THE INCREDIBLE STAFF
They will always be there for u♥
ERIN MCCARLEY ❦ FONDATRICE

AKA QUINN BAILEY & LUTHER SAWYER
Voir son profil ?  La contacter ?
JULIUS VON WOLKEN❦ FONDATEUR

AKA RIEN DU TOUT
Voir son profil ? Le contacter ?

AUSTER CAROLL ❦ ADMINISTRATRICE

AKA AMBROISE B. AGAPET
Voir son profil ? La contacter ?
JERELATH COHEN ❦ ADMINISTRATRICE

AKA CHRYSANDRE PETRAKIS
Voir son profil ? La contacter ?

Si vous avez une question, une suggestion ou quelconque autre problème vous pouvez envoyer un petit mp au Staff! Attention certains mordent ♥

© Design #6 par Erin McCarley, optimisé sous Firefox.
BACKGROUND
It's the end when I begin
Dans cet établissement pas de discrimination, tout le monde demeure sur un pied d’égalité : vampires, humains, loup-garous, succubes et autres créatures. Pour ce faire il est naturellement obligatoire de conserver une forme humaine. Marre du monde des humains où vous vous sentez à l’étroit, mal à l’aise ? Il vous manque simplement la liberté. Le pensionnat est là pour vous. Nous saurons vous trouver où que vous soyez et qui que vous soyez.Cependant derrière tout ces aspects d’égalité et de liberté les plans se trament et la tentation de hausser sa race en influence au sein de l’établissement apparaît. Les tensions montent secrètement et lentement entre les différents individus et l’odeur âpre de la confrontation entre celles-ci commence à ce faire sentir. Sous des airs angéliques vos voisins de table peuvent très bien vous haïr. Tout n’est que voile et mensonge. Maintenant à vous de faire votre entrée, qui que vous soyez, quoi que vous soyez. Continuerez vous le jeu malsain qui se joue dans l’établissement ou vous dresserez vous contre celui-ci en faisant éclater la vérité au grand jour ? Saurez vous passer « de l’autre coté » ?
DA NEWS & CIE
You know now
Nouveau DESIGN à commenter et à critiquer ici. Prédéfinis libres et rafraîchis ! Jetez y un oeil! Gazette est de retour ! Pour vous jouer DES mauvais tours, avec une montée de sadisme en prime ♥

N'oubliez pas de voter pour le forum !

the other side
BODIES WITHOUT SOULS, OR NOT
Have fun with them, if you can



Encore et toujours plus de prédéfinis ici !

Partagez|

Mission sous couvertures

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage


CALL ME Treize C. Heaster
WE ARE WORTH MORE
■ Messages : 10
■ Date d'inscription : 05/10/2011

What's inside ?
✖ Who are you ?:
✖ Danger's level:
3/5  (3/5)
MessageSujet: Mission sous couvertures Mer 19 Oct - 9:11


      Les premières lueurs de l'aube me réveillèrent. Bon sang, mais qui avait encore ouvert les rideaux à une heure peu décente?
      Je me redressai, me calant contre la tête de lit. J'écartai ma tignasse, pour enfin voir le dortoir. J'avais du mal à me réveiller, et surtout il m'était impossible de me rapeller ce que j'avais fait la veille. Je me frottai les yeux, et découvris que j'étais nue. Ah, je ne m'étais certainement pas couchée comme ça. Et je n'avais pas du passer une nuit de bonne soeur non plus... Je tournai la tête, et décrouvris le rat, allongé à côté de moi. Ah, coucou toi. Je me rallongeai, et tentait de me souvenir de ce que j'avais fait la veille, avant de venir au dortoir. Bon, déjà je savais ce que j'avais fait cette nuit, impossible d'en douter, vu qu'après vérification il s'avérait que le rat était nu lui aussi. Il semblait bien dormir en plus. Qu'avions nous fait pour le fatiguer à ce point? A moins que je n'ai encore réussi à le faire boire. Cette perspective me fit jubiler. Un rat qui décuve c'est hilarant à regarder. J'imaginai parfaitement la scène. Lui, limite mort, titubant plutôt que se déplaçant, avec des yeux hargards, perdus. Un rat alcoolisé. Si il avait bu, j'étais sûre d'avoir de quoi rire au moins toute la matinée.

      Je me concentrai, en vain. Aucun souvenir ne revenait. Pas encore. Ce n'était qu'une question de temps, je finissai toujours par savoir ce qu'il m'était arrivé. Et je finissai également par me rappeller ma nuit dans les moindres détails... En tous cas, une chose était sûre. J'avais bu, sinon je me rappellerais de tout dans les moindres détails. Quelque chose de moins plaisant me traversa l'esprit. Et si c'était lui qui m'avait fait boire? Intolérable. Tout à fait insoutenable. Peut-être que le rat pouvait me dire quelque chose. Je réfléchis quelques instant à ce que je pouvais faire pour le réveiller. Avec un sourire malsain je poussai un cri joyeux, tout en le serrant dans mes bras:

      " Allez le rat, debout! ♥ "


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


CALL ME Curve C. Denki
WE ARE WORTH MORE
■ Messages : 19
■ Date d'inscription : 05/10/2011

What's inside ?
✖ Who are you ?:
✖ Danger's level:
3/5  (3/5)
MessageSujet: Re: Mission sous couvertures Mer 19 Oct - 9:17

Ce ne furent pas les premières lueurs de l’aube qui le réveillèrent, mais le galop qu’exécutaient plusieurs millions d’étalons aux sabots tranchants, caracolant de bon matin dans ce qui lui servait encore à ce jour de crâne. Labourant ses os, écrasant ses nerfs, compressant ses muscles, piétinant les tissus, hachant son cerveau en menus morceaux, le mal de crâne coutumier des lendemains de cuite était bel et bien là, et savait imposer sa présence avec la dignité d’un despote incontesté, véritable fléau en cape pourpre qui prenait ses quartiers douze heures après que le rat ait absorbé une goutte d’alcool. Il ne pouvait même pas promettre qu’il ne boirait moins puisque les simples vapeurs de coupes alcoolisées le rendaient complètement stone. Sa dignité était pourtant sauve – du moins, en général. Il ne titubait pas pour expectorer un torrent d’insanités ou de conneries plus affligeantes les unes que les autres avant de partir gerber dans un coin comme un pauvre ivrogne. Non, lui il se vengeait de façon très subtile – et involontaire – en se tapant la personne qui avait eu la mauvaise idée de l’embarquer dans un bar, où de lui faire prendre de la vodka pure pour de l’eau minérale.
Parfois c’était un mâle qui s’était amusé à ses dépens. Cela n’avait pas réellement perturbé le cendré dans la mesure où il ne se laissait entrainer que par ceux qu’il acceptait dans un rayon de cinq mètres. Il devinait que ceux-là ne le colleraient pas par la suite, chiens en chaleur en manque d’affection et de roses parfumées. Sulfureuse vengeance pour ceux qui s’étaient crus hétéro.
La première fois que cette drôle d’habitude avait débuté, c’était en sa compagnie. Elle l’avait fait boire, trouvant très divertissant de le voir suivre des yeux des choses qui n’existaient pas, hilare devant sa mine de cadavre fraichement déterré, riant de ses phrases courtes souvent dénuées du moindre sens. Oh oui, elle s’était bien amusée. Beaucoup moins lorsqu’elle avait noté la tournure de leur soirée. Largement plus lorsqu’elle-même avait enfin cédé à la boisson et décidé que de toute façon, elle verrait bien au réveil.
Au réveil oui.
Lui aussi avait agi ainsi. Et s’était réveillé mal comme un chien dans les bras d’une Femelle. Il s’était haï lorsqu’il avait compris que lui aussi avait cédé à l’appel de la chair, vil animal guidé par ses pulsions les plus sordides. Sa répugnance n’avait duré que le temps de quelques minutes. Parce qu’il était incapable de se haïr, lui, être parfait, nuisible par excellence, parfaitement assumé dans les vices et les délices qui composaient son âme. Mais surtout parce que Treize aussi, à son réveil, l’aurait bien volontiers flingué pour l’impair qu’ils avaient commis dans un accord tacite, et lui en voulait d’autant plus qu’elle s’en voulait aussi.
C’était nettement plus drôle de fanfaronner que de se dénigrer.
Ainsi, il avait assimilé cette ironie qui le poussait à se réveiller plus souvent dans le lit d’un autre que dans le sien. Surtout dans celui de Treize, en fait. Il ignorait pourquoi l’expérience se répétait, mais c’était le cas. Loin de se lasser, il ne leur fallait pas grand-chose. Un défi, un pari, des regards arrogants et provocateurs, ils partaient, dédaignant les aprioris qu’on se faisait des contacts charnels, les rangeant au même niveau que l’occupation de manger ou bien de boire.
De l’alcool, une bouffée d’amiante ou d’opium, et ils se coulaient dans la débauche sans le moindre remord.
Luxueux passe-temps que de se dépraver avec égoïsme.

Il avait pourtant au réveil, cette éternelle sensation d’avoir commis un impair, et ce mal de crâne qui régnait en tyran dans les moindres recoins de son encéphale. Cependant, il lui suffisait d’un regard vers Treize pour se rappeler pourquoi il l’avait fait, et un rictus narquois glissait le long de ses lèvres pâles.
Cette matinée n’était pas différente, et d’une banalité que le cendré avait au final décidé d’ignorer. Le soleil brillait à travers les fenêtres, et chauffait les pans du drap chiffonné qui se vouaient aux rayons avec délectation.
Il était bien. Hormis cette migraine.
Battant des cils, il embrassa la pièce du regard, avant de finir sur Treize, qu’il découvrit déjà réveillée. Et active intellectuellement, puisque ses sourcils étaient froncés. Elle paraissait songeuse. Cherchant sans doute à se remémorer les péripéties de la veille. Lui avait renoncé, au fil du temps. De toute façon le fil conducteur était toujours le même, et il en savait les péripéties intermédiaires. À son stade, il ne demandait plus de détails, juste de l’aspirine.
Il ravala un ricanement lorsqu’il pensa à ce qu’il aurait pu lui dire. « Bien dormi » sans doute, mais eux ne dormaient pas. Ils se « reposaient » ou ils « récupéraient ». La nuance était grande et visiblement, plutôt amusante à ses yeux.
Il songeait à peine à se redresser quand la réflexion de la brune arriva à son terminus ; avant qu’il n’ait eu le temps de réagir, elle se jeta sur lui dans un glapissement suraigu lui le hérissa des tifs aux orteils.
Sa réaction fut instinctive.

- Rhâ mais dégage !

Il rendit brutalement les mains pour éviter tout contact, refermant ses doigts sur un poignet qui passait à sa portée et le repoussa, agissant par automatisme, un œil fermé comme dans l’attente du choc, sa tête se hâtant de résonner comme une cloche d’église.
Sa migraine empirait. Évolution, migraine level treize, good job !
Desserrant sa prise, il dodelina un bref instant de la tête, attendant que l’écho de son hurlement cesse avant de passer la main dans ses cheveux qui ne ressemblaient plus à rien, si auparavant ils avaient ressemblé à une masse qualifiée comme capillairement correcte.
Puis jaugea Treize.

- Ça t’amuse beaucoup.

Même pas une question. C’était une évidence. Une fatalité.
Il grinça, essaya d’additionner deux nombres au hasard, parvint à la conclusion qu’une banane était pimentée lorsqu’elle pesait trois centimètres, et comprit qu’il lui manquait encore deux heures de sommeil pour avoir le courage de s’extirper du lit.
Sa tête retomba alors sur les oreillers. Et il ferma les yeux.
Quatre secondes.
Avant de les ouvrir brutalement, les iris dilatés.

- Limoncello.

Il vrilla deux billes d’acier dans les prunelles narquoises de Treize.

- C’est ça, pas vrai ?

Il avait cette odeur de citron sur lui, cette persistance rétinienne de jaune canari, ce gout sirupeux dans la bouche que la salive de la jeune fille avait vite distillé.
Du Limoncello. Il ignorait totalement le degré l’alcool de la boisson, mais il savait que le barman l’avait mitonné lui-même, sur injonction de la jeune fille. Il pouvait très bien avoir été assommé avec une goutte d’alcool comme un bon quart de litre. Mais à en juger par son mal de crane, son état de fatigue et l’arôme qui flottait autour de lui, il n’avait pas dû en boire qu’un.
Un sourire narquois remplaça son expression perplexe.

- Tu expérimentes les boissons sur moi avant.

Simple constatation. À force elle avait dû remarquer selon l’alcool qu’il ingérait les divergences de comportement, et surtout les concurrences qu’il qualifiait de post-traumatiques. S’il ne se réveillait pas pendant quinze jours, elle savait qu’elle aurait une gueule de bois de tous les diables. S’il bondissait comme un lapin dès son réveil, la boisson n’était pas assez forte pour elle.
Visiblement, le limoncello maison de ce bar devait lui convenir pour susciter chez elle la vision de chaises mouvantes, puisque lui-même ne se souvenait absolument pas de ce qu’il avait pu faire après avoir gouté à la mixture.
Bah, les activités habituelles, en somme.
Inexplicablement, il trouvait l’idée drôle.
Elle ne faisait que le saouler et d’en assumer les conséquences, à court et à long terme.
Il était un cobaye.
Et elle était le sien, de façon beaucoup moins explicite.
Il aurait sans doute dû s’en formaliser. Se venger.
Pourtant, cette idée le faisait ronronner.
Leur duo était loin d’être ordinaire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


CALL ME Treize C. Heaster
WE ARE WORTH MORE
■ Messages : 10
■ Date d'inscription : 05/10/2011

What's inside ?
✖ Who are you ?:
✖ Danger's level:
3/5  (3/5)
MessageSujet: Re: Mission sous couvertures Mer 19 Oct - 15:39


      Le scientifique fou.
      Le rôle était taillé sur mesure pour moi, car c'était tout à fait vrai. J'avais testé sur le rat ce ... truc au citron? Car ce n'était pas un limoncello. Bien trop fort pour en être un. En tous cas, le rat n'avait pas tenu longtemps. Il avait bu, déjà à moitié mort à cause des vapeurs d'alcool. Une vraie gamine. J'avais rit pendant de longues minutes sans pouvoir m'arrêter. Puis j'en avais pris un.
      C'était là que l'histoire s'arrêtait, l'endroit où le fil d'Ariane était coupé, l'endroit à partir du quel on ne retrouvait plus le début de la nuit. C'était frustrant, car j'aurais bien aimé voir si avec autant d'alcool dans le sang le rat était plus performant que d'habitude... Mais ce qui m'inquiétait, c'est que si j'étais plus fraîche que lui maintenant, j'avais été toute aussi cannée cette nuit. Aurais-je perdu ma résistance à l'alcool?
      Je m'allongeai, songeuse. Il fallait que je me souvienne. Savoir si j'avais été vraiment bourrée au bout d'un verre, ou si j'avais enquillés quelques cocktails avant de céder à mes pulsions malsaines. Je me tournai vers Grand-Père, et fit en lui tapotant le crâne:
      " Alors, c'est le bordel là-dedans ou t'es capable d'aligner deux pensées cohérentes? "
      Quelque chose me revint alors. Curve était mort, assit sur son tabouret, et vacillant dangereusement. Moi j'étais encore à peu près vaillante, après deux verres. Et je buvais mon troisième. Celui de trop. Après j'avais ce regard vitreux, identique en beaucoup de points à celui du pauvre rat, qui faisait pâle figure en regardant les sièges d'un air hébété. Abruti par un pauvre limoncello maison. Puis je l'avais soutenu, et nous étions partis. Faire nos affaires, sans doute.
      J'avais mal au crâne maintenant. Poussant un grognement rageur je fermai les yeux. Super, comme si j'avais besoin de ça.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


CALL ME Curve C. Denki
WE ARE WORTH MORE
■ Messages : 19
■ Date d'inscription : 05/10/2011

What's inside ?
✖ Who are you ?:
✖ Danger's level:
3/5  (3/5)
MessageSujet: Re: Mission sous couvertures Dim 30 Oct - 7:46

Elle lui tapota la tête avec une moue mièvre et arrogante qu’il lui connaissait bien : celle qu’elle absorbait lorsqu’elle le savait aussi mou et caoutchouteux qu’un chamallow, alors qu’elle pétillait déjà comme une bouteille de Perrier. Charmante comparaison par ailleurs. Grinçant, le rat ferma un œil, réprimant les hurlements d’agonie de son encéphale, et lui attrapa le poignet, enserrant ses doigts autour de sa chair tendre et chaude.

Arrête. Ses deux paupières s’abattirent sur ses prunelles ternies par le réveil un peu trop brutal à son goût, puis se rouvrirent, alors qu’il la fixait avec insistance. … Ou je mords. Il n’était pas un rat pour rien après tout.

Après un bref instant, il la relâcha, délivrant le frêle oiseau qu’était sa main, rétablissant ainsi son équilibre précaire sur le matelas. Woah, la soirée avait été plus qu’arrosée, à croire qu’il s’était vautré avec délectation dans une piscine d’alcool et en avait lapé la moitié du contenu. Dodelinant de la tête, le cendré soupira, observant pour la quarante-sixième fois la pièce qu’il aurait pu décrire les yeux fermés. C’était histoire d’avoir une contenance, et pour ne pas avoir à la fixer Elle.

De toute façon, même bourré je suis plus intelligent que toi.

Assena-t-il avec pragmatisme, suivant le fil d’une logique qui n’était claire que pour lui. Certes, il était capable de trouver quatre angles à un triangle, mais pouvait débattre de philosophie ou du service qu’elle se rendrait à elle-même et à la société si elle devenait son esclave servile et obéissante sans perdre une seule fois le cours de son argumentation.
Sauf que Treize lui demanderait de compter.
Evidemment.

Percevant un grognement à ses cotés, il fit un effort monumental de volonté pour tourner la tête et jauger Treize, qui semblait moins fraîche qu’habituellement. Un rictus réjoui orna les lèvres du rat, qui devinait l’amnésie ô combien salvatrice de la jeune fille.

Alors, c’est le bordel là-dedans ? caricatura-t-il, narquois, tendant la tête vers la jeune fille, profitant de son avantage pour se faire haïr encore un peu plus. Sans doute aurait-il voulu ronronner sa joie malsaine à l’oreille de Treize ; cependant, un mouvement du matelas le fit vaciller, et il manqua de s’écrouler de tout son long sur elle, telle la longue couleuvre qu’il était devenu. Adieu cobras, vipères, anacondas et autres reptiles redoutés et redoutables ! Il n’était plus qu’un vague orvet qui n’aspirait qu’au repos dans une niche de tissu.

Rétablissant son équilibre, Curve observa alors sur la cabine de douche, que son regard passif avait ignoré jusque-là. Le martèlement de l’eau sur son échine était un remède radical contre sa pseudo gueule de bois ; encore fallait-il qu’il parvienne à se lever, et à gagner le refuge nacré sans embrasser le sol dans un choc sourd et disgracieux.

J’y vais en premier, annonça-t-il avec aplomb, sachant pertinemment que Treize le comprendrait et chercherait peut-être à le doubler. Cependant, il avait un plan B.
Il avait toujours un plan B.
Si elle bondissait vers la douche, lui il bondirait vers son oreiller, regagnerait la place toute chaude, tirerait les couvertures et se rendormirait aussi sec. Les femelles passaient toujours deux heures à se laver, de toute façon. Pourtant, Treize n’avait pas plus de masse capillaire que lui ; c’était à ce demander ce qu’elles faisaient de plus que lui pour y passer autant de temps.

Malgré sa détermination, il ne bougea pas d’un poil de rat, fixant le plancher avec animosité, persuadé qu’il se gondolerait sous ses pieds.
C’est ça Curve.
Rendors-toi, ça vaudra mieux.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


CALL ME Treize C. Heaster
WE ARE WORTH MORE
■ Messages : 10
■ Date d'inscription : 05/10/2011

What's inside ?
✖ Who are you ?:
✖ Danger's level:
3/5  (3/5)
MessageSujet: Re: Mission sous couvertures Dim 11 Déc - 12:57


      Toi, mordre? J'étouffai dans l'oeuf un rire saracastique qui menaçait de pointer, car même si j'avais de plus grands crocs pour lui rendre la pareille, je n'avais pas forcément envie qu'il me mutile. Le fourbe. Il finit par lâcher ma main, qui retomba doucement sur le matelas. J'hésitai à transformer ma main, simplement pour jouer avec ses cheveux pâles. Quoi de plus dérangeant d'avoir les os d'une main dans sa masse capillaire? Mais je renonçai, préférant retourner dans les abysses bienfaitrices du sommeil. C'était la meilleure chose à faire, sachant que je n'étais absolument pas d'attaque pour me lever et filer sous la douche. Non, dormir était préférable dans mon état. La voix du rat me tira de ma rêverie, et je ne manquais pas de lui faire remarquer la chose suivante:
      " Si même bourré tu étais plus intelligent que moi, tu ne te serais pas fait lamentablement avoir hier soir ~ "
      Et toc. Je le sentis bouger, et je sentis également son regard d'acier inoxydable peser sur moi. Rejouis toi de mon état rat, tant que tu peux. Je mettrais moins de temps que toi à me remettre de cette cuite. J'ouvris un oeil, et le vit vaciller.
      " Si tu tombes sur moi je me transforme et je te dévore, petit rongeur déséquillibré. "
      Que dirais-tu de finir dans les entrailles inexistantes d'un sac d'os à plus ou moins forme humaine? De finir dans le corps d'un démon qui te rendrait fou jusqu'a la fin de tes jours, t'ammenant presque à te suicider ou à essayer de tuer l'origine de cette folie, qui tu finirais par percevoir? Être mangé par un Horla, mais continuer de vivre en son sein. Ô terrible existence, que je ne lui réserverai jamais. J'aimais trop le martyriser, tester des trucs sur lui. Mon petit rat de laboratoire.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


CALL ME Curve C. Denki
WE ARE WORTH MORE
■ Messages : 19
■ Date d'inscription : 05/10/2011

What's inside ?
✖ Who are you ?:
✖ Danger's level:
3/5  (3/5)
MessageSujet: Re: Mission sous couvertures Dim 11 Déc - 13:33

Elle se trompait. Évidemment. Si l’on écoutait Curve – ce qui était par ailleurs une très mauvaise idée – on savait pertinemment que toute chose de s’accordant pas à ses idées et à ses valeurs était fausse. Il n’y avait pas nuance dans sa vérité : c’était la sienne, ou la fausse. Et puisque Treize était certaine qu’ivre comme un saoulard, il s’était retrouvé sous les même draps qu’elle par erreur, il ne put s’empêcher de la démentir. Certes, en humant simplement les vapeurs d’alcool, il devenait beaucoup plus insouciant, et bien plus con qu’il ne l’était dans son état normal. Mais s’il trainait avec elle, et chez elle, c’était pour une bonne raison. Que la chose ne le dérangeait pas. Sinon, il se serait arranger pour ramper jusqu’à la porte, boiter dans la rue et s’écrouler comme un cadavre sur son propre lit bien trop souvent délaissé, afin qu’il n’ait pas à lui expliquer que non, il ne prendrait pas le thé chez ses parents, et que oui, elle avait le temps de bouffer l’intégralité de son mobilier avant qu’il fasse un geste désintéressé envers elle. Le rat restait un rat. Et agissait en conséquence : pour lui, et pour personne d’autre.

Je ne vois pas en quoi j’ai pu me faire avoir, siffla-t-il, fourbe et narquois.

Bon, à part pour la gueule de bois. Mais la soirée en elle-même avait été très attrayante. Le sol jonché de fringues en témoignait ; d’ailleurs, elle devait avoir la moitié de sa maigre garde-robe chez elle. En bordel, tout comme ses fringues à elle trainaient parfois chez lui. Il cherchait une paire d’écouteurs et tombait sur un soutif, fouinait dans une armoire et retrouvait un haut, sans trop savoir comment elle avait pu venir avec et repartir sans.
Quelle organisation.
Pensée qui ne put que lui arracher un sourire, surtout lorsqu’il aperçut un soutien-gorge échoué sur la poignée de fenêtre. Soit elle la prenait pour un cintre improvisé – charmant esprit décoratif – soit c’était lui qui l’avait balancé la veille. Quoi qu’ils fassent, ils avaient un style… Inimitable. Et inqualifiable. Bon, motivation rat. Douche time. Sa motivation allait presque passer en mode actif lorsque Treize le menaça de nouveau. Coup d’œil du rat, battement de paupières, cynisme. Vraiment ?

Chiche. Venge-toi.

Et il retomba sur ses jambes, la dévorant de deux prunelles flamboyantes de provocation. Vas-y, femelle. Profite donc ! Ou te déroberas-tu en prétextant un rendez-vous avec Morphée ?
Menacer le rat d’une chose était le meilleur moyen pour qu’il la réalise.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


CALL ME Treize C. Heaster
WE ARE WORTH MORE
■ Messages : 10
■ Date d'inscription : 05/10/2011

What's inside ?
✖ Who are you ?:
✖ Danger's level:
3/5  (3/5)
MessageSujet: Re: Mission sous couvertures Mer 14 Déc - 13:06


      Me venger? Pourquoi le ferais-je? Pas besoin de se creuser la tête éternellement. Pour le plaisir voyons. La vengeance est un plat qui se mange froid, mais cela a-t'il vraiment du sens pour quelqu'un qui ressemble à une statue de glace? Non, sans doute pas. Je me mis à quatres pattes au bord du lit, et transformai mon bras. Une main osseuse caressa sa joue, et joua dans ses cheveux. Mon visage se métamorphosait avec une lenteur voulue. Ma peau devenait transparente, et mes yeux disparurent peu à peu, me voilant le monde un instant. Puis il furent remplacés par deux lueurs dansant dans deux cavités sombres. Deux cornes jaillirent de ma tignasse brune, qui s'allongea et s'épaissit. Dans mon corps les organes vitaux devirent une brume noirâte qui flottait paisiblement dans la cage thoracique couverte d'une peau diaphane et blanchâtre. Je ne changeai pas plus, attendant une éventuelle réaction du rat. Je lui fis un sourire de mes crocs pointus et de tailles irrégulières.
      " Tu vois rat si je te mords.... Tu meurs. "
      Je reculai, et amorçait la retransformation. Le Horla disparu, pour se rendormir, dans le corps de la frêle humaine que j'étais pour des raisons pratiques. Déjà, la taille de ma forme démoniaque : grande, et donc peu... pratique. Passer les portes lorsque l'on fait plus de deux mètres de haut debout est assez compliqué. Et aussi pour la discrétion. Un monstre n'est pas de ceux qui passent inaperçu facilement. En revanche, je n'étais pas non plus un de ces bêtes moutons qui ressemblent à tout le monde. La différence est une beauté qu'il faut apprendre à voir. Et moi je ne vois que ça.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


CALL ME Curve C. Denki
WE ARE WORTH MORE
■ Messages : 19
■ Date d'inscription : 05/10/2011

What's inside ?
✖ Who are you ?:
✖ Danger's level:
3/5  (3/5)
MessageSujet: Re: Mission sous couvertures Mer 14 Déc - 14:22

Elle se transforma. Lentement.
Il observa avec un ravissement morbide les changements que son organisme qui imposait lorsqu’elle passait d’une forme à une autre. Outre sa taille, qui doubla, voir tripla, sa chair s’étendit et devint diaphane, et une brume bien peu austère se mit à tournoyer autour d’elle, telle une cape de ténèbres, coupée de la nuit et tissée par le chaos. Ses doigts devinrent des harpons osseux, son faciès se mua en amalgames d’os ou le temporal, le frontal, le pariétal et le sigmoïde se combinaient avec ses maxillaires pour donner naissance à une tête comme modelée dans de la pierre brute et taillée à coups de burin, sans souci du détail. Elle ressemblait aux squelettes que l’on trouvait dans les classes de biologie, avec le réseau veineux en demi-opacité. C’était à la fois effrayant… Et fascinant. Un magnifique spécimen pour tout savoir d’un corps presque humain. Pourtant, le rat n’accorda que peu d’attention à sa physionomie, qui pourtant, était loin d’être ennuyeuse lorsqu’elle se muait en Horla. Un fin sourire releva les commissures de ses lèvres, et tel un diablotin tentateur, ignora le bon sens le plus commun et s’avança encore, dédaignant la prudence, méprisant la raison.

Je suis mort de peur.

Il se riait de la mort, oubliait la souffrance, dansait sur la tombe de concepts abstraits crées pour corrompre l’esprit humain et le soumettre à lui-même. La plupart des personnes n’étaient que les victimes ignorantes de leurs propres chaines ; ses chaines à lui n’étaient que menottes fissurées à ses poignets, où ne pendait aucun maillon. Vestige d’une victoire faite sur sa propre personne. Le rat n’avait peur de rien ; ni de lui, ni des autres, ni de la peur elle-même.
Présomptueux animal.

Mais qui viendrait lui prouver le contraire ? Elle peut-être ? Il n’était pas effrayé, et se fit une joie de lui prouver. Son corps se tendit, et il avança encore, vers elle, avalant et inhibant la maigre distance qui les séparait alors que le démon le dévisageait avec morgue. Il était face à elle, si près qu’il aurait pu l’embrasser en tendant simplement les lèvres… Si la gueule du Horla n’avait pas été assez grande pour englober sa tête toute entière. Mais répondant comme à une sollicitation, elle redevint humaine. Sa peau s’opacifia, sa taille décrut, son minois reprit les traits fins et délicats d’une adolescente qui ne laissait personne empiéter sur son territoire.
Ce qu’il faisait délibérément.
Alors provocateur, il tendit les lèvres, lui volant un baiser comme s’il dérobait un sac, la cupidité brillant dans ses yeux où l’éternelle flamme sournoise flambait en permanence. Le charme du voleur étant proportionnel à sa capacité à disparaitre, il fut dans la douche avant même qu’elle n’ait eu de temps de ciller, lui laissant le gout amer d’une défaite face au rat insaisissable.

Ce n’était que dix points en plus sur une cible qu’il connaissait déjà par cœur.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


CALL ME Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Mission sous couvertures Aujourd'hui à 23:09

Revenir en haut Aller en bas

Mission sous couvertures

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
www.T H E O T H E R S I D E :: Where the BOYS are-
Sauter vers: