
Have fun with them, if you can



Encore et toujours plus de prédéfinis ici !

Partagez|

Yano Motomaru ~ Just a nightmare...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage


CALL ME Invité
Invité
MessageSujet: Yano Motomaru ~ Just a nightmare... Mar 31 Mai - 22:18


“ Qui suis- je réellement ? „

Ce que vous voyez et rien de plus, absolument rien.





• NOM : Motomaru
• PRÉNOM(S) : Yano
• ÂGE RÉEL / D'APPARENCE : 18 ans dans les deux cas.
• DATE & LIEU DE NAISSANCE : Le 12 janvier, à Kyoto.
• RACE : Humain.
• MAISON(S) DÉSIRÉE(S) : Hum, choix difficile... Cependant, je pense que Pride est ce qui conviendrait le mieux à Yano (+ Conseil disciplinaire)
• NIVEAU : Pyrokinésie niveau 3


“ Ce qui est dehors. Dedans. Ce qui s'est passé. „
Du sang, de la rage, de la haine ; ou au contraire, des sourires, de la joie, des souvenirs ~



Once upon a time...
Une chambre d’enfant. Petite mais douillette, quelques jouets traînent sur la moquette bleu ciel. Une veilleuse éclaire la pièce d’une douce lueur chaude. A moitié enfoui sous sa couette, le petit garçon dessine avec application. Des créatures magiques jaillissent sous son stylo. Petits bonhommes verts, dragons crachant leurs langues de feu, chevaux ailés, humains blafards aux dents exagérément longues… Les gribouillages sont enfantins, les couleurs pastels. Mais on identifie sans mal ces célèbres monstres issus de l’imagination collective des humains. Le gamin s’arrête un instant, les yeux dans le vague. Que va-t-il pouvoir dessiner, maintenant ?
Un frottement discret, bois contre moquette : la porte de la chambre vient de s’ouvrir.
Le petit se retourne vivement, presque inquiet. Mais sa peur enfantine s’évanouit dès qu’il aperçoit l’intrus. Cascade de cheveux d’ébène, peau de satin, visage fin et doux agrémenté de deux pierres précieuses, deux onyx en guise de pupilles. Une reine, une fée, sa maman, tout simplement. La plus belle et la plus gentille des mamans.
Elle sourit tendrement à son petit garçon, et vient s’asseoir au bord du lit. Ainsi côtes à côtes, la ressemblance entre la mère et l’enfant est frappante. Mêmes traits, même mèches brunes, même yeux à la profondeur troublante.
La jeune femme se penche pour déposer un baiser sur le front du petit garçon.

- C’est l’heure de dormir, Yano, souffle-t-elle.

L’enfant répond par une moue et un regard déçu en direction de son dessin. Il aurait aimé le terminer avant d’aller rechercher de l’inspiration au pays des songes.
Sa mère attrape délicatement la feuille de papier pour la mettre à hauteur d’œil. Elle l’admire, un sourire aux lèvres.

- C’est très ressemblant, mon poussin. Quoique les martiens n’ont pas des oreilles comme les nôtres, tu sais. En vérité, elle sont en forme de trompette. Cela leur permet de capter des sons que nous n’imaginons même pas. Ainsi, ils peuvent communiquer entre eux sans que nous autres, pauvres humains ignorants, nous les entendions. Astucieux, n’est-ce pas ? Il le sont tous. Toutes ces créatures auxquelles personne ne croit déploient des trésors de ruse pour passer inaperçus et tromper notre vigilance. C’est pour cela qu’il est si important que tu en saches le plus possible sur eux. Pour ne pas tomber dans leur pièges…

Le beau visage de la jeune femme est devenu terriblement sérieux. Une étincelle d’inquiétude brille au fond de ses pupilles. Le petit garçon n’y prête pas attention. Il aime énormément sa maman, mais parfois il a l’impression de ne pas vivre dans le même monde qu’elle. Si les monstres qu’elle lui décrit depuis son plus jeune âge le fascinent, il n’imagine pas qu’ils puissent réellement exister.
N’ayant rien à répondre, il se contente de désigner du doigt un espace blanc sur la feuille.

- Je ne sais pas quoi mettre, là…

Sa mère n’hésite pas longtemps.

- Hum, j’aurais peut-être une idée… Dis-moi, t’ai-je déjà raconté la mystérieuse histoire du Loch Ness ?

L’enfant secoue la tête, ravi. Il a obtenu ce qu’il voulait : un conte supplémentaire. Peu importe qu’il ne croie pas à toutes ces histoires, sa maman les raconte tellement bien…

- L’histoire se passe en Écosse. Imagine, les plaines verdoyantes, constamment gorgée de l’eau que le ciel s’obstine à déverser sur cette lande. Imagine des étendues d’herbes presque sans fin, un paysage dont la monotonie est parfois rompue par un vieux château de pierres grises…

Et les paysages apparaissent devant les yeux du garçon. Il voit les châteaux et leurs inquiétants spectres. Il voit le lac, ses profondes eaux noires et inquiétantes. Il voit le monstre, gigantesque, émerger, dégoulinant…

Quelques minutes plus tard, sa mère l’embrasse pour la deuxième fois sur le front, puis éteint la veilleuse et quitte la pièce de son pas léger et dansant.
Blotti sous sa couette, l’enfant ferme les yeux et s’endort en rêvant de Nessy. Toutes la nuit, ses songes sont peuplées de ces inquiétantes créatures. Pourtant, il ne se réveille pas. Il ne les craint pas. Après tout, elle n’existent pas…

I must be dreaming.
Is this a magic time ?
Is this a fairytale ?

Bien que bercé de contes et de légendes, Yano n’envisagea pas une seule fois que les récits de sa mère puissent contenir une part de réalité. A 10 ans, il connaissait déjà une bonne centaine d’histoires fantastiques venues des quatre coins de la terre, et avait illustré la plupart dans ses multiples carnets de dessin. Pour ne rien gâcher, son père, militaire depuis une quinzaine d’année, ajoutait aux légendes de son épouse ses récits d’affaires étranges auxquelles il avait été confronté, où que ses collègues lui avaient relaté. Zone 51, crop circles, interceptions d’ondes radiophoniques inconnues, tous ces mystères restés sans explication et qui avaient entraîné un fort battage médiatique revenaient régulièrement dans les discussions familiales. Le jeune garçon aurait pu passer un concours « Contes et anecdotes fantastiques », il l’aurait eu haut la main. Cela ne le gênait pas outre mesure. Il écoutait en silence mais attentivement, faisait rarement des commentaires mais n’en pensait pas moins. Et puis il dessinait. Si Yano participait à tous les loisirs typiques de son âge – baseball, kendo, etc. – son passe-temps favori était bien le dessin. Ses esquisses, toujours surréaliste et colorées, s’inspiraient grandement de tout ce qu’il entendait ses parents rabâcher depuis sa plus tendre enfance. Souvent, les contes se mêlaient : les martiens côtoyaient les sorcières, les aliens pourchassaient les géants, les loups-garous se battaient contre les dragons chinois bariolés. Les murs de la maison étaient ainsi tapissés de feuilles A4 débordant de monstres et d’êtres magiques qui donnaient à l’intérieur de la bâtisse un caractère singulier : on avait l’impression que les créatures pouvaient sortir à tous moment de leur support, quitter leur monde en deux dimensions pour venir imprégner celui de la petite famille.
Et malheureusement, ce n’était pas si loin de la vérité…

Don't you know that the stars will fall,
And the storms will come...

Il pousse le portillon, passe le seuil, geste mécanique et quotidien. Il s’apprête à repousser la petite porte de bois, quand quelque chose attire son regard : sur le sol, à quelques mètres de lui, un étrange liquide vermeil imbibe petit à petit l’herbe verdoyante. Le jeune garçon met quelques secondes avant de réaliser qu’il s’agit de sang. Une tâche de sang au milieu de son jardin. Le gosse sent le sien se glacer dans ses veines.
Presque à contrecœur, il s’arrache à la fascination morbide qui le pousse à fixer le liquide pour relever les yeux. Vers la porte de la maison. Ouverte. Anormalement ouverte.
Il n’a pas peur, pas encore. Juste cet horrible boule dans la gorge. Juste ce détestable pressentiment qu’il s’est passé quelque chose d’horrible.
Un cri qui déchire le silence surnaturel qui s’était installé. Un cri atroce. Souffrance à l’état pure. Terreur indescriptible. Violence sans limite. Mort prochaine, inévitable. Tout ça contenu dans un seul hurlement qui s’étire avant de s’éteindre brusquement, comme une bougie que l’on aurait soufflé.
Elle est là, désormais, la peur. Elle s’accroche à lui, pèse sur ses épaules, murmure à son oreille. Fuis. Cours. Sauve-toi. Vite ! Vite !
Il ne l’écoute pas, pas encore. Un pas, puis deux. Il entre dans la maison, sans réfléchir. Il a l’impression que quelqu’un vient d’appuyer sur le bouton « escape ». Son esprit lui semble aussi vierge qu’une feuille blanche attendant son dessin.
Il traverse l’entrée lentement. Il pense que son cœur va exploser. Sa respiration se fait saccadée. Il arrive devant la porte de la cuisine. Et il voit.
Sa mère, à terre. Couchée sur le dos, les bras en croix, les yeux clos, son beau visage encore intact. Elle paraît dormir. Il sait que ce n’est pas le cas.
Au dessus d’elle, une silhouette. Un cauchemar. Un monstre. Une bête terrifiante. Imposante, recouverte d’une épaisse fourrure rendue vermillon par le sang, elle plonge brusquement et referme sa mâchoire sur le torse de la jeune femme. Celle-ci est prise d’un sursaut. Un râle s’échappe difficilement de ses lèvres, accompagné d’une mousse grenat. Le monstre relâche la pression de ses gigantesques mâchoires, laissant le corps gracile s’affaisser comme une poupée de chiffon. Yano croise à ce moment le regard de la bête. Pas la moindre trace d’humanité dans ces yeux animés d’une lueur bestiale et cruelle.
Il sent ses jambes s’affaisser sous lui. Il proteste intérieurement. Il tente d’ouvrir la bouche, pour hurler, pour libérer cette terreur qui gronde en lui. Il n’y parvient pas.
Tout son corps s’est transformé en un bloc de glace géant. Il n’est plus qu’une statue impuissante. Il observe le monstre répéter la même opération. Il assiste sans rien faire à la mort de l’être le plus cher au monde. Il se hait.
La dernière image qu’il emporte est celle de la bête s’attaquant au visage exquis de sa mère. Puis, le rouge recouvre tout. Et il tombe…

I tried to be perfect, but nothing was worth it,
I don't believe it makes me real.
I thought it'd be easy, but no one believes me;
I meant all the things I said.

La sonnerie retentit. Immédiatement, les élèves s’agitent, un joyeux brouhaha s’installe malgré les interjections désespérées de la professeur pour de faire entendre. Les adolescents s’interpellent, discutent, crient, rient. Au milieu de toute cette frénésie, Yano déteint étrangement. Calme, silencieux, il range ses méthodiquement ses affaires. Posé, discret, il quitte la salle après avoir lâché une salutation, plus par politesse que par réelle conviction.
A peine est-il sorti que le petit groupe de fille du fond de la classe se met à chuchoter furieusement, discussion visiblement de la plus haute importance agrémentée de temps à autre de gloussements et de silences évocateurs. Le sujet de la conversation ? Yano.
Yano et son laconisme, Yano et son calme olympien, Yano et sa froideur polaire, Yano et son indifférence apparente, Yano, tout simplement. Le garçon le plus mystérieux, et donc, par analogie, le plus intéressant de la classe. Il plaît, évidemment. Plus que sa beauté froide, c’est sa douce aura de secret qui attire les jeunes filles comme des mouches autour d’un pot de miel. Elles ne le comprennent pas, cela les intrigue, cela les fascine.
Alors elles échangent leurs anecdotes à son sujet. L’une décrit sa politesse irréprochable, l’autre renchérit en mentionnant l’autorité naturelle qui émane de lui e qui pousse même les professeurs à ne pas l’interrompre quand il parle. L’une l’a vu un jour s’interposer sans hésiter entre un souffre-douleur et ses bourreaux : « Quel courage ! Quel sens de la justice ! ». Une autre fait la moue. « Peut-être, mais ça n’empêcher qu’il ne prononce jamais plus de dix mots à la suite. Quand j’essaye de lui parler, j’ai l’impression de faire la conversation à un mur ! ».
Elles en reviennent toujours à ça. Yano montre peu d’intérêt pour les autres, son indifférence polie blesse souvent, mais pas autant que les remarques acerbes que vous êtes susceptible de recevoir si vous insistez trop. Et puis il y a ces ombres que l’on peut parfois lire dans son regard. Et ces brusques changements d’humeur. Un instant il sourit calmement, celui d’après, il se referme comme une huître, ses yeux prennent une teinte orageuse, et il plante sèchement ses interlocuteurs sur place. Quelque chose n’est pas très clair chez lui. On murmure qu’il a jadis perdu un membre de sa famille dans des circonstances extrêmement violentes. Des rumeurs courent, mais personne ne sait vraiment.
Lunatique, distant, mystérieux, inaccessible. Les filles soupirent en cœur.
Tout à coup, l’une d’entre elles aperçoit quelque chose au sol. Elle se précipite : « il a laissé tomber un papier ! ». Toutes se ruent vers le pauvre bout de feuille. Pressées autour de l’heureuse détentrice du papier, elles ouvrent de grands yeux en découvrant le dessin : entièrement en noir et blanc, crayonné à la va-vite mais avec une maîtrise évidente, une jeune femme, cheveux d’ébènes, visage fin, peau que l’on devine soyeuse. Elle est assise sur ce qui semble être un lit, et se penche vers l’emplacement où devrait se trouver l’oreiller. Mais ni coussin, ni dormeur à cet endroit, juste un gribouillage rageur, une tâche hideuse, une erreur, peut-être ?
Les filles se regardent, perplexes. Finalement, l’une d’elles conclue : « Il a déjà quelqu’un » avec un signe de tête en direction de la femme de papier. Toutes hochent la tête. L’explication les satisfait. Puis, elles se dispersent et passent à autre chose.
Si elles savaient à quel point elle se trompent…

Tear me open, I believe
God will set you up to bleed.
And no one can deceive
What is meant to be and
Bloody murder we will scream.
Yano prend une grande inspiration et pénètre dans la pièce. Il le regrette immédiatement. Un désordre indescriptible y règne. Canapé éventré, table renversée, fenêtres brisées, livres éparpillés et déchirés… Mais tout ça, ce n’est rien. Cela retient à peine son attention.
Non, ce qui lui coupe la respiration, lui comprime l’estomac, lui serre la gorge et fait danser des points noirs devant ses yeux, c’est cette immense tâche vermeille qui commence à quelques centimètres de ses pieds et s’étire, malsaine, jusqu’au corps. Lequel ne mérite pas ce qualificatif. Ce n’est plus qu’un amas de chair sanguinolente, témoignage d’un meurtre atroce.
Yano a pris soin de ne pas déjeuner, mais cela n’empêche pas une bile amère de lui remonter le long de l’œsophage.
Maîtrise-toi, Yano. Sois fort, cette fois-ci. Ne répète pas les mêmes erreurs et… Non, ne vomis pas, putain !
Mais il ne peut pas s’empêcher de se courber en deux pour vider son estomac, tandis que les images lui reviennent à l’esprit.
Le corps inerte sur le sol. L’ombre se penche au dessus. Et plonge. Transperce la peau satinée. Répand l’épais liquide pourpre sur le carrelage blanc. Putain, non !
L’adolescent se redresse sur ses jambes tremblantes, rassemble le peu de force qu’il lui reste, et cours. Il ne s’arrête qu’une fois dans le jardin, le cœur tambourinant, les larmes aux yeux, la tête encore emplie d’images monstrueuses.
Une ombre se penche au dessus de lui. Son père pose une main affectueuse sur son épaule.
« C’est normal, fiston. Ça te poursuivra toujours, tu sais. Il n’y a pas à avoir honte. Et puis, ça ira mieux avec le temps… ».

God's got a plan for me.
Well I'm gonna tell one thing,
I don't got the patience or the time.
What can I say I'm no angel.
I'm not forsaken,
But I can bleed...

Yano quitte les lieux du crime, le front plissé, le regard soucieux. Encore vaguement perturbé par la scène qu’il a dû longuement étudier, il ferme les yeux et inspire une grande goulée d’air frais. Combien de meurtres, combien de massacres a-t-il vu depuis le jour où sa vie a basculé ? Il ne le sait pas, il a arrêté de compter. Trop. Beaucoup trop. Et chaque fois, il est pris de nausées. Chaque fois, les images reviennent le hanter. Chaque fois, les regrets se réveillent, la culpabilité menace de le submerger. C’est comme s’il déposait une couche de sel sur ses blessures à peine cicatrisées. Il en a conscience, et pourtant il continue. C’est une punition qu’il s’inflige. Tout comme son désir à tendre vers une perfection qu’il n’atteindra jamais. Tout comme il ne supporte pas de se voir dans un miroir. Sa lâcheté de jadis le dégoûte, le pousse à prolonger indéfiniment sa peine. Il ne s’arrêtera que le jour où il aura détruit le moindre de ces monstres, la moindre de ces créatures. Une tâche herculéenne. Qu’il ne s’autorisera pas à abandonner. Parfois, pour se justifier, il prétend qu’il fait ça pour le bien commun, et non par pur esprit de vengeance. Il se persuade qu’il est dans son droit. Après tout, si ce n’était pas le cas, on ne lui aurait pas fait don d’un tel pouvoir destructeur, non ?
« Qui vit par le feu périra par le feu. »
La vengeance est vicieuse, Yano. Elle te perdra, tu t’y brûleras les plumes. Mais tu t’en moques, pas vrai ?

Il traverse la rue, perdu dans ses pensées. L’homme surgit devant lui sans crier gare, à une vitesse surhumaine. Yano pile net. Son cœur s’emballe, de surprise et de peur mêlées. Et le chapeau de l’inconnu prend feu. Ce ne sont d’abord que des flammèches, puis elles grossissent, nourries par l’épaisse feutrine. Gloutonnes, elles dévorent inlassablement.
Yano, le corps tendu, se mord la lèvre. Il n’a pas fait exprès de déclencher le feu. Mais après tout, ce n’est peut-être pas si mal.
L’inconnu ne se démonte pas pour un sou. D’un geste clame, il retire son couvre-chef et le jette au sol, ou le morceau de tissu achève de se consumer rapidement. Il dévisage longuement l’adolescent. Ce dernier lui rend son regard, une boule dans le ventre.
Finalement, l’homme prend la parole.
Il décrit longuement le projet TOS, The Other Side.
Yano l’écoute en silence, sans l’interrompre pour protester ou demander des précisions.
A la fin du récit, un silence tendu s’installe. Puis, Yano tourne les talons.
« J’y réfléchirai. »
Et il s’éloigne sans se retourner.

So am I still waiting
For this world to stop hating.
Can't find a good reason,
Can't find hope to believe in...

La décision fût longue à prendre. Il ne consulta pas son père. Il ressassa juste la proposition des mois durant.
Et puis un beau jour, il fit ses valises, expliqua brièvement la situation à son géniteur, et partit.
Ce qui a motivé sa décision ? Nul ne le sait réellement.
On suppose, on conjecture, différentes versions se croisent et s’opposent.
Volonté de sabotage du projet ? Soudaine envie de réconciliation avec ces créatures tant haïes, et par la même occasion, de réconciliation avec soi-même ? Simple curiosité ?
Si vous en avez le courage, allez donc le demander au mystérieux membre du conseil disciplinaire en personne. Et vous aurez peut-être le droit à l’un de ses rares sourires énigmatiques…

I tried to be perfect it just wasn't worth it,
Nothing could ever be so wrong.
It's hard to believe me,
It never gets easy,
I guess I knew that all along.




“ Je suis particulier... N'est-ce pas ? „
Les petites choses qui nous rendent différents !



- Suite au meurtre de sa mère, Yano a déchiré ou brûlé les dizaines de dessins qui tapissaient les murs de la maison familiale, ne supportant pas de voir ces monstres de papier qu'il avait lui-même crées. Depuis, il ne dessine plus qu'en noir et blanc, et seulement des scènes très réalistes, au point de paraître presque photographiques. Il représente tantôt des scènes de la vie courante, tantôt des souvenirs qui sont restés profondément ancrés en lui.
- Si il ne supporte pas qu'on le colle ou qu'on l'assomme de questions, Yano peut se montrer étonnamment compréhensif, particulièrement avec les enfants. Il n'est pas rare de le voir consoler une gamine de 1ère année.
- Parmi toutes les créatures, celles qu'il exècre le plus sont les lycans. Cependant, il a également beaucoup de mal avec les vampires.


“ Qui est derrière l'écran ? „
Montrez-vous, on ne mord pas, enfin pas tous.



• PRÉNOM / PSEUDO : Avril
• ÂGE : Bientôt 16 ans.
• VOTRE AVATAR : Hibari Kyôya, KHR.
• COMMENT AVEZ VOUS CONNU TOS ? : Top site
• CODE DU RÉGLEMENT : Validé par Erin :3
• SUGGESTIONS ? : J'ai l'impression que le mode d'édition est automatiquement activé, et du coup si on ne fait pas attention à l'enlever, ça fait buguer tous les codes. Je ne sais pas si c'est remédiable, mais...



Dernière édition par Yano Motomaru 2 le Dim 5 Juin - 13:24, édité 16 fois
Revenir en haut Aller en bas


CALL ME Erin McCarley
PlASTICS BEAUTIES
■ Messages : 794
■ Date d'inscription : 29/03/2011
■ Age : 24

What's inside ?
✖ Who are you ?:
✖ Danger's level:
3/5  (3/5)
MessageSujet: Re: Yano Motomaru ~ Just a nightmare... Mar 31 Mai - 23:13

    Hello et bienvenue ! <3
    Tout d'abord il n'y a pas de problème, "intrusion" c'est un peu fort comme terme, personnellement je suis contente que tu aies tenté le personnage et j'aime beaucoup ce que tu en as fait jusque maintenant, il te plait ça se voit !
    Je dois tout de même attendre que l'autre Yano est fini sa présentation, toi aussi d'ailleurs, avant de faire un choix - Yano étant mon prédéfini :3 - je souligne le fait que c'est un personnage important, presque autant que la direction ( Bootes ou Keira); le meilleur aura le personnage alors bon courage à tout les deux =3 ( vive la compétition xD)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://pensionnat-rpg.forums-actifs.net/


CALL ME Invité
Invité
MessageSujet: Re: Yano Motomaru ~ Just a nightmare... Mer 1 Juin - 21:43

Merci beaucoup pour ton accueil!
Bon, et bien je suppose que je n'ai plus qu'à m'appliquer ^^
Et que le meilleur gagne! (je hais cette phrase =.=)

J'ai déjà rédigé la majeure partie de ma fiche, ne reste plus que des points de détails dans les caractéristiques supplémentaires et d'éventuels ajouts dans la description principale. J'espère avoir correctement cerné le personnage. Et surtout, j'espère que mon niveau n'est pas trop faible pour l'importance du perso (tu m'as mis la pression, là...) >.<

J'en profite pour signaler que je ne serai peut-être pas très présente ce long week-end. Ce n'est pas une réelle absence, juste une baisse d'activité exceptionnelle dès le départ (ça commence bien, haha...)
Mais vu que de toute façon, mon homonyme n'a pas l'air d'avoir terminé sa prés', je suppose que j'ai un peu de temps pour parfaire la mienne ^^

Vouala, have a good night!
Revenir en haut Aller en bas


CALL ME Erin McCarley
PlASTICS BEAUTIES
■ Messages : 794
■ Date d'inscription : 29/03/2011
■ Age : 24

What's inside ?
✖ Who are you ?:
✖ Danger's level:
3/5  (3/5)
MessageSujet: Re: Yano Motomaru ~ Just a nightmare... Mer 1 Juin - 22:10

De rien c'est normal.
Tu as très bien cerné le personnage et ce fut agréable de te lire, oui vu que Yano 1 a pas terminé sa présentation tu as largement le temps de peaufiner la tienne, quant à ta baisse d'activité merci de nous avoir prévenu et ne t'en fais pas ! :3
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://pensionnat-rpg.forums-actifs.net/


CALL ME Erin McCarley
PlASTICS BEAUTIES
■ Messages : 794
■ Date d'inscription : 29/03/2011
■ Age : 24

What's inside ?
✖ Who are you ?:
✖ Danger's level:
3/5  (3/5)
MessageSujet: Re: Yano Motomaru ~ Just a nightmare... Lun 6 Juin - 10:11

Et voilà, ça tu y es arrivé ! ~

YANO ! Je te valide (enfin) gomen, encore un Pride *pleure* mais c'est vrai que c'est ce qui convient le mieux au personnage.
Bon file faire ton dossier que j'ai un lien qui tue ** si tu as besoin d'un partenaire rp tu peux faire une demande ( ou me demander à moi) ♥

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://pensionnat-rpg.forums-actifs.net/


CALL ME Invité
Invité
MessageSujet: Re: Yano Motomaru ~ Just a nightmare... Lun 6 Juin - 12:04


*w* *w* *w* *w* *w*
Jamais je n'aurais pensé être aussi contente de voir un petit "2" en moins dans mon pseudo!
Merci mille fois, Erin!
(et oui, encore un pride, désolée, mais je ne pouvais vraiment pas le mettre autre part >.<)
Je file faire mon dossier et je cogite pour notre lien (et une fois qu'on l'aura trouvé, oui, je voudrais bien un rp *.*)
Revenir en haut Aller en bas


CALL ME Erin McCarley
PlASTICS BEAUTIES
■ Messages : 794
■ Date d'inscription : 29/03/2011
■ Age : 24

What's inside ?
✖ Who are you ?:
✖ Danger's level:
3/5  (3/5)
MessageSujet: Re: Yano Motomaru ~ Just a nightmare... Lun 6 Juin - 12:39

De rien, tkt le mauve ça te va bien *o*
J'attends de voir ça avec impatience !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://pensionnat-rpg.forums-actifs.net/


CALL ME Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Yano Motomaru ~ Just a nightmare... Aujourd'hui à 1:12

Revenir en haut Aller en bas

Yano Motomaru ~ Just a nightmare...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
www.T H E O T H E R S I D E :: « The Other Side - Hors Jeu » :: Corbeille :: Présentations & Dossiers-
Sauter vers: