THE INCREDIBLE STAFF
They will always be there for u♥
ERIN MCCARLEY ❦ FONDATRICE

AKA QUINN BAILEY & LUTHER SAWYER
Voir son profil ?  La contacter ?
JULIUS VON WOLKEN❦ FONDATEUR

AKA RIEN DU TOUT
Voir son profil ? Le contacter ?

AUSTER CAROLL ❦ ADMINISTRATRICE

AKA AMBROISE B. AGAPET
Voir son profil ? La contacter ?
JERELATH COHEN ❦ ADMINISTRATRICE

AKA CHRYSANDRE PETRAKIS
Voir son profil ? La contacter ?

Si vous avez une question, une suggestion ou quelconque autre problème vous pouvez envoyer un petit mp au Staff! Attention certains mordent ♥

© Design #6 par Erin McCarley, optimisé sous Firefox.
BACKGROUND
It's the end when I begin
Dans cet établissement pas de discrimination, tout le monde demeure sur un pied d’égalité : vampires, humains, loup-garous, succubes et autres créatures. Pour ce faire il est naturellement obligatoire de conserver une forme humaine. Marre du monde des humains où vous vous sentez à l’étroit, mal à l’aise ? Il vous manque simplement la liberté. Le pensionnat est là pour vous. Nous saurons vous trouver où que vous soyez et qui que vous soyez.Cependant derrière tout ces aspects d’égalité et de liberté les plans se trament et la tentation de hausser sa race en influence au sein de l’établissement apparaît. Les tensions montent secrètement et lentement entre les différents individus et l’odeur âpre de la confrontation entre celles-ci commence à ce faire sentir. Sous des airs angéliques vos voisins de table peuvent très bien vous haïr. Tout n’est que voile et mensonge. Maintenant à vous de faire votre entrée, qui que vous soyez, quoi que vous soyez. Continuerez vous le jeu malsain qui se joue dans l’établissement ou vous dresserez vous contre celui-ci en faisant éclater la vérité au grand jour ? Saurez vous passer « de l’autre coté » ?
DA NEWS & CIE
You know now
Nouveau DESIGN à commenter et à critiquer ici. Prédéfinis libres et rafraîchis ! Jetez y un oeil! Gazette est de retour ! Pour vous jouer DES mauvais tours, avec une montée de sadisme en prime ♥

N'oubliez pas de voter pour le forum !

the other side
BODIES WITHOUT SOULS, OR NOT
Have fun with them, if you can



Encore et toujours plus de prédéfinis ici !

Partagez|

Eschyle A. Lewis- EAL ☾ on se partage les croquettes ?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage


CALL ME Invité
Invité
MessageSujet: Eschyle A. Lewis- EAL ☾ on se partage les croquettes ? Lun 18 Juil - 11:21


“ ta main dans sa poche. „

je crois qu'on peut se tutoyer maintenant.





• NOM : Lewis.
• PRÉNOM(S) : Eschyle, Atlance.
• ÂGE RÉEL / D'APPARENCE : Il apparaît comme un jeune homme fringuant de 18 ans, mais Eschyle a en vérité 66 ans. Oui. C'est un petit pépère.
• DATE & LIEU DE NAISSANCE : 7 mars 1959, en Angleterre, dans la capitale plus précisément.
• RACE : Lycan. Graouh. (très convaincant n'est-ce pas.)
• MAISON(S) DÉSIRÉE(S) : Je dirais Warth.
• NIVEAU : ...trois?


“ j'ai jamais aimé les clebs ou les trucs à poils. „
ça bave, pisse et court de partout. Ca lui ressemble en fait.




    Ton père. C'est un gros con.
Marrant. Dit ainsi ça paraît péjoratif. Eschyle dévisage le garçon qui vient de lui asséner cette insulte. Il retient un premier réflexe : celui de lui démonter la gueule à l'aide de ses deux petits poings hyper-pulvérisateurs. Ca semble être un bon point mais Eschyle essaie de garder son sang-froid. On lui dit qu'il est trop impulsif, trop colérique. Au départ il pensait que ça voulait dire qu'il était méchant, mais finalement, non. C'est juste qu'il s'énerve trop vite. Il a bien retenu la leçon de sa mère, il a bien retenu le fait qu'il est toujours mieux d'ignorer ou converser avant d'en venir aux mains. Alors Eschyle hausse les sourcils d'un air indifférent et retourne à ses occupations, c'est à dire à contempler les jouets exposés dans une vitrine d'un grand et nouveau magasin, assez fier d'avoir pu ne pas sauter au cou de l'autre idiot. Mais le petit Lewis n'arrive plus à trouver le soldat qu'il regardait aussi tentant qu'auparavant. Pourquoi cet imbécile vient lui dire que son père est un con ?

