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Dans cet établissement pas de discrimination, tout le monde demeure sur un pied d’égalité : vampires, humains, loup-garous, succubes et autres créatures. Pour ce faire il est naturellement obligatoire de conserver une forme humaine. Marre du monde des humains où vous vous sentez à l’étroit, mal à l’aise ? Il vous manque simplement la liberté. Le pensionnat est là pour vous. Nous saurons vous trouver où que vous soyez et qui que vous soyez.Cependant derrière tout ces aspects d’égalité et de liberté les plans se trament et la tentation de hausser sa race en influence au sein de l’établissement apparaît. Les tensions montent secrètement et lentement entre les différents individus et l’odeur âpre de la confrontation entre celles-ci commence à ce faire sentir. Sous des airs angéliques vos voisins de table peuvent très bien vous haïr. Tout n’est que voile et mensonge. Maintenant à vous de faire votre entrée, qui que vous soyez, quoi que vous soyez. Continuerez vous le jeu malsain qui se joue dans l’établissement ou vous dresserez vous contre celui-ci en faisant éclater la vérité au grand jour ? Saurez vous passer « de l’autre coté » ?
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Aller sans retour [Pv; Sindarion]

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CALL ME Invité
Invité
MessageSujet: Aller sans retour [Pv; Sindarion] Ven 9 Déc - 22:41

Elle est seule. Oui bon, c’est un peu normal, elle n’est jamais accompagnée. Melany est tellement solitaire qu’elle en oublie le reste du monde. Certain, même plusieurs personnes, ont daigné approcher cette jeune femme froide. Trop sont retourné vers leurs amis sans réponse à leurs questions. Elle ne répond jamais aux questions qu’on lui pose. Pas plus à celle des professeurs que celle des élèves. Sentiment de supériorité trop omniprésent? Non, cela n’est pas la raison. Comme je l’ai déjà dis, elle me répond tout simplement pas puisque, au fond, elle ignore la réponse. « Quel est ton âge? » « Depuis quand es-tu ici? » « Pourquoi est-ce que tu ne répond pas? ». Toute ces questions sont resté sans réponse et ce depuis son arrivé dans le pensionna. Tant d’ignorance venant de la part d’une seule et même personne. Mais bon, elle est comme ça, impassible malgré tout.

Melany marche depuis un long moment sans jamais cesser de fixer l’horizon d’un regard vide. Son rythme de marche est lent, pas même une seule trace d’hésitation alors qu’elle marche sur les petites racines qui sortent de dessous la haute grille métallique. Sa main toute aussi dure trace une ligne sur la frontière alors que Melany avance. Le bruit de ses doigts de plastique résonne sur le métal de la grille. Le son se fait entendre en écho. C’est le silence tout autour, aucune personne au environ. Enfin, du calme. Du calme pour.. et bien rien. Melany ne pense pas, ne rêvasse pas non-plus. Elle fixe le vide en s’avançant vers aucune place en particulier. En fait, ça fait déjà plusieurs fois qu’elle fait l’allée retour ainsi, le long de la frontière. Elle n’a rien de mieux à faire, alors autant perdre du temps en faisant une marche de santé. Parlant santé, elle n’en a pas, alors disons plutôt une marche qui aiderait à faire passer plus vite cette journée qui semble encore plus misérable que celle de la veille. Les jours ne sont qu’une suite d’événements sans but précis. Pourquoi au juste ne l’avaient-ils juste pas détruite au lieu de l’envoyer ici? C’était inutile de penser cela puisque cette pensée ne changerait rien. Alors elle continuait de marcher, un pied bien déposé devant l’autre, le long de la grille.

Elle avait passé ses cheveux par-dessus son épaule, laisser ainsi l’air libre à son panneau solaire pour refaire le plein d’énergie. Ses longs cheveux blonds volaient au gré de la brise alors qu’elle continuait de marcher en fixant droit devant elle. Cette journée était particulièrement remplie de brouillard, en contraste avec le magnifique soleil qui était sorti lors des jours précédents. Inutile de préciser que son panneau solaire à peine à capter les minces rayons de soleil qui perce les nuages ici et là. Elle n’espérait qu’avoir assez d’énergie pour revenir à sa chambre avec des forces. Sinon, il faut bien croire qu’elle s’effondrerait sur place et seule la prochaine personne qui passerait par ici pourrait l’aider. Cette situation n’était pas envisageable.

Parlant d’une personne, une silhouette s’était dessinée dans le brouillard depuis un bon moment déjà. En fait, depuis qu’elle avait tourné les talons au bout de la clôture pour refaire l’allée de son petit trajet diabolique. La silhouette était de toute évidence masculine et grande. Plus que Melany? Elle ne pourrait dire et puis, elle s’en moque un peu. Elle continuait d’avancer sans s’arrêter. Le bruit de ses talons hauts produisait de petits bruits de froissement de feuilles mortes à chaque pas mit au sol. Sa robe blanche vole au même gré que ses cheveux au vent. C’est une température relativement froide pour cette journée d’octobre. Mais bon, lorsqu’on a un corps en plastique, on ne ressent pas grand-chose. Elle continuait donc sa route, sans même prendre compte qu’elle pouvait foncer à tout moment dans cette silhouette adossée à la haute clôture.

Une fois proche de l’homme qui était là, regardant un certain bidule électronique, elle s’arrêta, le fixant d’un air passible, laissant ainsi le petit son du frottement entre ses doigts et la grille voler en l’air dans un écho. Allait-il se tasser? L’avait-il seulement vu? Après tout, blanche comme elle est, elle pourrait presque être transparente dans toute cette brume. Et puis, la petite distance qui les sépare est peut-être assez pour qu’il ne la remarque pas. Les deux pieds joins, elle laissa tomber son bras le long de son corps, lâchant la clôture du bout des doigts. Elle continuait de fixer la silhouette d’un air vide. Qui sait ce qui pouvait bien se passer dans sa tête à cet instant précis. Il leva la tête. Melany ne bougea pas, ne réprima même pas un mouvement. Il zieuta un moment les alentours et son regard vint enfin s’arrêter sur la petite silhouette élancée de Melany. Ses yeux bleus sans pupilles fixaient l’homme. Un élève, un professeur? Quoiqu’il en soit, il était sur son chemin et venait définitivement de brisé les allés retour incessant de cette chère marionnette.

Les cheveux du garçon, qui était définitivement jeune, mais pas adolescent, bougeaient eux aussi au gré de la brise glaciale qui soufflait. Il affichait un regard relativement surpris face à Melany. Il est vrai qu’on ne croise pas tout les jours quelqu’un d’aussi bizarrement fait. Les articulations de marionnette semblaient particulièrement l’intéresser. Melany, sans même dire un mot, se tourna de côté et contourna l’homme en question. Elle passa devant lui sans un regard, fixant toujours devant elle comme si elle était posséder, ce qui n’est pas totalement faux. À la voir ainsi, on pourrait presque croire qu’elle l’était.


Dernière édition par Melany Paterson le Jeu 12 Jan - 1:52, édité 1 fois
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CALL ME Invité
Invité
MessageSujet: Re: Aller sans retour [Pv; Sindarion] Mar 13 Déc - 15:59

Le jeune homme avait eu du mal à dormir. Cela était sans doute du à son changement d’environnement. Oh, il n’avait aucune conscience de ce dans quoi il avait bien pu mettre les pieds, pour lui, ceux qui l’entouraient dans cet établissement étaient des humains tout ce qu’il y avait de plus banal. Non, en fait, il avait ses petites habitudes là où il habitait avant… Il était donc obligé de les bousculer assez violemment avant d’en reprendre de nouvelles, certainement basées sur les premières. Bref, il s’était levé assez tôt bien qu’il n’ait pas à travailler. Il devait à vrai dire prendre ses fonctions dans deux semaines, ce qui lui laissait le temps de s’habituer aux lieux. Le geek qui était en lui avait été très heureux de voir que l’établissement lui avait fait cadeau d’un matériel dernier cri, qu’il s’était efforcé d’installer en même temps que celui qu’il possédait déjà. Cela donnait un bureau circulaire en haut d’une tour située dans les appartements des adultes, cette même tour étant en fait son habitation. Certes, il y avait des étages à montrer mais l’agencement des lieux ne le forçait pas à se déplacer souvent de paliers. Il y avait même (comble du luxe) un petit ascenseur personnel.


Il avait décidé d’aller prendre un peu l’air, après un petit déjeuner copieux et quelques heures de jeu pour tester son nouveau matériel. Cela lui servirait autant à travailler qu’à se divertir. Il était environ huit heures quand il sortit, se dirigeant vers l’entrée du domaine de l’établissement. Là, il essaya l’une de ces applications qui utilisaient la géolocalisation pour fonctionner. Encore un jeu, pour résumer. Absorbé par sa machine, il se mit à se balader un peu, avant de s’arrêter vers la grille d’entrée, s’adossant à celle-ci. Après au moins une bonne quinzaine de minutes, il sentit la présence de quelqu’un… Ce fut le son de quelque chose de dur sur le grillage qui lui permit de la déceler. Du coin de l’œil, il pu voir qu’il s’agissait sans doute d’une femme, fort peu vêtue pour une matinée d’hiver.

Une fois que le jeune homme trouva le moyen de sauvegarder et éteindre son appareil, il leva les yeux et fut assez surpris de ce qu’il vit. A vrai dire, elle ne semblait pas humaine… Même pas du tout. Ses membres étaient reliés par des articulations faisant penser à celles d’un pantin ou d’une poupée. D’autant plus que la texture de la peau n’avait pas l’apparence de celle des véritables humains. Elle dégageait un léger phénomène de « vallée de l’étrange ». Toutefois, le fait que ses créateurs n’aient pas essayé de la rendre complètement semblable à une humaine et les nombreuses preuves qui montraient qu’elle était une machine atténuait beaucoup cette impression, ce qui empêcha le jeune homme d’avoir une réaction de peur voire de panique à sa vue.



« Bonjour… Vous vous êtes perdue ? »


Une question très banale, certes… Mais il ne voyait pas quoi dire à une androïde… D’autant plus qu’elle devait être le fruit de recherches très avancées… C’était une rencontre assez insolite. Sindarion était partagé entre la curiosité et la prudence. Car quand on crée un robot, ce n’est pas pour des clopinettes. Surtout si le milieu scientifique n’en a pas entendu parler. Du moins, ce modèle n’avait pas été révélé au public, il en était certain. Un projet classé secret ? Evadé d’on ne sait quel laboratoire ? Son imagination s’enflammait. Et si c’était un modèle militaire en fuite ? Là, il risquait sa peau… Une scène culte du film « Terminator », premier du nom lui revint. Celle où le robot tueur cherche sa cible et entre dans sa maison, tuant deux de ses amis au lieu d’assassiner la bonne personne. Si elle lui demandait son nom de manière interrogative, le « Sarah Connor ? » remplacé par « Sindarion Dakeyras ? », il avait du souci à se faire, vraiment…

« Vous n’avez pas froid comme ça ? D’où venez-vous ? »


Encore des questions anodines, il devait être prudent… Son ton ironique n’était pas teinté de méchanceté, c’était juste une petite taquinerie. Sa deuxième question était un peu plus pertinente, peut être lui révèlerai-t-elle des choses intéressantes sur son passé, la manière dont-elle avait été créée ou un petit indice qui le mettrait sur une piste.
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CALL ME Invité
Invité
MessageSujet: Re: Aller sans retour [Pv; Sindarion] Mer 14 Déc - 0:16

Il aurait pu se taire et elle aurait continuer de marcher sans que rien ni personne ne la dérange, mais non. L'homme se tourna vers, la regardant passer sans un mot et puis, finalement lâcha:

« Bonjour… Vous vous êtes perdue ? »

Ça oui, elle était perdue, mais elle s'en moquait. Autant que d'être déranger. Puisque, parlons franchement, elle ne faisait rien de plus important. Si elle ne se promenait pas de long en large le long de la grille, elle le faisait sans l'école ou quelconque autre endroit. C'était son rituel. Elle ne va pas, comme tout le monde, à la cantine manger, ou dormir le soir, non, elle, elle promène ainsi, de long en large sans but ni raison précise. Allait-elle ignorer sa question? Non, mais elle ignorait la réponse alors elle se contentait de ne rien répondre. Pourquoi parler lorsqu'on ignore la réponse.

« Vous n’avez pas froid comme ça ? D’où venez-vous ? »

Elle s'arrêta enfin. Les deux pieds joint, le regard passible. Finalement, elle se retourna vers l'homme qui venait de lui adresser la parole pour la deuxième fois. Ses yeux, qui restait passible, ne démontrer gère plus d'émotion à la vue de cet étranger qui venait de briser la cadence de son trin-trin quotidien désolant. Ses longs cheveux blonds suivent les courants du vent. La brume se fait tout aussi épaisse et ne laisse passer quelques rayons de soleil banals. Pas assez pour qu'elle puisse s'alimenter en énergie. Qu'allait-il se passer si elle tombait à plat ici? Cet homme l'aiderait-il ou il la laisserait à son sort. Quant à elle, ça lui était égal, bien qu'il ne serait pas souhaitable qu'elle reste ainsi, au sol, pendant des heures. De plus, si elle s'avérait à tomber sur le dos, son panneau solaire situer dans sa nuque ne serait plus capable de capter les rayons du soleil. Elle resterait donc là, coucher au sol, pendant des années sans aucunes chances de pouvoir se reprendre.

- Froid? Demanda-t-elle simplement.

Le froid, une chose tellement absurde. La peau est elle qu'elle lui donne un manteau qu'importe la saison. La robe est principalement pour cacher son corps, comme n'importe qui. Elle s'avança lentement vers l'homme. Celui-ci ne bougea pas pendant un instant, mais voyant la distance qui les séparait maintenant et le regard impassible de Melany, on pourrait croire qu'un frisson de panique a parcouru son dos. Elle s'arrêta de nouveau, le fixant toujours de ses yeux vides. Elle ne répondit pas à la question et se contenta plutôt de pointer le vide qui se trouvait derrière elle, les yeux toujours fixer vers l'inconnu. Ses fins doigts pointaient le pensionna, camouflé par toute cette brume. Elle le savait que, très bientôt, elle n'aurait plus de batteries. Elle tassa tout de même de nouveau ses cheveux par dessus son épaule. Ainsi, le panneau avait l'air libre pour capter le peu de lumière qu'il y a.

- C'est le docteur Herman, monsieur. Et maintenant, je suis ici. Répondit-elle en retard à la question, gardant toujours son ton neutre et sans aucunes traces d'émotions. Et vous, d'où venez-vous?

Veut-elle vraiment le savoir? Personne ne saura jamais, mais le fait est qu'elle a tout de même poser une question pour le moins pertinente à un parfait étranger. C'est un début pour elle. Jusqu'alors, les seules discussion qu'elle a eu était avec son père. La dernière c'est malheureusement mal terminée, mais ça, elle l'ignore encore.

- Je ne sais pas pourquoi je suis ici. Conclu-t-elle.

Il est normal pour elle de ne pas avoir de suite dans ses paroles, mais si quelqu'un l'écoutait parler, il penserait certainement qu'elle est perdue cette pauvre fille. En effet, elle l'était, au fond, perdue mentalement et dans l'école aussi. Tout de même, elle eu la décence d'esprit de lui montrer son poignet. Geste complètement débile si on ne fait qu'interprété l'acte, mais sur son fin poignet se trouve, gravé dans sa peau dur, le prénom "Melany". Elle ignore si c'est son nom, mais elle le considère comme si. Il aurait très bien ou être marquer "Laver à l'eau froide" qu'elle aurait penser que c'est son nom.

L'homme fixa un moment son poignet et leva enfin la tête. Ses yeux reflétaient une certaine compréhension. Bon, après tout, il ne faut pas être un génie pour comprendre que c'est le prénom de la jeune fille. Du moins, il doit l'avoir comprit. Les yeux vitreux de la marionnette fixèrent ceux de l'homme. Les grand yeux bleus turquoises non-naturels et sans pupilles de Melany ne reflétait malheureusement aucune émotion, comme à leur habitudes.
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CALL ME Invité
Invité
MessageSujet: Re: Aller sans retour [Pv; Sindarion] Lun 19 Déc - 17:28

Quelle surprenante rencontre… Ce n’était pas tout les jours qu’il avait l’occasion de tomber sur quelqu’un (quelque chose ?) qui n’était fait que de mécanique et de systèmes électroniques. A vrai dire, le corps humain aussi était parcouru d’électricité mais en infimes quantités. Etant un adepte des séries et films de science-fiction, il pouvait savoir que certains robots ou androïdes n’étaient pas si différents des êtres humains. Et sa sensibilité de geek lui permettait de comprendre les problèmes que la demoiselle pouvait rencontrer vis-à-vis des humains… En fait, lui-même réfléchissait comme une machine… Il ne faisait qu’analyser constamment. Elle prononça un mot, sur un ton de question mais il n’y apporta pas de réponse. Apparemment, elle ne comprenait pas l’ironie de ses propos. Elle se mit à pointer du doigt la direction du pensionnat mais il ne compris pas la signification de ce geste. L’androïde répondit par contre à ses interrogations suivantes. Un certain docteur Herman devait l’avoir envoyée ici, c’était certainement son créateur, à moins qu’il ne se trompe. Elle lui retourna ensuite sa question.

« Je viens d’assez loin, de l’autre bout du continent en fait. Je suis de France, mais j’ai une double nationalité. »

Elle lui avoua alors qu’elle ne connaissait pas la raison de sa présence en ces lieux. Il se demanda si elle avait quelque part où aller. Etait-il sage de la laisser errer ainsi, sans but précis, dans les parages ? Il n’avait aucune idée du fait qu’elle puisse se défendre elle-même et apparemment, elle aurait bien du mal à parlementer avec des personnes mal intentionnées. A vrai dire, il avait un peu peur pour elle… L’être humain a tendance à avoir peur de ce qu’il ne connait pas et elle avait eu la chance de ne pas tomber sur des gens qui auraient voulu la détruire par simple réflexe face à cette même peur. Il se surpris à se dire qu’il pourrait l’aider en l’hébergeant chez lui… Toutefois, il ne voyait pas comment présenter la chose, timide comme il était. Elle lui montra son poignet, où un nom était inscrit. Melany. Cela devait être son nom. Le jeune homme détourna le regard de celui de l’androïde, il n’avait pas l’habitude de regarder les gens dans les yeux. Oh, pas par peur… Il n’aimait simplement pas cela…

« Je suis Sindarion. Enchanté de te rencontrer Melany. »

C’était sincère. Elle ne semblait pas vraiment méchante et elle n’avait pas essayé de l’assassiner. Peut être était-il un peu paranoïaque, mais il fallait avouer que ce genre de rencontres étaient vraiment peu courantes. Il avait très envie de lui tendre la main afin de briser la solitude qui semblait accompagner la demoiselle… Oui, il sautait un peu du coq à l’âne, c’était dans sa nature d’être un peu impulsif. Il y avait quelques minutes, il était prêt à prendre ses jambes à son cou et voilà que maintenant, il prévoyait de la prendre sous son aile. Comment faire ? Il voyait mal comment faire… A moins que quelque chose ne l’y pousse.
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CALL ME Invité
Invité
MessageSujet: Re: Aller sans retour [Pv; Sindarion] Lun 2 Jan - 18:46

Il détourna les yeux. La simple vu de Melany était-elle aussi intimidante. En fait, elle était tellement inoffensive qu'elle en devenait dangereuse. Les gens semblaient tous lire de la manipulation dans les yeux vides de la jeune femme, mais au fond, il n'y avait rien dans ces pupilles dénudées d'émotions. Elle le fixa sans un mot et, lorsque celui lui dit son nom, elle ne broncha pas. Ses lèvres restaient fermées, ses yeux vides et ses cheveux volaient toujours au gré du vent.

Après un moment où elle le regardait sans penser à rien, elle tourna les talons. Sindarion. Voila un autre nom qui va se perdre dans le néant du trou noir qui hante la mémoire de Melany. Chaque personnes qu'elle rencontre lui a dit leur nom, mais l'a-t-elle déjà demander? Non. Elle se contentait de fixer. C'est à se demander pourquoi les gens lui porte de l'attention, elle est tellement froide et antipathique que n'importe qui devrai la fuir au lieu de lui parler. En fait c'est la situation inverse qui se produit. Alors que les gens se démènent à être gentil avec la marionnette, elle, elle part. Elle tournait souvent les talons face au gens, mais jamais un seul regret ne traversa son esprit. Son petit esprit minuscule qui ne semblait pas vouloir retenir les notices de base, tels que sourire, démontrer de la politesse et ne pas partir en plein milieu d'une conversation.

Elle s'avançait, et plus elle avançait, plus elle laissait M. Sindarion derrière. Pas un seul regard, pas un seul mouvement de recul, elle avançait, la tête haute, les yeux fixent, vers la forêt. Pourquoi la forêt? Elle n'en savait rien, mais elle s'est dit que, si elle a passer par la pour venir à la clôture, elle devrait reprendre le même chemin pour revenir à sa chambre. Ses batteries commencent à faiblir et si elle ne rentre pas tout de suite, elle risque de tomber à plat. Quoiqu'il en soit, elle ne s'en fait pas. Elle est persuadée qu'elle retrouvera la bonne route à un moment ou un autre.

Alors qu'elle marchait, le regard de Sindarion la suivant toujours, elle entendit un bruit. Un craquement qui venait de la petite forêt dans laquelle elle allait bientôt pénétrer. Un écureuil, peut-être, un ours, non. Quoi que ce bruit soit, il fut assez imposant pour qu'elle détourne le regard vers sa droite, fixant un arbre avec insistance. Dans ce geste, elle ne cessa pas de marcher, et bientôt elle fonça, elle-même, dans le tronc dur d'un autre arbre qui se trouvait devant elle. 

L'impact fut tel que soudainement, dans sa mémoire peu active, un souvenir semblait ressortir du trou noir. L'arbre, la voiture. La mort de la vraie "Melany". C'était la seule chose qui pouvait déclencher une réaction chez notre androïde à l'intelligence parfaitement artificielle. Elle tomba à genoux au sol, sans rien faire pour se rattraper. Elle agrippa sa tête de ses deux mains et se fixait le tronc de l'arbre qui fit revenir un passé sanglant dans sa mémoire, un passer qui n'était pas le siens, mais qui l'eu été un jour.

Des pas se firent entendre, elle ne bronchait pas, ses tenant toujours la tête les yeux ronds fixant l'arbre. Les pas se rapprochaient. C'était sans doute Sindarion. Qui d'autre? Il n'y avait personne qui se promenait une journée aussi morte que celle-ci. Parlant de mort, Melany figea lorsque, dans ses souvenirs, le moment de l'impact entre la voiture et l'arbre se fit. Les bruits dément des freins, du moteur qui se faisait aplatir contre le tronc. Le son des voitures qui klaxonnaient autour. Le peu de gens qui marchaient dans les rues ce soir là qui criaient. Finalement, le noir. Melany se rappelais de tout cela. C'est affreux de voir un souvenir de mort alors que nous ne vivons pas.

Finalement, elle lâcha sa tête juste au moment où M. Sindarion s'accroupissait à ses côtés. Il l'aidant gentiment et avec délicatesse à se lever. Elle ne broncha pas, fixant toujours l'arbre, les yeux creux. Oui, cet arbre avait mît fin au jour de la vraie "Melany". De celle qui avait une vie parfaite, de celle qui avait un père attachant, de celle qui avait un humour et un sourire inégalable. Cet arbre a laisser derrière cette fille une marionnette sans vie. Un squelette pour ce qui reste de son esprit. Son âme est loin, mais son esprit est toujours présent, et il meurt un petit peu à chaque fois.

Sans vraiment repousser M. Sindarion, elle fonça sur l'arbre et commença à lui donner des coups de pieds et de poing, sans même une once de rage au visage. Bientôt, son poing s'enfonça, avec toute la force qu'elle y avait mît, dans le bois dur du tronc. Elle cessa alors de frapper, comme profitant du fait qu'elle venait de détruire son ennemi. Bien que cet arbre n'ait rien à voir avec l'événement tragique, elle semblait satisfaite de l'avoir transpercer, de l'avoir abattu.

Alors, la main de sa nouvelle connaissance vint doucement enlever son poing enfoncé dans l'arbre. Elle tourna le regard vers lui. Si elle avait put pleurer, elle l'aurait fait, sans aucun doute. Elle retira son poing du tronc et remarqua que celui-ci était plein d'égratignures. Elle reposa son regard sur Sindarion. Pour la première fois, la peur semblait traverser les yeux vides et dans iris de la jeune femme. Elle baissa les bras, laissant ses épaules se relâcher, puis se laissa tomber sur le nouveau venu. Elle n'avait presque plus de force. La tête de la marionnette se faisait lourde sur le torse de Sindarion.

- C'est à cause de lui... Souffla-t-elle sans expression dans la voix.
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CALL ME Invité
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MessageSujet: Re: Aller sans retour [Pv; Sindarion] Lun 9 Jan - 17:54

Devait-il être surpris ? Il ne savait pas ce qui se passait dans la tête de la demoiselle. Il n’était même pas au courant du mode de fonctionnement qu’elle utilisait, de la raison pour laquelle elle avait été conçue. Le jeune homme aurait certes été vexé de ce type de comportement si il avait eu à faire à une véritable humaine. Mais comment en vouloir à un être de synthèse ? Il semblait d’ailleurs qu’elle était très distante par rapport à tout ce qui l’entourait, caractère insensible… Après tout, c’était une machine… Mais ne pouvait-elle pas ressentir des sentiments au fond d’elle ? Sindarion aurait bien aimé découvrir ce qu’il en était, toutefois, il se demandait comment faire. Cette demoiselle l’intriguait, sa curiosité scientifique était mise à rude épreuve. Il aurait souhaité l’examiner, ne serait-ce qu’un instant, tout en faisant bien attention de ne rien dégrader. Juste une petite inspection mineure qui lui en dirait plus sur elle et son passé.

Le jeune homme la suivit des yeux… Elle se dirigeait droit vers un arbre. Peut être avait-elle envie d’y grimper, ou de s’assoir dessous ? Son attention fut attirée par un bruit quelconque, certainement un petit animal de la forêt qui se baladait dans le coin. Toutefois, elle ne s’arrêta pas de marcher pour autant et finit fatalement par heurter l’arbre de plein fouet. Sindarion se dirigea alors rapidement vers elle. Pendant ce temps, elle était en train de se tenir la tête. Etait-il possible qu’elle puisse ressentir de la douleur ? Etait-elle aussi perfectionnée ? N’était ce pas plutôt une faiblesse ? Il aurait suffit de donner un autre déclencheur que la douleur à la demoiselle, ses capteurs sensitifs n’avaient pas besoin d’en ressentir. Il suffisait juste qu’elle analyse la menace, être informée du fait qu’elle risquait d’être endommagée. Ou alors était-ce autre chose ? Elle ne cessait de fixer le tronc de l’arbre, la tête toujours entre ses deux mains.

Il s’était accroupi à côté d’elle pour essayer de l’aider à se relever. Elle continuait de regarder l’arbre. Ce qui suivit le prit totalement au dépourvu. La demoiselle fonça sur le conifère et se mit à le frapper de toutes ses forces, avec une violence inouïe. Il ne comprit pas vraiment quelle était la raison de cette fureur mais il préféra s’écarter histoire de ne pas se prendre un coup. D’ailleurs, quand il la vit transpercer l’arbre d’un coup de poing, il se mit à frissonner. Si elle était capable d’une telle force, il ne donnait pas cher de sa peau si elle s’en prenait à lui. Se raclant la gorge, il l’aida tout de même à dégager sa main enfoncée dans le tronc. Il pu lire de la peur dans les yeux de la jeune femme avant qu’elle se mette à s’effondrer sur lui… A cause de qui ? Cela, il voudrait bien l’apprendre… Du docteur Herman peut être ? Il était dans une situation assez gênante, la demoiselle ne pouvant certainement plus tenir debout à cause de la dépense d’énergie trop importante qu’elle venait de fournir.

Il la porta donc délicatement dans ses bras, se baissant un instant pour la stabiliser. Une fois ceci fait, il l’emmena avec lui en prenant le chemin de son appartement, ou plutôt de la tour de l’établissement qui était une confortable habitation. C’était un véritable nid de geek à vrai dire…
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CALL ME Invité
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MessageSujet: Re: Aller sans retour [Pv; Sindarion] Dim 15 Jan - 15:29

Il l'a prit dans ses bras. Quel en était le but? La jeune femme savait parfaitement comment marcher, alors pourquoi ce besoin de l'aider si soudain? Ses grands bras portèrent la jeune femme vers une grande bâtisse. Melany est un peu dans les vapes et ne se rend que très peu compte qu'elle est de nouveau en mouvement. Il n'allait quand même pas l'emmener à l'intérieur! C'est la dernière place où elle devait être, ses batteries vont mourir, c'est certain. Elle tenta une fois de se défaire des bras de Sindarion, mais elle manqua de forces et ne réussi pas. Une fois dans l'appartement, il la déposa doucement sur un grand canapé. Elle restait immobile, comme la marionnette qu'elle est. Elle fixer de ses yeux vides l'écran de la télévision qui se trouve devant elle. Sait-elle seulement ce qu'est une télévision? Non, elle ignore complètement ce qu'est le monde de la technologie, même si elle en est une pièce rare. Une technologie très sophistiqué même!

Après un moment où Sindarion travaillait sur son bureau, elle se leva tranquillement, sans même froisser sa jolie robe blanche, et commença à se promener librement dans l'appartement, surement à la recherche d'un coin de lumière. Elle promenait ses doigts sur le grand bureau qui est positionné devant la fenêtre. Pas stupide, elle plaça ses cheveux par dessus son épaule et fit en sorte de recevoir le peu de lumière qui passait par delà la vitre de la grande baie vitrée. Malheureusement le brouillard ne semblait pas vouloir s'effacer, ce qui rendait l'obtention d'énergie plus difficile. Elle continua donc sa route, toujours restant devant le cadre de la fenêtre, question d'être présente lorsque le soleil daignera montrer le bout de son nez.

À un moment ses yeux tombèrent sur une pièce en or qui brillait quelque peu. Elle passa ses fins cheveux synthétique derrière ses oreilles et prit la pièce entre ses doigts. Elle la tourna quelque temps, observant toute les facettes de cette dernière. Ce n'était définitivement pas une pièce qui avait une valeur monétaire. Non en fait elle semblait plus être un pièce de collection. Plusieurs petits symboles sont gravés dans l'or. Elle ne pouvait certainement pas les decripter, mais l'envie de voler cette pièce en or traversa son esprit. C'est vile et mesquin, mais elle ignorait la signification de ces mots. C'est bien rce qu'elle n'avait pas de poche pour la mettre qu'elle reposa son trésor sur le bureau, observant les alentours. Les murs sont remplis d'affiche de tout genre. Des bidules électroniques traine sur toutes les tables. Des livres en quantité industriel traine partout, mais la majorité son réuni dans une grande armoire sur le mur opposé à la fenêtre. Elle s'approcha de ces étagères et scruta le titre des livres. Rien qui ne lui dise quoique ce soit. Elle prit néanmoins le temps d'observer une grande partie des ouvrages. Soudain, ses yeux s'arrêtèrent sur un titre en particulier. Bien qu'elle n'en connaisse pas la signification, elle prit le livre tranquillement, scrutant les pages avec une attention peu remarquable. Les feuilles étaient remplis de codes qui ressemblait plus à une langue extra-terrestre qu'une écriture lisible. Elle ne s'attardait donc pas sur les symboles et sauta des pages.

À l'une des pages, ses yeux figèrent. C'était ma foi surprenant à quel point sa mémoire pouvait lui faire défaut, mais pouvait à la fois lui revenir en un clin d'oeil. Sur une petite photo en coin de page, elle reconnue la personne. C'était son créateur, le docteur Herman. Elle le savait comme si c'était hier la dernière fois qu'elle l'avait vu. Ses petits cheveux gris avec son front dégarni. Son corps frêle mais qui semble parfaitement durer au passage du temps. Elle ignorait son âge, mais elle voyait bien qu'il n'avait pas l'air bien jeune. Elle courra vers Sindarion, le livre en main.

Ce dernier était en train de travailler sur quelconque chose sur son ordinateur. Elle lui mit le livre directement sous le nez, pointant l'image du docteur.

- C'est lui! Clama-t-elle, le ton neutre.

Il leva les yeux vers elle, un sourcil hausser. Puis il prit le livre, lisant ce qui se trouvait à côté du livre. Melany ignorait que son créateur était un grand scientifique et un spécialiste de la science moderne. Sa principale invention fut de créer une machine qui fonctionnerait à base de concepts humains. Les "androïdes" qu'il crée sont presque identique aux humains, si ce n'est du fait qu'il ne comporte que les organes des défauts qui sont représenter en marionnette géante. Aucun programme d'ordinateur n'était vraiment installé dans l'esprit des créations, ils fonctionnent parfaitement bien avec les cerveaux (essentiels à la création, sinon il est impossible de créer un androïde) et au coeur (qui pouvait néanmoins être remplacé par un simulateur cardiaque hautement sophistiqué). Bien sur, le docteur pouvait très bien mettre d'autres parties humaines dans le corps de ses créations, mais l'essentiel était qu'il y ait c'est deux muscles. Melany ignorait qu'elle était 20% humaine. 
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Aller sans retour [Pv; Sindarion]

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