    Tu as entendu ? C'est un vrai fils de putain.
En plus il insiste. Non mais vraiment. Eschyle ne comprend pas. Tout le monde trouve son père extraordinaire d'habitude. Et c'est justifié ! Il a monté une grande association pour les plus démunis avec sa femme, il a une grande entreprise de nouvelles technologies et il a toujours des tas de rendez vous avec des gens très respectables. Il est souriant, joueur, marrant, très apprécié. C'est pas le genre d'homme à être un con, ni quoique ce soit d'autre. Mais l'autre est toujours là, il attend qu'il parle, et il se met à ricaner. Il lui dit "Décidément, t'es aussi pourri que ta famille.", alors il s'en va et lui assène un dernier regard noir. Cependant, c'était la phrase de trop. Eschyle lui attrape l'épaule et le met rapidement à terre, le frappant violemment au visage. Un petit de cinq ans qui fait ça au beau milieu d'une galerie, ça fait du bruit, et rapidement sa nourrice vient le chercher, l'autre s'enfuit.

Le fils Lewis a toujours été très admiratif, impressionné par son père. Quand on lui disait ce qu'il voulait faire plus tard, c'était faire perdurer le petit et respectable empire que son paternel avait réussi à mettre sur pied. C'était son héros, son modèle, et sa mère trouvait ça trop mignon. Une vraie petite famille parfaite, un bonheur sans tâche, sans nuage.
Monsieur Lewis était donc un grand homme d'affaires, très généreux, très ouvert. Il balançait des billets à ceux qui en demandait dans la rue et filait le grand amour avec sa jolie femme. Son fils ne faisait que parfaire encore un peu plus ce tableau, bien qu'il soit quelque peu incontrôlable quelques fois, il restait un petit garçon sociable, curieux et très joyeux. Eschyle était un enfant comblé, et même s'il était fils unique, il ne se sentait jamais seul. Il n'imaginait pas un instant qu'il puisse vivre dans le mensonge de cette richesse, du pouvoir qui avait finalement emporté son père, de l'appât du gain qui se veut toujours et toujours plus grand, plus important que tout le monde, parce que sa présence rendait sa réalité toujours plus belle.
Parce qu'il y avait elle.

Etrange qu'il ne se souvienne même plus de son prénom. Il se souvient de petits détails mais il lui est impossible de se souvenir de son prénom. Il entend encore sa voix mélodieuse lui dire de venir manger une glace chez elle, il sent encore son parfum léger qui flottait toujours derrière son passage quand elle commençait à courir devant lui, ses yeux clairs et ses cheveux bruns. Mais impossible de se souvenir si son nom sonnait comme Lily, ou bien Elizabeth. Il se souvenait donc de petites choses, qui parfois s'effaçaient puis revenaient brusquement, lui laissant une nostalgie et un remord immense comme cadeau.
Alors il l'appelle Lisbeth, parce rien d'autre ne lui vient à l'esprit. Il est certain que ce n'est pas sa véritable identité mais lorsqu'il veut la citer, ou essayer de l'appeler, il la nomme Lisbeth.
    On se raconte des histoires qui font peur ?
    Quel cliché ! Ce n'est pas parce qu'on dort dans une tente dans ton jardin qu'il faut obligatoirement s'effrayer !
    Ho, mais dis moi, tu n'aurais pas un peu peur déjà, ma chère Lisbeth ?
    Pff ! Moi ? Tu me prends pour cette poule mouillée de Kate ?
    Kate n'est pas une poule mouillée... si ?
    Le mot est faible, Eschyle ! Elle avait une grenouille sur sa robe l'autre jour, et elle a commencé à hurler comme quand ta nourrice nous surprend en train de voler des cookies.
    Ah, oui, quand même...
    Déçu, n'est-ce pas ? Elle n'est pas si géniale que tu le croyais !
    Tu... Ce n'est pas ça du tout ! Elle est juste gentille, il n'y a rien de plus.
    C'est ce que tu dis. Je t'ai vu regarder sa culotte quand elle a fait sa stupide pirouette la semaine dernière.
    Hahaha ! Et alors, c'est tout à fait légitime, même Derek a jeté un coup d'oeil. Tu ne serais pas jalouse, par hasard ?
    N-N'importe quoi ! Oh, et espèce de pervers !
Le père de Lisbeth et celui de Eschyle travaillaient la plupart du temps ensemble, ce qui permettait à Lisbeth et Eschyle de se retrouver très souvent. Ils se disputaient quelques fois pour rien mais ils en venaient toujours à exiger d'être le plus possible ensemble, dehors, sous la tente qu'on leur avait monté. C'était un peu leur repère, un truc rien qu'à eux deux.




La salle était pratiquement vide, et Eschyle avait l'impression d'avoir assurer plus que cet imbécile de Louis. Une guerre s'était installée entre les deux jeunes garçons dès que Eschyle l'avait aperçu en train d'embrasser la joue de SA Lisbeth. C'était la sienne, c'était lui qui la connaissait mieux que personne, c'était avec lui qu'elle avait passé des nuits et des nuits dans une tente bleue à se coller à lui parce qu'elle disait que les loups pouvaient venir les manger, c'était sa Lisbeth. Et c'était son Eschyle. Alors dès que l'occasion se présentait, il arrivait en plein milieu d'une conversation entre le dénommé Louis et son amie afin de lui couper l'herbe sous le pied : il avait bien fait cette fois-ci de l'inviter pour la dernière séance au cinéma des Dents de la Mer, un des films de 1975 qui avait plu à pratiquement toute l'école. Il se souvient qu'elle était à sa gauche, et qu'elle avait serré son bras très fort contre elle du début à la fin.

    Maintenant je vais avoir peur d'aller à la plage, c'est bien joué !
    Tant mieux, comme ça personne ne te verra en maillot mis à part moi.
Elle avait stoppé sa marche, l'air surprise de la réplique lancée par Eschyle de manière si détendue et surtout, aguicheuse. Il se souvient que Lisbeth avait humecté ses lèvres, fuit son regard vert d'un air gêné mais il avait senti qu'elle se retenait de sourire.

    La dernière fois qu'on y est allé...
    Tu avais un maillot rose avec des froufrous...
    J'avais été obligé de mettre cette horreur ! Et tu t'étais moqué de moi toute la journée !
    C'est parce que je te trouvais très jolie mais que je voulais pas l'admettre.
Ils étaient proches désormais, et Eschyle pouvait même voir chaque cils de Lisbeth. Les mains dans les poches, ce fut elle qui déposa lentement ses mains sur ses joues, qui se mit sur la pointe des pieds et qui déposa ses lèvres contre les siennes.

    C'est une manière de dire remercier mon compliment, rien de plus, c'est ça ?
    Tu as tout compris.
    Je t'en ferais plus souvent alors !
Et elle avait ricané.

C'était un peu étrange de sortir avec sa meilleure amie mais Eschyle était très satisfait. Maintenant, ils avaient abandonné les jeux futiles et les disputes qui ne faisaient que tourner autour du pot. C'était bien, cela avait été direct. Il avait baissé les armes et avait dit qu'il était fou d'elle. Qu'il ne voyait qu'elle, qu'il ne verrait toujours qu'elle. Et elle avait répondu positivement, et c'était une des plus belles victoires contre cet enculé de Louis.

Et puis en cette année de 1977, tout bascula.
Rien que d'y repenser, Eschyle se tend, commence à frissonner, se dégoûte. Il n'aime pas être celui qu'il est devenu, il n'aime pas repenser à ce qu'il a pu faire, à ce dont il est sûrement responsable, à la tristesse que cette nuit a déclenché.
Cette soirée-là, tandis que la nouvelle chanson d'un artiste français Claude quelque chose bâtait son plein, un air comme Alexandrie Alexandra, Lisbeth et Eschyle avaient prétexté voir les chiens à l'arrière de la grande maison et s'étaient en fait rendu tout droit vert la tente dans le jardin. Le peu d'intimité dont ils pouvaient profiter ces temps-ci suite à des affaires entre leurs pères les frustraient et c'est donc avec une hâte et une certaine violence contrôlée qu'ils aimaient tant qu'ils commencèrent à se déshabiller. L'air de la tente commençait à devenir lourd, la chaleur pesante et bienfaitrice, les gestes pressés, les regards aguicheurs, amoureux. Un vrai amour de jeunesse.

    Si ton père nous surprend, il nous tue.
    Tu veux dire que si TON père nous surprend, il ME tue !
Elle avait ri et ils avaient continué, profitant de ce contact qu'ils n'avaient pas eu depuis bien trop longtemps.

Mais lorsqu'ils rentrèrent repu de ce désir à l'intérieur, la scène qui se déroulait devant eux les dérouta, faisant écrouler l'onirisme de leur relation, de tout ce qui avait fait le bonheur de cette maison.

    T'es un enculé, Lewis ! T'es un putain d'enculé !
    Qu'est-ce que tu vas faire, hein ? Tu vas me dénoncer, alors que je peux t'offrir encore plus gros maintenant ? Tu veux que ta fille et mon fils vivent bien, hein ? Tu vas pas tout détruire. Tu peux pas tout détruire.
    Putain mais... Si tu te fais attraper tu es cuit !
    Tu ? Dis plutôt "nous". Toi aussi je te fais savoir. Tu fais des affaires avec moi depuis le tout début en le sachant. Et non, on ne sera pas arrêté.
    Mais je ne savais pas que tu profitais de la pauvreté des autres, en plus de faire des détournements de fonds pour acheter des saloperies de robes hors de prix à ta femme !
Les yeux d'Eschyle s'écarquillèrent. Son coeur commença lentement à battre la chamade, la colère à l'inonder, s'infiltrant dans tous ses membres. Lisbeth l'observait d'un air inquiet, et semblait tout aussi déroutée que lui. Alors oui. C'était vrai. Louis avait eu raison depuis le début.

    Ton père. C'est un gros con.


Il s'en était suivi une violente dispute. Eschyle se souvient de la violence de ces mots, des excuses que lui faisaient son père et cette phrase répétée sans arrêt : "C'était pour toi ! J'ai fais ça pour la famille !". Et là, il hurle "Mais quelle famille ?". Sa mère vivait ici pour son argent, profitait de son absence pour le tromper avec des hommes plus jeunes, lui même faisait pareil. Les dîners s'étaient toujours fait dans le silence, les jeux s'étaient fait toujours rares, les rires lui semblaient aujourd'hui avoir été toujours forcé. C'était ça, leur recette familiale, une soupe servie dans une marmite brillante et chaude, et qui finit par devenir froide et dégueulasse. Du dégoût, de la rancoeur, et surtout de la déception. Son père n'avait jamais été celui qu'il avait admiré. Et Lisbeth était effrayé, pleurant doucement dans les bras de son propre père stupéfié par la violence qui se dégageait d'un Eschyle brisé, honteux, trahi.

    Je me tire !
    Non, Eschyle, attends ! Pense que ça n'a pas été vain, tu as de l'avenir, tu reprendras mon flambeau et...
    Et ainsi, je deviendrais un salopard comme toi ! Tu fais espérer des gens qui sont dans la souffrance pour t'enrichir. Tu ne fais que retarder leur déception avec tes beaux discours ! ...un peu comme tu l'as toujours fait avec moi en fait.
Et il avait claqué la porte. Lisbeth l'avait rattrapé, elle l'avait supplié de ne pas s'enfuir comme ça. Puis elle s'était énervée dans le jardin, l'avait forcé à se tourner, puis lui avait dit qu'il était lâche, qu'il devait comprendre...

    Toi ?! Tu savais ?! Et tu ne m'as rien dit ?
    Comment voulais-tu que...
    Je sais pas moi ! Tu aurais pu venir et me dire "Ha! Au fait Eschyle chéri, ton père se fait du fric avec son association ! On va baiser ?"
    Je... Je pensais pas que tu le découvrirais un jour, ça fait si longtemps maintenant...
    Alors en plus tu me mens depuis longtemps ? Tu sais quoi, tu me dégoûtes toi aussi. Je t'avais pardonné tes écarts avec Louis mais là c'est la goutte qui fait déborder le vase.
Elle avait hurlé, le forçait toujours à revenir, le tirait. Et puis la grande main de Eschyle avait fendu l'air, la mettant à terre. Elle frôlait de ses doigts sa lèvre ensanglantée, fixant les yeux écarquillés de stupeur de son désormais ex-petit ami, qui recula et finit définitivement par partir.

"Je pense qu'un loup a toujours sommeillé en moi. Il n'y a que les fils de chiens qui font ces choses là."

Il courrait désormais. Sa respiration était saccadée. Il paniquait, il se sentait mal d'avoir fait ça à Lisbeth. Toutes ces vérités éclataient à sa gueule soudainement, à un moment où il s'y attendait le moins, il ne savait plus comment réagir, qui croire. Il voulait revenir, convaincre son père d'arrêter tout ça avant qu'il ne soit trop tard. Alors il arrêta de courir. Il était dans une étrange partie de la forêt qui faisait face à leur grande maison et qui, si l'on filait tout droit, donnait directement sur le village voisin, où il avait grandi. Il faisait nuit, l'air était froid, transperçant sa peau, et enfin il déboucha sur la rue principale, à cette heure-ci déserte.

Il ne savait pas spécialement où se rendre, il voulait simplement partir de cette ville, fuir cette odeur de trahison, de mensonge. Eschyle avait d'ailleurs un mauvais pressentiment, comme si ce soir là allait être décisif pour lui comme pour quelqu'un d'autre. Et là, au beau milieu de la route, l'air perdu, il ignorait qu'il avait vu juste.
Mais il n'avait pas le temps de s'en soucier que bientôt, des phares éclatants surgissaient soudainement au bout de la rue. C'était une petite voiture bleue qu'il ne reconnut pas tout de suite, et dont il ne craignait pas l'arrivée. Il était sûr qu'elle allait tourner dans la rue de droite, car personne, à cette heure-ci, ne quittait le village. Dos à elle, il continuait d'avancer d'un pas hésitant, pommé dans son propre environnement. Et puis l'ombre qui se dessinait devant lui, celle de sa propre silhouette, s'allongea brusquement. Il tourna brusquement la tête et ce fut la fin.
Il attendait le coup, la douleur, quelque chose. Mais rien ne vint et il pensa que ce devait être ça, être mort.

Mais Eschyle Atlance Lewis n'avait même pas une égratignure. Il avait levé ses mains devant son visage, une protection certes inutile mais qui lui avait semblé décisive pour pouvoir survivre il y avait de cela quelques secondes. Eschyle les laissa tomber le long de son corps et il reconnut la petite Triumph bleu qu'avait récemment eu sa chère et tendre... Lisbeth.
La carrosserie mimait un parfait accordéon, et de la fumée noire et épaisse s'échappait de l'avant. Pris d'une soudaine terreur, Eschyle se contenta d'appeler à l'aide, ameutant une bonne partie du village en quelques secondes, tous réveillé par le crissement des pneus sur le bitume, et du bruit de la collision entre la voiture et le mur du petit centre commercial. Puis il prit la peine de s'approcher, ses battements de coeur lent, le souffle court, les yeux luisants de larmes.
Lisbeth ne s'était pas attaché et elle s'était littéralement écrasée dans la paroi, traversant au passage le pare-brise, tel une vulgaire poupée de chiffon.

Et ce fut sa fin.
Il supporta les pleurs des parents de Lisbeth à l'hôpital, les regards lourds et pleins de reproches des siens, les interrogatoires lents et mornes de la police, pour déboucher enfin sur un simple accident d'une grande tristesse. Lisbeth ne s'était pas attaché, elle roulait vite, un piéton était arrivé et elle avait voulu l'esquiver, y laissant sa vie. Mais tout le monde savait ce que cela voulait dire. Eschyle était le coupable indirect de cette tragédie.
Et bien entendu... ce fut la fin des belles relations entre la famille de Lisbeth et celle de Eschyle.

Eschyle n'avait alors pas encore conscience que cette nuit avait marqué sa fin à lui aussi. La fin de son humanité, d'un avenir possible, d'une réconciliation avec sa famille. C'était le début de sa solitude, de sa disparition, de sa fuite, de son réel dégoût, de l'enclenchement soudain d'un gène oublié. Mais il ne le sut que quand la nuit vint s'installer quelques jours suivant l'accident, et que lentement, ses muscles se déchirèrent, s'allongèrent douloureusement, que sa mâchoire partit en avant dans un craquement, que ses pupilles se dilatèrent et quand ses ongles et dents poussèrent soudainement, le faisant devenir bête. Sauvage.
Incontrôlable.
Tout se passait trop vite. Avec une vitesse alarmante, il avait retrouvé son apparence humaine, la tête appuyé contre un parquet froid et lisse, mais aussi étrangement collant. D'une naïveté soudaine, il pensa qu'il n'avait plus le souvenir d'une énième fête à laquelle il avait participé et dont il n'était pas ressorti indemne, mais quand il vit que le liquide était d'un rouge oscillant entre le clair et le sombre, son coeur commença instinctivement à battre la chamade. Et c'est avec horreur qu'il découvrit le corps à moitié dévoré de sa proie.
Louis, son adversaire de toujours.
La vérité s'était affichée toute seule. En face d'un miroir, il voyait sa bouche barbouillée d'hémoglobines, son tee-shirt en lambeaux portant des marques inquiétantes de doigts en sang qui s'étaient accrochés à lui et cet aspect sauvage, dégueulasse.

Il avait anéanti la vie de deux personnes qui l'avaient fait souffrir. En une semaine seulement.

IL l'avait dévoré. IL avait fait ça. IL n'était plus humain. Alors IL devait fuir, loin. Le jour se levait à peine, sa métamorphose finie, il passa quelques instants chez lui après avoir vomi ses tripes dans la forêt, avait pris une douche rapide, fait son sac et laissé un simple mot qu'il avait accroché au coin de la grande glace du couloir, dans lequel Lisbeth se regardait toujours.
La porte se claqua et le mot atterrit sur le carrelage.

"Un monstre engendre un monstre. Je ne suis plus le même."

Alors pendant des années, il avait erré, se dégoûtant lui-même. Il découvrait ses nouvelles aptitudes, son agilité, sa vitesse, sa force. Il s'exilait le plus loin possible des habitations, se lacérait son aspect qui le faisait souffrir. Il ne manquait pas d'argent, son père en ayant placé des tonnes dans un compte rien que pour lui. Il s'occupait, voyageait, était libre et prisonnier. Il s'entraînait à contrôler ses transformations, ses humeurs, car il semblait encore moins contrôlable qu'avant, même sous forme humaine. Il découvrait qu'il ne vieillissait pas, que toute sa vie était détruite. Et puis un jour, il entendit des gens chuchoter dans un coin, quelque part en France, lors d'un de ses énièmes voyages. En 60 ans, on en a du temps de faire ce qu'on veut.

    Oui, la construction va commencer bientôt.
    C'est bien qu'ils pensent à nous, un peu. C'est vrai quoi... on souffre tout seul. La majorité d'entre nous ne se contrôle pas ou alors ils y arrivent mais ne peuvent pas trouver leur place.
    Ils sont intelligents ces Japonais. J'ai hâte d'entrer dans cette académie pour créatures.
Les yeux de Eschyle s'écarquillèrent. Le Japon ? Une académie ? N'était est-ce pas un parfait moyen de rencontrer d'autres gens comme lui ? Alors il s'introduit dans la conversation et en apprend plus. Il a largement un an pour se mettre à apprendre le Japonais. Il travaille comme un dingue, et décide même d'y aller tout de suite, histoire de s'habituer.
Il ne serait plus seul, maintenant.

“ chacun a en lui son petit monstre à nourrir „
et il dévore et réduit à néant toujours un peu plus le jour où je serais un homme.

✦ Eschyle a apprit le Japonais sur place, et le parle assez bien mais il faut avouer que l'écrit c'est vraiment pas terrible.
✦ Il déteste quand on lui demande comment était sa vie d'avant et s'il s'en souvient, alors il fait mine d'avoir tout oublié. Il ne sait pas vraiment si c'est un avantage ou un inconvénient d'avoir conservé une grande partie de sa mémoire.
✦ Une des rares choses qui lui plaît en étant devenu lycanthrope c'est l'agilité qu'il a acquise et qu'il maîtrise. D'ailleurs il s'en vante souvent et joue de ça pour draguer les petites humaines. (genre il fait comme Spiderman avec le plateau de la cantine avec MJ. ok. Maggle.)
✦ Il n'a pas touché à une humaine depuis très longtemps. Il a peur de perdre contrôle.
✦ A chaque fois qu'il se réveille après une transformation douloureuse et qu'il découvre sa victime, son premier réflexe est d'aller vomir dans les chiottes ou ailleurs.
✦ Eschyle ne se sent jamais propre depuis qu'il a découvert sa nouvelle nature et prends des tas et des tas de douches par jour. C'est aussi un grand maniaque.
✦ Il s'emporte souvent mais use le moins possible des poings (ou griffes, bwahaha). Il a toujours eu un problème de sang-froid mais il s'est lui-même entraîné pendant des années pour apprendre à se contenir un peu mieux. Mais il a pas entraîné sa langue, donc il est très sarcastique et agressif dans ses mots. (et il est très, très grossier.)
✦ Eschyle est blagueur et s'intéresse beaucoup à la condition des autres monstres. Il pose toujours des tas de questions genre "Alors ? Ca fait quoi d'être un Vampire ? Les chauves souris c'est tes copines ? Non parce que moi les chiens ils ont tendance à fuir quand j'arrive. Pas que je m'en plaigne hein." Il a tendance à faire des tas de blagues sur les autres monstres, ce qui lui attire des ennuis lorsque cela atteint des oreilles plus susceptibles.
✦ Il a toujours rêvé de voler et il est souvent là à dire qu'être un lycan c'est carrément pourri.
✦ Eschyle n'est pas du genre à rabaisser ceux qui ont un niveau plus faible, car il n'aimerait pas être traiter de cette sorte. Il a beaucoup d'admiration pour les classes supérieures et voir que certains y arrivent le motive plus que tout.
✦ Ne lui donnez pas une bouteille. JA-MAIS. Quoique... si vous voulez qu'il chante Sex on Fire de King of Leons en chaussettes et slip (voir à poil), c'est une bonne méthode pour y arriver.
✦ Il n'aime pas les gosses, les hypocrites et les chiens. Oui, c'est un peu con pour les chiens.
✦ Lors des coups durs, il préfère écouter qu'être écouté. Mais la plupart du temps il aime qu'on prête attention à son débit d'âneries prononcé et à ses phrases pleines de sous-entendus.

“ rien ne pourra jamais l'arrêêter „





• PRÉNOM / PSEUDO :
• ÂGE : seize ans~
• VOTRE AVATAR : Green de Pokémon. (on dirait pas comme ça mais quel beau gosse /PAF/)
• COMMENT AVEZ VOUS CONNU TOS ? : huh, j'ai fouillé. Longtemps. Une route semée de forums inactifs et inintéressants, mais j'ai finalement trouvé la perle. Yahai!
• CODE DU RÉGLEMENT : Ok par Julius
• SUGGESTIONS ? : j'ai le droit de vous aimer déjà? (oui, oui, même si c'est non)



Dernière édition par Eschyle A. Lewis le Jeu 18 Aoû - 11:54, édité 15 fois
Revenir en haut Aller en bas


CALL ME Astérion
WE KNOW EVERYTHING
■ Messages : 22
■ Date d'inscription : 26/05/2011

What's inside ?
✖ Who are you ?:
✖ Danger's level:
1/1  (1/1)
MessageSujet: Re: Eschyle A. Lewis- EAL ☾ on se partage les croquettes ? Lun 18 Juil - 15:06

Oh OH OH ! Green, hu * mode j'arrête de fantasmer*
Alors bienvenue et bon courage pour ta fiche ( tu peux m'aimer moi je t'aime déjà 8D), si tu as des questions n'hésite pas !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


CALL ME Invité
Invité
MessageSujet: Re: Eschyle A. Lewis- EAL ☾ on se partage les croquettes ? Mar 19 Juil - 13:33

T'aurais pu faire un effort et prendre N è_é ! *sort*

Bienvenue parmi nous, j'adore ta présentation hâte de lire la suite ( wé je lis jamais rien, mais là j'ai rien eu d'autre à glander >0>)


Bonne chance ^^
Revenir en haut Aller en bas


CALL ME Invité
Invité
MessageSujet: Re: Eschyle A. Lewis- EAL ☾ on se partage les croquettes ? Mar 19 Juil - 17:24

Merci pour votre accueil vous deux ♥
Astérion c'est chouette que tu m'aimes aussi doncépousemoid'accord /PAF/
Taleida, le pire c'est que j'ai hésité entre lui et Green ! Mais bon, je craque toujours pour Green, j'y peux rien, c'est genre instinctif quand je vois sa tête huhuh (et comme il était libre...) et merci pour le compliment *u* j'essaie de rendre l'histoire comme je la veux mais j'avoue que je rame. Bref. 3615mylife j'ai envie de dire~

P'is j'adore vos avatars. Je suis jalouse et je bave. ♥
Revenir en haut Aller en bas


CALL ME Invité
Invité
MessageSujet: Re: Eschyle A. Lewis- EAL ☾ on se partage les croquettes ? Mar 19 Juil - 17:28

Merci Ton avatar est pas horrible tout au contraire è_é !

Allez go ramer o/
Revenir en haut Aller en bas


CALL ME Invité
Invité
MessageSujet: Re: Eschyle A. Lewis- EAL ☾ on se partage les croquettes ? Mer 20 Juil - 11:13

Je. J'ai fini. De ramer.
OHMONDIEU J'AI FINI. HALLELUJAH!

bon la fin est un peu bâclée je l'avoue mais enfin, oui, j'ai terminé huhuh. Si j'ai fais une erreur dans la transformation, si j'ai mal interprété quelque chose ou quoique ce soit, je corrigerais sans problème~
merci d'avance!

Revenir en haut Aller en bas


CALL ME Invité
Invité
MessageSujet: Re: Eschyle A. Lewis- EAL ☾ on se partage les croquettes ? Mer 20 Juil - 12:08

Omfg ♥ Green est super beau ~ Né, j'voudrais un lien dès que t'es validé, j'viens d'avoir une idée... Pourrie. Mais bon, on n'y peut rien >8D
Revenir en haut Aller en bas


CALL ME Invité
Invité
MessageSujet: Re: Eschyle A. Lewis- EAL ☾ on se partage les croquettes ? Mer 20 Juil - 13:42

Ce sera avec plaisir ce lien ♥ (et fantasmons ensemble sur Green /PAF/)
Revenir en haut Aller en bas


CALL ME Invité
Invité
MessageSujet: Re: Eschyle A. Lewis- EAL ☾ on se partage les croquettes ? Mer 20 Juil - 13:58

Green *-* *se tape la tête contre sa table*
Bienvenuto. J'aime ta fiche =) Dommage que je reste peut-être pas longtemps ici ><
Revenir en haut Aller en bas


CALL ME Invité
Invité
MessageSujet: Re: Eschyle A. Lewis- EAL ☾ on se partage les croquettes ? Mer 20 Juil - 16:23

Huuh merci pour le compliment :3 ça me touche~ (c'pas ironique du tout, surtout quand mon textedit me sortait par les trous d'nez tellement j'écrivais. Un travail reconnu, c'est sii agréable. Bon j'arrête la niaiserie.)
ha et merci pour ton accueil aussi~ (tu t'en vas ? si c'est le cas c'est dommage oui ><)
Revenir en haut Aller en bas


CALL ME Erin McCarley
PlASTICS BEAUTIES
■ Messages : 794
■ Date d'inscription : 29/03/2011
■ Age : 24

What's inside ?
✖ Who are you ?:
✖ Danger's level:
3/5  (3/5)
MessageSujet: Re: Eschyle A. Lewis- EAL ☾ on se partage les croquettes ? Mer 20 Juil - 18:51

Rebonsoir
Alors, jolie fiche, quelques fautes sans importance <3
Les fiches sont triées par ordre alphabétique alors je me permet de mettre ton pseudo dans la tienne :3
Petit Wrath de niveau 3 o/

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://pensionnat-rpg.forums-actifs.net/


CALL ME Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Eschyle A. Lewis- EAL ☾ on se partage les croquettes ? Aujourd'hui à 1:52

Revenir en haut Aller en bas

Eschyle A. Lewis- EAL ☾ on se partage les croquettes ?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
www.T H E O T H E R S I D E :: « The Other Side - Hors Jeu » :: Corbeille :: Présentations & Dossiers-
Sauter vers: